Hervé TRAISNEL

BIOGRAPHIE

Hervé TRAISNEL commence sa carrière de chanteur en 1983 avec le groupe EUNECT qui change de nom en 1984 pour devenir DYGITALS.

Novembre 1984 : Après plusieurs mois de répétitions, DYGITALS concrétise son travail par l’enregistrement d’une première maquette deux titres (« La Malédiction » et « Coupable »).

Janvier 1985 : Hervé reprend le chemin des studios avec DYGITALS afin de produire mettre en démo les 4 titres : « Ave Cesar », « Sacrifice », « Superstar » et « Illusion ».

En Mai 1985, nouvelle expérience de studio avec l’enregistrement en Belgique au studio PYRAMIDES de deux titres (« Ave Cesar » et « She´s OK »). Ces deux compositions apparaîtront sur la compilation HMP « French Connection » (Madrigal Records) aux cotés de YUGGS, STEEL ANGEL et VYTAL.

Juin 1985, DYGITALS joue au Festival de Tremblay-les-Gonesse, avec BLASPHEME et ATTENTAT ROCK, devant 1 500 personnes. Le groupe participera également au France Festival de Choisy Le Roi organisé par Christian VERRAZ en Juillet 1985.

En début d’année 1986, Hervé et DYGITALS enregistrent une nouvelle maquette. Elle contient 3 nouveaux titres chantés en anglais. DYGITALS joue alors fréquemment en région parisienne et dans de nombreuses villes de France telles que Lyon, Tours, Chambery, Vichy…

Durant l’été 1986, ils se produisent au Sun Festival, qui a lieu dans les arènes de Bayonne, avec, en tête d’affiche, le groupe américain JOSHUA. Cette même année, DYGITALS est classé dans le Référendum d’ENFER MAGAZINE parmi les 10 meilleurs espoirs français bien que n’ayant aucun album à son actif.

Septembre 1987 à Avril 1988 : Le premier album « Love Games » de DYGITALS est enregistré et mixé, mais il ne fait l’objet d’aucune distribution.

Eté 1988, le départ de DYGITALS pour Los Angeles donne à Hervé l’occasion de se produire dans des clubs telles que le GAZZARRI´S et le WHISKY A GOGO.

De retour en France en début 1989, DYGITALS reprend les concerts dans l´hexagone, notamment au GIBUS de Paris et à Tours. Le gang enregistre également une nouvelle maquette.

Finalement, en fin d’année 1990, les membres de DYGITALS décident de se séparer, sans avoir jamais sorti d’album malgré l’existence d’une fan base qui n’avait rien à envier aux autres groupes de l’époque.

1993 : On retrouve Hervé aux cotés de David DUGARO et Alain CLOUET, deux de ses complices de DYGITALS, au sein de NDB avec qui il enregistre un album 6 titres autoproduit « Rock N’ Roll Gypsy ».

1998, « Stars of life », l’un des morceaux de l’album enregistré en 1987, est sélectionné pour figurer sur la compilation « Révolution Hard Rock »(Axe Killer Records), regroupant les figures emblématiques du Hard-Rock des années 80.

2000 : Une séparation musicale de 6 ans a permis aux différents membres du groupe de s’affirmer chacun de leur côté. Forts de leurs expériences, Hervé et David écrivent et enregistrent 19 nouvelles compositions.

Hervé chante alors dans MASTERNO avec Xavier VASSEUR à la guitare et Alain CLOUET à la batterie.

En 2009 La décision est prise de refaire vivre DYGITALS. Hervé, David et Alain reforme alors le line up avec un autre « ancien » : Xavier, qui officie cette fois en tant que guitariste, et un nouveau membre, Jack GAYFFIER à la basse. Après quelques mois de répétitions, le groupe donne un concert privé en mai 2010 et rode son show dans quelques bars, dont le BLACK PEARL de Laigneville, avant d’envisager de plus grande scène. Dès 2011 il commence l’enregistrement d’un album avec DYGITALS.

Le 8 Janvier 2012 marque le grand retour de DYGITALS sur une scène parisienne dans le cadre du PMFF IV, au Divan du Monde.

Il sort durant l’été 2012 « Ave … » le premier album officiel de DYGITALS distribué par BRENNUS

En 2014, il rentre en studio avec DYGITALS pour enregistrer un nouvel album.

2015 : première partie d’OCEAN au THEATRE TRAVERSIERE en avril. DYGITALS signe avec le label MAUSOLEUM pour la distribution du nouvel album « Dynamite » en mai.

METAL WARRIOR’S CONFESSIONS

Quand et Pourquoi as tu commencé à chanter?

Je me suis vraiment mis au chant quand je me suis aperçu que je ne serai jamais un bon guitariste. Il faut dire que j’étais un peu fainéant à cette époque et que je ne bossais pas beaucoup. J’ai commencé à chanter dans un groupe début 83. Le groupe s’appelait « EUNECT ». Quelques mois plus tard un guitariste nous a rejoint en remplacement de l’ancien. Il s’appelait Khalid KHARBICHI et le groupe a changé de nom pour prendre celui de DYGITALS. A partir de ce moment là je me suis vraiment mis à bosser, pour rattraper le retard que j’avais.

J’ai eu envie de faire de la musique le jour ou un copain m’a montré le double album « ALIVE II », j’étais en 6e et j’ai été fasciné par la scène, et quand je l’ai écouté, je me suis dit, « j’veux faire ça » A cette époque j’écoutais beaucoup CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL, SLADE, les BEATLES. Ensuite ce fut AC/DC, AEROSMITH, RAINBOW… Mais KISS a vraiment été le déclencheur.

As tu appris seul ou avec un professeur?

J’ai appris seul, en m’entrainant avec les disques que j’avais et en répétant beaucoup. Par la suite, pendant l’enregistrement de Love Games (jamais sorti), j’ai eu deux coach vocaux. Lucas FOX et Bob SALAZAR. Ces deux personnes m’ont vraiment beaucoup apporté, sur le placement vocal et l’accent.

Quels chanteurs t’ont le plus impressionnés, quels sont tes principales influences?

Scéniquement Steven TYLER et Bruce DICKINSON sont les deux personnes qui m’ont le plus impressionnés. Mes principales influences sont Bon SCOTT, Steven TYLER, Roger DALTREY et Paul STANLEY.

Quel est le premier chanteur que tu aies vu en Live?

Dave MENIKETTI avec Y&T en première partie d’AC/DC (ndlr : 4 Décembre 1982 au Bourget, à la Rotonde).

Lorsque tu composes sur quel instrument travailles-tu? De quelle façon?

Principalement la guitare. J’ai essayé d’amener des compos faites à la flûte de pan, mais bizarrement ils n’ont pas accroché 🙂

Je travaille de façon instinctive, tu prends la guitare ça sort ou pas … et si un riff sort ou plus, je le montre au autres et on bosse à partir de là et tout le monde met sa pierre à l’édifice. Quand je ne bosse que le chant, ce sont d’abord des répètes ou je fais du Yaourt, je trouve la ligne mélodique et ensuite je bosse sur les paroles. En général, il y a un refrain qui sort et je pars de là pour écrire.

Lorsque tu écris, quels sont tes thèmes de prédilection?

En anglais je n’en ai pas en particulier. Je peux écrire sur n’importe quoi, ça peut venir d’une phrase chopé n’importe ou, d’une conversation, quelquefois de choses personnelles. Mais bizarrement quand j’écris en français, le thème de la folie ou celui de la mort reviennent souvent.

Pour toi, quelles sont les principales qualités d’un bon chanteur?

De la générosité, de la chaleur, de l’émotion, de bonnes lignes mélodiques accrocheuses et de la présence sur scène.

Quel matériel utilises-tu en concert? En studio?

En concert généralement des SM58. Pour le studio j’ai T-Bone trafiqué ou j’ai changé pas mal de composants d’origine, mis une lampe Téléfunken, et il sonne super bien.

De quel texte ou ligne mélodique es-tu le plus fier?

Il y en a plusieurs, en français c’est « Ave Cesar ». autrement j’aime bien « Love Game », « Roses On My Grave » et « Killing Machine ».

Quel est ton meilleur souvenir de musicien? le pire?

Il y a trop de bons souvenirs, même les galères sont, avec le recul de bons souvenirs… Mais peut-être quand on a décidé de reprendre DYGITALS. Le Pire ? le Splitt de DYGITALS au début des années 90.

Joues-tu d’autres instruments? De quels autres aimerais-tu savoir jouer?

Je joue un peu de guitare, suffisamment pour pouvoir pondre quelques Riffs, mais insuffisamment pour prétendre être guitariste.

J’aurais bien aimé apprendre la batterie. Mais je ne dois pas être très doué, car Alain cache toujours les baguettes quand on fait une pause en répète. J’comprends pas 🙂

Si tu devais avoir un Blason, quelle devise y ferais tu mettre?

Oublie que tu n’as aucune chance, fonce, sur un malentendu ça peut marcher :-))))

DISCOGRAPHIE

DYGITAL Démo 1984 2 titres « La malédiction » et « Coupable »
DYGITALS Démo 1985 5 titres
Compil HMP 1985 DYGITALS Compilation
French Connection LP Devils records 1985
DYGITALS Démo 1986 5 titres
DYGITALS Démo 1987 6 titres
DYGITALS Love Games CD enregistré en 1987 Jamais distribué
NDB Rock n' rolll gipsyNDB « Rock’n Roll Gypsy » CD – autoprod 1993
DYGITALS Compilation Revolution Hard Rock Vol2 CD – Axe Killer Records 1998
DYGITALS « 2003 » CD 2003 12 titres
DYGITALS « Imagine » CD – 2005
cover Ave2012 DYGITALS « Avé … » CD – BRENNUS
Dynamite cover2015 DYGITALS « Dynamite » CD – MAUSOLEUM

Stef REB

BIOGRAPHIE

FMW stef

En 1984, Stef-Reb fait ses débuts en tant que chanteur de CRISTAL, auprès de Fabrice TROVATO (Batterie), Jérôme PIAT (Guitare) et Serge PAURONT (Basse). En 1990, suite au départ du bassiste, CRISTAL change de nom pour CHERI-BLUE ainsi que de style musical dès l’arrivée de serge HERAULT.

A cette époque le groupe produit plusieurs « démo » studio qui lui ouvre les portes de plusieurs MJC et festival … mais hélas sans grand succès ! Le groupe se sépare en 1993.C’est en 2003 que Stef décide de remonter un groupe avec des amis et compagnons de route de toujours Thierry VELLY (Guitare), Serge HERAULT (Basse) et Fabrice TROVATO (Batterie). Ce nouveau groupe, TR3NTE, prend le temps de se construire un son puissant et personnel.

Après avoir partagé la scène avec un des géants du Hard-Rock US, GREAT WHITE, TR3NTE décide de passer à la vitesse supérieure. Une année d’écriture, d’arrangements et d’enregistrements aura été nécessaire pour sortir un premier album éponyme autoproduit en 2004. Douze titres et une vidéo pour cerner l’univers de TR3NTE au confluent de la pop et du rock.

Cet album séduit plusieurs programmateurs de salles prestigieuses (Le Réservoir, Le New Morning, Le Plan, le Gibus…) ainsi que des médias comme Europe 2 et EFM…

TR3NTE joue alors en première partie de Mike TRAMP (chanteur de WHITE LION), Tracie HUNTER (fille de Ian, chanteur de MOTT THE HOOPLE) et affine en live un répertoire qui ne cesse d’évoluer et d’être étoffé par de nouvelles compositions.

En 2006, TR3NTE sort son deuxième album mixé par Mike Stewart (Calvin RUSSEL, Joep PELT … ) : “Vu du Ciel ». Pour ce nouvel album, Lex KORITNI, ex-chanteur de GREEN DOLLAR COLOUR, vient leur prêter main forte sur le titre “Va au diable” dans un duo franco-australien enflammé.

Quelques mois après sa sortie, l’album « Vu du ciel » est bien accueilli en France, mais aussi en Allemagne et en Italie où ce nouvel opus trouve son public.

TR3NTE donne sans le savoir son dernier show en octobre 2007 lors de la première d’Eric Mac FADDEN … Mais après 2 Albums et plusieurs années d’aventures et de passion en tant que chanteur du groupe TR3NTE, l’histoire se met en veille en accord avec le groupe …

Stef REB se lance alors dans un projet Solo, afin de créer son propre univers avec quelques titres issus de son inspiration.

En été 2009, lors d’enregistrements en studio et par l’intermédiaire de son fidele ami Fabrice TROVATO il rencontre Georges BODOSSIAN, guitariste et leader d’OCEAN. Celui ci souhaite remonter OCEAN et recherche un chanteur afin de succéder à Robert BELMONTE, chanteur historique du groupe décédé en 2004. Une audition s’avère concluante et la nouvelle formation, composée de Stef REB au chant, Marcel CHIARRUTINI à la basse et Alain GOUILLARD à la batterie entrent en studio afin de préparer un set live pour la sortie du coffret « Story, Live and More » The définitive collection, qui sera un des événements Hard de 2010. Le grand retour sur scène d’OCEAN est donc programmé le 10 Janvier 2010 en tête d’affiche de la IVème édition du PARIS METAL FRANCE FESTIVAL. Ce retour doit cependant être retardé du fait de la fermeture de LA LOCOMOTIVE.

Le 30 septembre 2010, OCEAN officialise son retour sur la scène Rock et Hard Rock nationale par une première date parisienne au Bus Palladium, d’autres concerts suivent, parmi lesquels en 2012 Le Festival de Montereau Confluences, le Mennecy Metal Festival et en janvier 2013 Le Divan du Monde dans le cadre de l’ultime édition du Paris Metal France Festival.

2011 : Tout en continuant à travailler avec OCEAN, Stef concrétise un projet personnel « STEF REB & THE KILLA » par l’enregistrement d’un MCD et un concert le 17 Décembre 2011 à Corbeil Essonne, Il est accompagné de Fabrice TROVATO (Batterie) et Jérôme PIAT (Guitare), ses anciens complices de CRISTAL et CHERI-BLUE, ainsi que de Dom DUROC (Basse).

2014 est marqué par le retour au sein d’OCEAN de Noël ALBEROLA à la basse, C’est donc le line up instrumental de l’age d’or du groupe qui se trouve de nouveau réuni une première fois à l’ARCADE de Notre Dame de Gravenchon puis à Paris, au Théatre traversière pour un set mêlant nouveaux titres et standards du groupe.

2015 : Georges BODOSSIAN organise le 18 avril un concert évènement au Théatre Traversière afin de féter la réunion, pour la première fois depuis 1982, des trois musiciens historiques du groupe sur une scène parisienne et la présentation de plusieurs titres inédits issu du nouvel album d’OCEAN, alors en cours de mixage. La première partie était assurée par DYGITALS, qui présentait lui aussi en avant première les compositions de « Dynamite », son nouvel album distribué par MAUSOLEUM.

Avril 2016 : Le nouvel album d’OCEAN, « C’est la fin … » arrive dans les bacs au format CD. Il reçoit un excellent accueil de la presse et du public. Une version double LP sort le 24 juin de cette même année.2016. Ce nouvel album concrétise un nouveau chapitre de l’histoire d’OCEAN, mêlant purisme et actualité, fidèle à l’esprit « live » qui anime le groupe depuis ses débuts. Cet album révèle progressivement une signature vocale personnelle qui prend de l’importance tout au long de l’album pour donner sa pleine mesure sur « c’est la fin … », véritable chef d’œuvre mêlant technicité, feeling et puissance.

2017 : OCEAN participe le 07 janvier 2017 au PMFF VI, organisé au PLAN de Ris Orangis, salle ayant vu passer des groupes tels que les RAMONES, MOTORHEAD … Ce festival, organisé sur 3 jours regroupe 41 groupes.

METAL WARRIOR’S CONFESSIONS

Salut Stef, quand et pourquoi as tu commencé à chanter ?

Salut Gilles ! Il est vrai que j’ai toujours chanté et cela depuis ma plus jeune enfance. Mais c’est vraiment à l’âge de 14 ans que se concrétise l’envie de chanter du rock, en découvrant des groupes de ma génération comme AC/DC, VAN HALEN, IRON MAIDEN, SAXON, MOTLEY CRUE, BON JOVI, GRIM REAPER, SCORPIONS et aussi de vieilles références telles que DEEP PURPLE, LED ZEPPELIN, THIN LIZZY, RUSH, sans oublier nos « french-groupes » de ces années là.

As tu appris seul ou avec un professeur ?

J’ai démarré seul, mais j’ai rencontré par la suite certain problème de gestion avec ma voix. Il me fallait impérativement une meilleur maitrise de celle-ci, j’ai donc essayé plusieurs formules (cours priver, école de chant etc.). Je me suis même essayé au « Yoga ». Mais avec toutes ces années la seule recette reste l’hygiène de vie. Du sport, du repos et bien se connaitre intérieurement me permets de gérer de manière optimal ma façon de chanter.

Quels chanteurs t’ont le plus impressionnés, quels sont tes principales influences ?

Sur scène j’ai été impressionné par Geddy LEE Chanteur-Bassiste du groupe RUSH … Quel efficacité ! Mais aussi Bon JOVI dans la version « New jersey »… fun ! Eric MARTIN du groupe MR BIG … cette voix si mystérieuse et puissante.

Dans un autre registre, j’aime beaucoup Joseph WILLIAMS (ex TOTO) … il y a de la magie dans sa voix … elle m’enchante. Surtout en version Studio.

En générale, j’aime les chansons avec de grosses guitares … très rock et des mélodies enivrantes. Celles qui restent dans ton crane toute la journée.

Quel est le premier chanteur que tu ais vu en live ?

Décembre 82 au Bourget pour y rencontrer la légende du Rock : « AC/DC ». Putain quel Groupe ! Avec mon super pote Laurent, on avait réussi à programmer ce concert (depuis plusieurs mois : budget limité. Même en 82). Tu sais à 15 ans ce première concert, nous a marqué pour la vie. Malgré le froid de l’hiver, l’ambiance été super rock’n’roll « La chaleur de l’enfer ». Et ces canons à la fin de leur show … j’avais l’impression que la terre était en train de s’ouvrir en « mille morceaux » ; Quel souvenir !

Lorsque tu compose, sur quel(s) instrument(s) travailles tu ? De quelle façon ?

De manière générale je me sers de mes guitares, elles sont principalement la source de mes inspirations mais toujours pour accompagner mes mélodies et non l’inverse. A la différence de ce certains groupes, je pense mélodie puis arrangement musical et le riff de « gratte » vient après, selon la tonalité et la couleur et du moment. Mais il est vrai que quand mes mains se posent sur leur corps, l’inspiration vient automatiquement. C’est fusionnel …. Surtout, gilles, n’en parle pas à ma femme.

Lorsque tu écrits, quelles sont tes thèmes de prédilection ?

Les choix sont nombreux…mais il vrai que je galère pas mal ! J’utilise souvent la même trame. Par exemple, le temps qui passe, l’empreinte que nous marquons durant notre passage sur terre etc. cela m’envoute énormément et il revient fréquemment.

Tout comme les textes sur la vie et la mort qui restent des sujets très sérieux. Mais je dois faire extrêmement attention car en groupe cela devient plus compliqué. Il faut trouver le bon dosage des mots entre l’énergie du titre à exécuter et l’ambiance du morceau.

Sinon, j’ai très peu de textes de coté sans musique. Je ne veux pas écrire sans raison. Je ne pense pas avoir l’âme du poète.

Pour toi, quelles sont les principales qualités d’un bon chanteur ?

Il y a plusieurs écoles. Le travail toujours le travail. Cela prime. Mais il faut être très minutieux sur les mélodies et la technique à utiliser selon l’univers du morceau … Et même si certain détails ne se perçoivent pas à la première écoute, il est important de travailler de manier qualitative.

Le taf en studio est pour cela une bonne méthode de remise en question. Et puis, il y a la scène. Là, le fruit de ton travail est à ce moment récompensé. C’est un moment de partage…une fête. Une communion en quelque sorte.

Quel matériel utilises-tu en concert ? En studio ?

Sur scène ou en répète, j’emmène toujours mon micro. Et en studio cela dépend de l’endroit. Sinon pour mon « home-studio », je me sers d’un micro de base à faible budget du type SC400 (T-Bone), une carte son externe de type Line-6 connectée au Pc. Et pour le Log, il s’agit de la version 6 de LIVE.

De quel texte ou ligne mélodique es tu le plus fier ?

C’est un texte, il est sur le deuxième album de TR3NTE (produit par Chasam et Bad Reputation) où il ya ce titre « Merci ». Ce texte parle d’euthanasie. Suite à l’actualité de l’époque où une maman a été étrangement condamnée après avoir mit fin aux douleurs de son enfant. Sujet très complexe et qui aujourd’hui nous pose toujours ce même souci de conscience. Cet équilibre si fragile entre la loi du code pénal et l’auto- justice.

Quel est ton meilleur souvenir de musicien ? Le pire ?

Ils sont heureusement très nombreux … mais principalement le jour où j’ai eu le premier album de Tr3nte dans mes mains. Il s’agissait d’une autoproduction via notre prod perso (Chasam). Une année de taf et de doutes. Avec des prises de chant de 22H a 4H00 du matin. Ouais ! Ce fut un bon moment de joie … on a fait la fête pendant toute un weekend.

Et pour le pire, ce fut mon premier concert avec « CRISTAL ». Je suis rentré sur scène comme un malade avec beaucoup trop d’adrénalines. J’en ai arraché le jack de la guitare … et là, d’un coup, il n’y avait plus de Gratte … Les boules. Obligé de recommencer notre entrée … Quelle HORREUR !

Joues tu d’autres instruments ? De quels autres aimerais tu savoir jouer ?

Je pratique énormément la guitare mais avec OCEAN, il n’est pas nécessaire pour moi d’en jouer. Georges a beaucoup trop de talents. Je joue aussi, très mal, du piano … enfin pas assez pour avoir cette prétention. Mais quand j’aurai plus de temps je pense sérieusement à m’y remettre, soit par le biais d’un prof ou soit en groupe.

Si tu devais avoir un blason, quelle devise y ferais tu mettre ?

J’ai déjà un blason. C’est un tatouage représentant un hippocampe. C’est un animal qui, étrangement, me plait. Il se déplace avec beaucoup de grâce. Et comme beaucoup d’espèces, ils souffrent de la destruction de leur habitat et de la surpêche. Il doit toujours être en compagnie sinon, seul, il meurt. C’est l’une des rares espèces animales où c’est le mec qui porte les œufs…si ça c’n’est pas de la parité !

Ma devise est celle de M Hugo. « Le beau est aussi utile que l’utile » (les misérables).


DISCOGRAPHIE

Pochette de Trente2004TR3NTE – CD »Trente »
Pochette de Vue du Ciel2006TR3NTE – CD »Vu du ciel »
Pochette Stef reb and the killa2011STEF REB & THE KILLA – CD3 titres
Pochette OCEAN C'est la fin2015OCEAN – CD / LP »C’est la fin … »
cover speed queen 2

STEVIE

STEVIE

BIOGRAPHIE

 Originaire de Mulhouse dans l’est de la France, cette grande dame du Hard Rock commence sa carrière de chanteuse au sein du groupe BLACK RATS en 1974.

En 1977, le combo se rebaptise SPEED QUEEN.

Janvier 1978 : SPEED QUEEN joue en première partie de SCORPIONS à Strasbourg.

La même année, STEVIE participe avec SPEED QUEEN au deuxième volume de la compilation « Rock d’ici » réalisé par le label Crypto. Celui-ci les signe pour leur premier album.

En juin/juillet 1979, SPEED QUEEN joue en première partie de MOTORHEAD lors de sa tournée française. Le groupe se lie d’amitié avec Lemmy qui propose au groupe de faire la première partie de la tournée anglaise de MOTORHEAD. SPEED QUEEN assure alors deux dates de cette tournée britannique … payées par Lemmy !

C’est au Château d’Herouville que STEVIE et son gang se retrouvent en septembre 1979 pour enregistrer leur premier album. Le combo est alors composé de : STEVIE (Chant), Joe MONTEMAGNY (Guitare), Agnain MARTIN (Guitare), Terry SMADJA (Basse) et SPEEDY (Batterie).

   L’album, chanté en anglais, est réalisé et mixé en 9 jours.

« Speed Queen » sort en Janvier 1980, le groupe est déçu du résultat et tente même de s’opposer à la sortie de l’album et de mettre un terme à son contrat avec Crypto, qui ne veut rien entendre et fait perdre au groupe l’opportunité de signer chez BRONZE RECORDS (Label de MOTÖRHEAD). 

En 1982, SPEED QUEEN enfin libéré de son contrat avec CRYPTO signe avec CBS et réalise son second album. STEVIE chante désormais en français. L’album est enregistré au BASING STREET STUDIO de Londres entre avril et mai 1982 avec un nouveau batteur, Gérard JELSCH (ex ANGE).

Le grain unique de STEVIE met particulièrement en valeur des textes francophones aux thèmes variés. Lemmy lui même intervient comme choriste sur « Revanche ».

1983 : SPEED QUEEN se sépare. STEVIE prépare alors un nouveau répertoire pour entamer une carrière de chanteuse solo.

Elle sort chez CBS « Gypsy », son premier album solo, en 1984. Le LP révèle des titres plus axés « F.M. » et révèle une nouvelle facette de son talent, malgré d’indéniables qualités et une voix toujours aussi prenante l’album ne reçoit pas le succès mérité.  A noter la présence de Bruce KULICK (Ex BLACK JACK, futur KISS) sur 2 titres, « on oublie tout » et « Fils de la nuit ».

Cet album est suivi, après presque 2 ans d’absence, du 45 tours « Coeur en guenilles », qui sort dans les bacs en 1986.

En 1994, STEVIE est la voix de TOUCH, duo aux accents Pop/Rock formé avec Norbert « NONO » KRIEF (TRUST) dont le CD « Marche avec moi » sort chez E.M.I. En octobre de la même année, elle chante en première partie de Joe COCKER à BERCY.


 En 2003 : On retrouve STEVIE au sein du groupe UN MONDE A L’ ENVERS, aux cotés de Sacha LE GOFF (guitares), Eric LORTIE (Batterie) et François GRIERE (Basse). Un CD promo 3 titre est édité dans l’année.

  2005 : L’album éponyme parait sous forme d’une « démo » qui ne rencontre hélas pas de producteur.

En 2008, STEVIE participe à un titre de l’album de BIG BEN « Sur Invitation » paru chez BERNETT RECORDS

METAL WARRIOR’S CONFESSIONS

Quand et pourquoi as tu commencé à chanter ?

Maman chantait de l’opéra en faisant la vaisselle…..Toutes mes biographies commencent ainsi. Il me semble avoir toujours chanté…comme d’autres respirent…

As tu appris seule ou avec un professeur ?

A cette époque (eh oui le temps passe !) les cours de chant n’existaient que pour le chant lyrique.. j’ai donc appris à chanter seule avec les disques de Janis JOPLIN et Robert PLANT, Roger DALTREY et tous les groupes phares de l’époque.

Quels chanteurs (ou chanteuses) t’ont le plus impressionné(e)s, quels sont tes principales influences ?

Je pense tout de suite à Janis JOPLIN que jamais personne n’a remplacée. Encore aujourd’hui elle me fait pleurer. Idem plus tard pour LA CALLAS qui est au chant lyrique ce que Janis est au rock. Deux Divas, deux voix touchées par la grâce, deux femmes aux coeurs de porcelaine.

Quel est le premier chanteur (ou première chanteuse) que tu aies vu en live ?

C’était un groupe, j’avais 13 ans : The Who ! Quand j’entends des titres comme “Wont get fooled again” ou “Behind blue eyes” c’est tellement frais et moderne…franchement ça n’a pas pris une ride..

Lorsque tu composes, sur quel(s) instrument(s) travailles tu ? De quelle façon ?

Je suis une « mélodiste », j’ai composé la plupart des mélodies de mes albums avec un comparse à la guitare. Il me suffit d’entendre une suite d’accords et je crée une ligne de chant. Je ne joue d’aucun instrument … Si c’était à refaire peut-être que j’apprendrai à jouer du piano …?

Lorsque tu écris, quels sont tes thèmes de prédilection, tes sources d’inspirations ?

Je n’ai pas de thème de prédilection en particulier, je m’inspire de ce qui me touche, de ce qui me retourne, de ce qui me frappe. Ma sensibilité au quotidien est ma source d’inspiration première. 

Pour toi, quelles sont les principales qualités d’un(e) bon(ne) chanteur(chanteuse) ?

La capacité d’émouvoir, de toucher en plein coeur celui ou celle qui l’écoute. Le sujet est vaste…Exemple : Marianne FAITHFULL qui n’est pas une chanteuse à voix exceptionnelle, me touche et me retourne. C’est toujours et d’abord l’humain derrière la voix qui m’intéresse (ou pas) …

Quel matériel utilises-tu en concert ? En studio ?

   A vrai dire, je m’en fous ! Bien-sûr que le matériel est important, mais j’ai toujours fais confiance aux techniciens. Je crois que le bon vieux Shure SM 58 reste mon micro favori…

De quel texte ou ligne mélodique es tu la plus fière ?

Franchement ? C’est l’album d’Un Monde à l’Envers qui est pour moi une espèce d’aboutissement tant dans les textes que dans les lignes mélodiques. J’aime beaucoup “Dehors” – “Dormir” ou encore “Un monde à l’envers” que j’ai écris en pensant à Bertrand CANTAT et à l’horreur de ce qu’a été sa vie à partir du décès de Marie TRINTIGNANT. J’ai été très touchée par cette histoire, j’aime beaucoup le groupe NOIR DESIR.

Quel est ton meilleur souvenir d’artiste ? Le pire ?

Je n’aime pas trop me retourner, je vis au présent, cependant je ne nierais pas que j’ai plein de merveilleux souvenirs de cette époque ou la musique ne se consommait pas comme un produit courant … J’ai fais de belles rencontres, que ce soit avec des artistes, des musiciens, des producteurs …

Quant au pire…tout est source d’apprentissage et d’enrichissement personnel, là aussi je n’ai rien de particulier à regretter ou à déplorer. Je pense que j’ai été chanceuse par le simple fait de vivre toutes ces expériences qui finalement ont fait de moi la femme que je suis aujourd’hui.

Si tu devais avoir un blason, quelle devise y ferais tu mettre ?



Comme le titre du merveilleux film de Radu MIHAILEANU : VAS, VIS, ET DEVIENS
!

 DISCOGRAPHIE

STEVIE – Gypsy !

STEVIE – Gypsy ! 1984 – LP Tracklist A1Fils De La Nuit4:10A2Gypsy4:15A3On Oublie Tout4:40A4Without You5:18B1Radio4:12B2Le…

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cover speed queen 2

SPEED QUEEN – 2nd Album

SPEED QUEEN – 2nd Album 1982 – LP Label : CBS Tracklist A1Haute Tension4:08A2Revanche3:33A3Travesti4:34A4Contre-courant3:08A5Cool It…

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tit's

TIT’S

TIT’S

tit's

BIOGRAPHIE

Bassiste, chanteur, auteur et compositeur, Tit’s est au coeur de groupes tels que :PROWLER (1986), WHY (1988), 22LR (1992) et enfin TIT’S (depuis 2007), son projet solo avec lequel il enregistre plusieurs albums de 2007 à 2018.

En 2012, il sort son premier livre, un roman intitulé « Les Soldats du Rock ». L’histoire d’un groupe de fan de Hard qui décident de monter leur propre groupe puis leur ascension vers la gloire et leur descente aux enfers. Un livre mêlant autobiographie et fiction dans lequel nombre de musiciens ayant connu les années 80 se reconnaîtront.

En 2018, il sort « La malédiction du Hard Rock Français »« , un constat au vitriol sur la situation du Hard et le Metal en France.

Artiste atypique et complet Tit’s est un concentré de Rock N’ Roll attitude, ce mec n’a même pas à forcer le trait, il est de nature 100% Rock, provoc et bigger than life – Take it or leave it !

METAL WARRIOR’S CONFESSIONS

 Quand et pourquoi as tu commencé a jouer de la basse ?

C’est un enchaînement de circonstances : Un pote arrive avec sous le bras KISS ALIVE I – Nous sommes 4, ils sont quatre. Une fois la platine en marche la musique nous fusille. Moi je flashe sur le bassiste. Je me souviens très bien que c’est là où j’ai décidé de faire pareil. Nous avons décidé de tracer au magasin de musique et à la fin de la journée mon premier groupe répétait dans ma chambre.

J’ai pris la basse car vu qu’il n’y avait que 4 cordes je me suis dis que j’allais moins me faire chier….J’en ris encore. Notre première répétition à duré 10 minutes, le temps que mon père aille à la cave pour couper le disjoncteur……Nous avons donc cherché un local, c’est comme ça que cela s’est passé.

As tu appris seul ou avec un professeur ?
J’ai appris tout seul et lorsque j’ai commencé à faire du studio j’ai décidé de prendre des cours. Mon prof disait que le hard c’était naze et facile à jouer alors je lui ai amené le premier David Lee Roth (NDLR : avec Billy SHEEHAN à la basse) et lui ai demandé de me jouer les parties de basse, il en était incapable. J’ai arrêté de prendre des cours. Depuis je vais mieux.

Quels bassistes t’ont le plus impressionnés ?
Gene SIMMONS of course, Nikki SIXX, Cliff WILLIAMS, Steve HARRIS, Billy SHEEHAN. Ils y en a d’autres. L’avalanche de notes me gonfle, je préfère les mecs qui sachent tenir un tempo, une ligne de basse simple et efficace est imparable.


Quel est le premier bassiste que tu ais vu en live ?

Michael ANTHONY de VAN HALEN – Un concert de folie. Avec « Diamond Dave » au chant of course.


Lorsque tu compose, sur quel(s) instrument(s) travaille tu ? de quelle façon ?

La guitare accoustique est mon principal outil, on a une bonne vue d’ensemble de la compo, on peut être n’importe où, dehors, dedans, on a juste à l’avoir sous la main. Je travaille ainsi : je pars avec une idée déjà dans la tête où alors je joues des reprisses pour me détendre et ensuite je joues au pif, je cherche des harmonies, des suites d’accords jusqu’à trouver un truc qui me plait et qui soit en adéquation au thème d’écriture.

Lorsque tu écrits, quelles sont tes thèmes de prédilection ?

D’abord j’écris toujours les textes avant d’avoir la musique. Au début les thèmes étaient des clichés, sex drugs rock n roll, je les applique toujours mais j’essaies de les rendre moins « basiques ». Aujourd’hui je n’ai pas de thèmes plus qu’un autre, ça peut aborder tous les sujets, c’est en fonction de mon inspiration et de mon humeur.

Pour toi, quelles sont les principales qualités d’un bon bassiste ?

Avant tout un bon batteur LOL – c’est vrai qu’avoir un bon batteur ça aide à devenir un bon bassite. Avoir le sens du rythme, se décrocher de la guitare, être un « mur sonore » les grands groupes ont une rythmique béton sans pour autant être complexe (AC/DC-MOTLEY CRUE)

Quel matériel utilise tu en concert ? En studio ?

J’ai deux vies – avant en concert et studio c’était le même matos à savoir : AMPEG 300WATTS à LAMPES avec un compresseur+equal BOSS. J’avais le son de la mort live. Par contre je n’ai jamais été satisfait du rendu sur bande où cd, le musicien n’étant pas en cause….

Aujourd’hui c’est autre chose mais j’expliquerai cela lorsque le moment sera venu.


Combien de basses possède tu ? Quelle est ta favorite ?

Aujourd’hui 2 – Une sans nom car je l’ai « glamorisé » il y a des années c’est une flying V imitation GIBSON. Elle a un son de merde mais je la sortais aux rappels juste pour le look c’est tout. Je la balançais par terre à la fin mais elle n’a jamais cassée. C’est pour cela qu’elle a mon estime.

L’autre « la vrai » c’est une BC RITCH elle a le look, le son, le manche est fin et agréable, je n’y ai apporté aucun bricolage technique.

Comment imagine tu la basse idéale ?

Pour ma part c’est celle que j’ai – En plus je suis un affectif elle en a tellement vu que je ne pourrai pas m’en séparer. Le son on peut toujours le fabriquer avec la technologie d’un studio où d’un rack d’effets mais si l’on ressent un contact presque charnel avec son instrument et qu’il sonne bien, je pense que là on tient la basse idéale. Finalement c’est tellement personnel que chaque musicien a son idée là-dessus.

De quelle ligne ou solo est tu le plus fier ?

Pour ceux qui sont disponibles sur le net ou CD je suis assez satisfait de « MESSAGE FOR THE MONKEY » (22LR), « ALL DAYS – ALL NITE » (WHY) mais par contre au niveau du son j’aurai aimé que l’attaque des cordes ne soient pas gommées ni l’agressivité du son.

Quel est ton meilleur souvenir de musicien ? Le pire ?

Aucun mauvais souvenir, la musique ne m’a apporté que de bonnes choses. Mais le meilleur c’est sans aucun doute mon séjour à L.A au temps où le HARD US était au top. J’y suis allé une demi douzaine de fois. L.A était la mecque du HARD ROCK et c’était incroyable. Il faudrait des pages pour raconter ça. Pour faire court je dirai tout ce que vous avez imaginé était en dessous de la réalité. La descente de l’avion à ROISSY était par contre à chaque fois un moment difficile. L’erreur que j’ai faite est d’être rentré en France.

Joues tu d’autres instruments ? De quels autres aimerais tu savoir jouer ?

Je joues de la guitare accoustique, je me suis lancé dans le chant car j’étais pas mauvais aux chœurs, j’aurais aimé être aussi batteur.

Si tu devais avoir un blason, quelle devise y ferais tu mettre ?

Ha ha, Ca vient du moyen-âge ça, si tu as jeté un coup d’œil à mon site et mon myspace tu sais donc que je suis né le 6-6-666…Le moyen âge c’est un peu mon adolescence. On savait rigoler en ce temps là. A l’époque j’avais écris :

JE SUIS DIEU – JE SUIS LE DIABLE – JE SUIS LIBRE

Ca reste valable aujourd’hui.

DISCOGRAPHIE

FMW bruno dolheguy

Bruno DOLHEGUY

Bruno DOLHEGUY
« Last of the Metal Mohicans »

FMW bruno dolheguy

BIOGRAPHIE

Fondateur, leader, chanteur et guitariste de KILLERS. Bruno DOLHEGUY est le seul musicien de french metal de la vague des années 80 à ne jamais avoir quitté le navire. Il maintient la signature KILLERS sans faillir en archétype du « Die Hard ».

Il fait ses débuts de musicien, en tant que guitariste rythmique de KILLERS, qu’il fonde en 1984. Le groupe, qui à l’époque compte cinq musiciens, fait ses débuts à BAYONNE, au Pays BASQUE dont il est originaire.

Dès cet instant les carrières de KILLERS et de Bruno se trouvent totalement liées et se confondent, Bruno se consacrant totalement à son groupe au sein duquel il assure également les parties vocales depuis 1990.

 METAL WARRIOR’S CONFESSIONS

Quand et pourquoi as tu commencé à jouer de la guitare ?

J’ai commencé, relativement tard, à l’âge de seize ans et demi. Cela faisait déjà pourtant presque dix ans que j’étais un auditeur passionné complètement au fait de tout ce qui sortait au jour le jour. Je n’avais jamais vraiment envisagé de franchir le pas mais, petit à petit, en voyant des potes saisir des instruments, je m’y suis mis aussi. L’énergie dégagée par pas mal de styles musicaux de cette époque a donné envie à pas mal de monde de s’y mettre. On pouvait, sans pour autant être un virtuose, arriver à jouer des bribes qui nous décomplexaient et nous donnaient envie de continuer sur cette voie.

As tu appris seul ou avec un professeur ?

Seul. Ce n’était pas forcément un choix délibéré, c’était juste une réalité de mon secteur géographique : il n’y avait pas de professeur qui proposait ses services. Cela m’aurait sûrement évité certains travers mais cela aurait aussi peut-être enlevé une approche autodidacte qui, d’une certaine façon, te permet de mieux développer ta propre identité et ton sens de la débrouille.

Quels guitaristes t’ont le plus impressionnés ?

Je n’ai jamais basé mes impressions sur un point de vue technique. J’ai bien sûr apprécié beaucoup de guitaristes qui avaient de très solides bases techniques mais cela n’a finalement jamais été primordial. J’ai beaucoup apprécié des jeux de guitares basés sur les mélodies avec notamment un groupe comme WISHBONE ASH que j’ai totalement adulé. Je pouvais aussi accrocher totalement à des riffs boogie considérés comme simplistes en vénérant STATUS QUO. Je suivais aussi beaucoup de groupes de la mouvance Punk comme pas mal de groupes de Hard Rock avec par exemple les riffs d’AC/DC. Globalement, je suis davantage impressionné par une efficace simplicité apparente plutôt qu’une complexité affichée pas forcément aussi efficace.

Quel est le premier guitariste que tu ai vu en live ?

Mon premier grand souvenir live remonte au 17 décembre 1976 à Paris au Pavillon de Pantin pour un concert de WISHBONE ASH. J’avais 13 ans et j’étais « monté » seul en train à Paris. Mon frère, qui bossait sur Paris, m’avait « récupéré » et on était partis direct au concert. J’étais totalement fan de WISHBONE ASH et c’était le bonheur complet.

Un peu plus d’an plus tard, j’avais réussi à m’éclipser de mon pensionnat pour aller voir STATUS QUO à Pau (20 janvier 1978). Chose que je n’avais pas réussi à faire pour aller voir Rory GALLAGHER à Irun (25 février 1979). En gros, ce sont les trois premiers rendez-vous guitaristiques que j’ai essayé de viser à une époque où je ne pouvais pas trop me déplacer facilement. Ensuite, j’ai rapidement pu rattraper mon retard et je ne m’en suis pas privé en allant voir des dizaines et des dizaines de concerts puisque quasiment tous les groupes que j’écoutais sont passés en Pays Basque sud.

Pour toi, quelles sont les principales qualités d’un bon guitariste ?

J’aime bien les guitaristes qui n’oublient pas les mélodies. J’aime bien aussi les guitaristes qui arrivent à s’exprimer au sein d’un groupe sans avoir besoin de rechercher constamment à s’affirmer en dépassant le cadre défini. C’est agréable de les sentir présents et impliqués tout au long du morceau. En prolongement de cela, j’apprécie beaucoup les guitaristes qui n’oublient pas le jeu rythmique. Même si l’aspect soliste reste très important, il n’y a, heureusement, pas que ça à faire pour arriver à servir le groupe.

Combien de guitares possèdes-tu ? Quelle est ta favorite ?

J’ai 4 guitares. La plus ancienne est une Gibson Flying V 1958. J’ai joué avec cette guitare de 1983 à 1987. En 1987, j’ai acheté une Jackson King V (USA). C’est celle que j’utilise aujourd’hui encore principalement. J’ai aussi une Jackson JS30 King V que j’utilise sur scène en secours et pour finir, j’ai une Godin LG hmb.

Quel est ton meilleur souvenir de musicien ? Le pire ?

Les meilleurs correspondent à des moments où les conditions techniques sont en adéquation avec des émotions et des rendez-vous particuliers qui te mettent la chair de poule car des choses se passent entre des gens qui ont vraiment envie de faire en sorte que ces instants restent inoubliables. Les pires concernent les moments où tu sens que des embrouilles à la con viennent empêcher cela. C’est arrivé très rarement mais lorsque cela est, tu te dis que tu es le roi des cons, que tu ferais mieux de t’occuper de ceux qui t’apprécient au lieu d’accorder tant d’importance à ceux qui viennent t’enfumer avec leurs prises de tête. Au delà de toutes ce choses qui finalement n’ont que peu d’importance, le pire reste le décès de Nicko mais cela dépasse le cadre de la seule musique.

Quel matériel utilises- tu?

Après des périodes plutôt chargées, j’ai pas mal simplifié : Mesa boogie twenty/twenty en amplification + V amp pro et Marshall 1960A en baffle

Si tu devais avoir un blason, quelle devise y ferais tu mettre ?

Il y en aurait pas mal de possibles mais s’il ne faut en choisir qu’une ce serait « Carpe diem »

DISCOGRAPHIE

portrait Laurent BOCQUET

Laurent « Bill » BOCQUET

Laurent « BILL » BOCQUET

portrait Laurent BOCQUET

BIOGRAPHIE

1980 : Laurent « Bill » BOCQUET découvre TRUST, « antisocial » qui passe sur les grandes radios… ça meurtrit les oreilles, mais le venin est injecté.. insidieusement… et l’amène à s’inscrire, comme disait Jeff BOUQUET, au club des Tympans Fêlés

1988 : les années lycée pour Bill, mais aussi le groupe de Heavy de son bahut… GLOOMY GHERKIN. Un croisement de Hard Rock brut et de Heavy Metal. Il assiste aux concerts dans le lycée, écoute les balances, et très vite veux en être. Devenu pote avec les membres du groupe, on lui propose le poste de chanteur !!! Il n’a alors aucune expérience en la matière, ne se sent aucun talent pour la chose, mais l’envie de passer de l’autre coté de la scène l’emporte.

De 1988 à 1991, quelques démos et démos live sont réalisés avec un chant francophone, des concerts … Les premières « grosses scènes » avec un théâtre sold out à Boulogne sur mer à deux reprises, un festival en plein air avec des fans quelque peu hystériques où il y a de la casse.

1991: GLOOMY GHERKIN décide de passer à l’anglais et d’intégrer quelques nouvelles influences jusqu’ici réfrénées, le groupe devient alors SPASMOPHILIUS. Le Thrash, et même quelques influences Death Metal s’immiscent dans le Heavy du combo. La décision est prise d’intégrer des parties de chant de ce qu’on appellera plus tard « growls » à la voix de Bill. A l’époque, ce mélange était inédit et ne manque pas de surprendre.

1992 : sortie de « intramurock vol1 ». Une compil régionale à « gros tirage ». Première expérience dans un gros studio. Deux titres sont enregistrés en deux jours !
Ensuite une démo 4 pistes dont un titre figure sur la compilation « stranger than paradise » , quelques demos live et quelques apparitions dans diverses compilations K7 !!

1996 : sortie de l’album « the maze » en CD, enregistré en Belgique au studio IMAGINASON 4 jours de prise de son, 3 jours de mix et une journée de mastering sur Paris. Il fallait faire vite à l’époque, car ça coutait cher. Les médias alors parlent de SPASMOPHILIUS comme un groupe de Thrash Progressif.

La décade tire à sa fin et le groupe est « fatigué ». Le travail des médias et des labels intéresse beaucoup Bill qui lie de bons contacts avec un label de l’époque et donne des coups de main.

C’est pour lui l’occasion de s’essayer au fanzinat, sur le web avec « the french connection ».. une démarche presque innovante en France. Les facilités sont toutes autres que maintenant. Programmation avec le bloc notes, pas d’aides didacticielles en ligne. Le web n’en est qu’au début. D’ailleurs les « labels » et autres promoteurs français de l’époque y sont réfractaires, au contraire des étrangers. Cette nouvelle activité lui permet cependant de nouer des contacts. Il lance aussi une version papier

1998
Bill intègre, pour « garder la forme », le groupe lillois DEHUMANISED. Mais ce qu’il décrit comme du Death Thrash à géométrie variable ne l’amène pas très loin et il décide rapidement de ne pas continuer dans cette voie.

Parallèlement, un groupe Quebecquois le contacte, DAYS OF YORE, sorte de HELLOWEEN sur-speedé, lui d’intégrer leur line up. Ils lui envoie une avance pour maquetter en studio les titres de leur deuxième album qui sortira chez METAL BLADE. Le label décide finalement de choisir le chanteur du groupe suédois SWORD …l’album reste dans les cartons.

Dans le même temps, Bill saisit l’opportunité de lancer son propre label THUNDERING RECORDS et s’y jette à fond(s) (perdus), y met toute son énergie, temps et argent avec pour credo de sortir quasi uniquement des groupes français.

C’est ainsi qu’il se retrouve à refuser les démos de groupes tels qu’AFTER FOREVER ou TEXTURES pour donner la préférence à la scène française.

Finalement il décide une petite dizaine d’années plus tard d’arrêter cette activité … Usé, cramé voire désabusé, malgré de très bons moments et des rencontres inoubliables.

2000 : GANG le contacte. Ils se connaissent depuis l’époque des premières démos, fanzines, convention Rock ́N’ Metal et autres compil K7. Le groupe bosse sur un concept album sur la première guerre mondiale « piece Of war » avec des guests au chant. Bill accepte et devient guest permanent du groupe. Mais hors de question pour lui de remonter sur scène.

2002: BLACKNESS, groupe de pur Thrash, enregistre sur Lille et l’invite à faire quelques voix sur leur album « Dawn Of the new sun »

2002 : Gang participe à la compilation tribute du groupe français KILLERS avec le titre « Paranoïa »

2005 : sortie de « Dead or alive » de GANG ou Bill assure le chant et est devenu plus qu’un guest permanent.

2006/2007 pour le fun et parce que refaire de la scène le démange, il intègre un groupe de reprises Pop Rock, ADLIB-7 dans le boulonnais, en tant que bassiste et se retrouve à devoir apprendre une trentaine de titres en 10 jours pour les premiers concerts. A noter la présence de « BIGGY » aux guitares.

2007 : sortie d’un EP de reprises et compos perso d,ADLIB-7

2008 : deuxième EP avec ADLIB-7 « seconde ère ». Le groupe se disloque peu après.

Il intègre alors brièvement un Tribute à Johnny HALLIDAY en tant que bassiste.

2010: sortie de l’album « V » de GANG. Steve propose que le groupe fasse un ultime concert « événement » à l’occasion de la convention de FISMES et de l’anniversaire du groupe. Une sorte de baroud d’honneur… Bill hésite… Ne se sens plus trop capable de chanter sur scène. « Mais bon, allez un petit concert et c’est tout. Ben voyons » ….

2010: BLACKNESS l’invite sur Lyon pour assurer quelques voix sur leur nouvel album « Stimulation for the beast » et faire un duo sur leur reprise de »Bark at the Moon »

2011 : sortie du EP « HM-666% » de GANG. Un MCD avec des covers de classiques du hard, un inédit et un titre live

2011 : participation avec Gang à la compilation LP « Long live métal acte deuxième » chez EMANES METAL avec un titre inédit aux côtés d’ADX

2012 : sortie du live « Heavy Metal Road  » en CD et DVD pour ponctuer deux années de live assez intensives….le concept de concert unique évoqué par Steve s’étant « légèrement étendu » ;-).

2013 : participation au titre « unis » sur le nouvel album de ROZZ qui sortira en LP et en CD

2014 : sortie d’ « inject the Venom », le nouvel album de GANG, sorti en CD et LP.

2015 : sortie d’un nouvel album live « Live is all », enregistré à Manchester durant le SOS Fest. Il semble qu’il s’agisse historiquement du tout premier album live officiel d’un groupe français enregistré en Angleterre.

En 2017, Le groupe anglais TYSONDOG, vétérans de la NWOBHM, demande à Bill de remplacer leur chanteur John « CLUTCH » CARRUTHERS, malade, sur une date en Angleterre. Il doit alors apprendre la set list du groupe sur deux jours.
Cet interim se prolonge avec notamment des participations à des festivals en Belgique, à Chypre, en Allemagne….
A l’issue du festival Trveheim en Allemagne, en août 2018, TYSONDOG officialise l’intégration de Bill au sein du groupe et commence à travailler sur un nouvel album.

Parallèlement, Bill travaille à un projet musical personnel : 7venth Sun

2018 : Sortie de l’album de GANG « all for one »

Sortie du MCD 7 titres de 7VENTH SUN « All around me »

A l’occasion de la convention Rock And Metal de Fismes de mars 2020, Bill fait renaître GLOOMY GHERKIN sur scène, avec Malo et Biggy, deux de ses complices de GANG.

METAL WARRIOR’S CONFESSIONS

As-tu appris seul ou avec un professeur ?

Je suis totalement autodidacte. Dans ma campagne profonde, prendre des cours de chant…!?! Des cours !? J’ai cependant appris la musique, à lire une partition, en apprenant à jouer de l’accordéon.

J’ai toujours voulu apprendre à chanter vraiment, hélas. Les premières répètes n’ont pas été tristes d’ailleurs. Je rentrais aphone … Idem avec les concerts. Jusqu au jour où je me suis vraiment fait mal et ne retrouvais plus les mêmes sensations. Là, je me suis dit qu’il y avait un truc, j’ai donc réfléchi et commencé à « poser mon chant ».

Mais 25 ans après, je suis toujours aussi autodidacte. A tel point que je continue à ne pas me chauffer la voix avant de monter sur scène et que jusqu’il y a peu, je ne trouvais rien de meilleur que de me fumer un bon cigare avant de d’entrer en scène. Tout au plus, je lance quelques sons pour détendre un peu la mâchoire et la bouche. Rien de plus.

Quel est le premier chanteur que tu as vu en live ?


Peter « Peavy » WAGNER de RAGE et Rolf « Rock ́n’ Rolf » KASPAREK de RUNNING WILD. Pour tout avouer, le concert était fantastique. Mais j’avais une pointe de déception. Peavy était loin de me détruire les tympans sur scène. J’ai trouvé ça étrange. Puis j’ai vu DICKINSON et là … LA grosse claque.

Quels chanteurs t’ont le plus impressionnés, quels sont tes principales influences ?

Sans hésitation, Bruce DICKINSON. Le maître !!! Avec Rob HALFORD qui le titille de très près. Les deux mentors pour moi. Leur voix me font frissonner. Il y a tout dedans. Une personnalité, des émotions, de la puissance. J’aime les voix identifiables.
En Metal français, ZOUILLE m’a forcément inspiré, mais aussi Phil d’ADX. Il possède ce petit grain unique.

D’autres chanteurs m’ont ensuite bluffé. J’ai adoré Mickael KISKE d’HELLOWEEN, une aisance incroyable. Tout paraît si simple avec lui, Geoff TATE aussi. Ralph SCHEEPERS (GAMMA RAY, PRIMAL FEAR) d’une incroyable puissance. Ian GILLAN, forcément. Et, bizarrement plus récemment, Glenn HUGHES qui n’a jamais été aussi bon qu’aujourd’hui.

Lorsque tu composes, sur quel(s) instrument(s) travailles tu ? de quelle façon ?


Généralement je prends une guitare. Je pense rarement le chant avant, il vient après. Ce qui m’amène parfois à modifier complètement un morceau et faire d’un supposé refrain un couplet et vice versa.
Je pars d’un riff, d’un rythme, d’une ligne de basse et tourne autour pour construire mon morceau. Quand il est « abouti », je commence à réfléchir au chant. Généralement, j’improvise et fais tourner. Je repère les notes et enchaînements qui prennent sens pour moi et construis ainsi ma mélodie.

Mon écriture est très « structurée ». Je ne peux m’empêcher de développer. J’adore « arranger », trouver les petits gimmicks, enrichir ma musique avec des petits détails. J’aimerais être meilleur musicien pour aller plus loin:-)

Lorsque tu écrits, quelles sont tes thèmes de prédilection ?


Mes textes sont rarement directs, ils fonctionnent plus par allégories. Les tourments de l’âme, les déviances psychiques m’intéressent beaucoup et me servent de prétexte. Cette propension de l’homme à détruire ce qui l’entoure, à s’auto détruire

Pour toi, quelles sont les principales qualités d’un bon chanteur ?


Avant tout être un bon mélodiste. La force d’une chanson, c’est qu’elle doit s’ancrer en toi. La voix doit être identifiable, avoir une signature. Tu prends Bernie, par exemple. Il n’est pas vraiment un chanteur, et pourtant c’est lui, il a le truc. Et tu n’as pas besoin forcément d’un bon refrain, prends « hallowed be thy name ».
Pour tout te dire, j’adore le chant dit mélodique. Mais ça ne doit pas être non plus « niais ». Trop de groupes actuels dit « modernes » nous servent une sorte de Pop à guitares avec des mélodies toutes gentilles. Je déteste ça. Tu veux faire de la Pop, fais de la Pop et ne dis pas que c’est du Metal.

De même, je déteste n’entendre que de la technique vocale, je trouve ça stérile. Tu prends le chanteur, tu le mets dans un autre groupe, c’est pareil. Tu changes de chanteur et tu ne sens aucune différence. Quel intérêt ?
La voix, c’est l’âme du groupe exacerbée. C’est indissociable. JUDAS, c’est Rob, MAIDEN ça a été DI ANNO tout d’abord et ensuite DICKINSON. ADX sans Phil, c’est inconcevable – même si je lui piquerai bien sa place au père Phil
Tu prends DIO, Ozzy, GILLAN, DICKINSON, DI ANNO, Rob HALFORD et quelques autres tu sais tout de suite qui est qui. Ça c’est fort.

Quel matériel utilises- tu en concert ? En studio ?


En concert, ce que je trouve. Généralement un SHURE SM58. J’ai eu un sans fil à une époque. J’aimais bien. Ça évite les salades de câbles.
En studio, j utilise un RODE NT1 avec un pre amp à lampes. Si je pouvais, je me paierais un NEUMANN… Mais est ce bien utile ?

De quel texte ou ligne mélodique es-tu le plus fier ?

Un de mes morceaux préférés … « Eye Of the shadow » sur « the maze » avec SPASMOPHILIUS. Une chanson assez noire avec un peu d’optimisme. Assez personnel dans l’écriture. La déchéance humaine.

Plus récemment, j’aime beaucoup « state of disgrace » sur le dernier GANG « Inject the Venom ». Malgré tout, j’espère toujours pouvoir faire mieux, qualitativement. J’essaye de servir le morceau, pas de me mettre en avant. De toute manière, je n’en ai ni les moyens, ni la prétention.
Je suis assez circonspect sur ma voix et ma façon de chanter. Je doute beaucoup et n’aime pas m’entendre. Steve me dit toujours, « arrête de te sous mixer », quand on travaille sur nos compos. Je déteste l’idée de me mettre en avant. Ça doit être pour ça que je suis devenu « chanteur ».

Quel est ton meilleur souvenir de musicien ?


Plein… La musique m’a permis de rencontrer bon nombre de gens, de jouer dans des endroits fantastiques, de passer des moments super agréables. Mais surtout, rencontrer quelques une de mes idoles, partager la même scène qu’eux, voire les rejoindre sur scène ou être rejoint par eux.
Rencontrer et échanger avec Steve HARRIS, DIO – d’ailleurs c’est Craig GOLDY lui même qui a immortalisé l’instant en nous prenant en photo. Prendre son petit déjeuner en compagnie de DEATH ANGEL ou RAVEN, être invité à chanter « suprématie » avec ADX sur scène , le soir de mon anniversaire, faire les backing vocals avec Mantas et Démolition Man de VENOM sur « welcome to hell », faire un resto avec Ross the Boss le soir de son anniversaire, avoir partagé la scène avec la majeure partie des groupes français qui m’ont « bercé » pendant l’adolescence, ….

Le pire ?

Connaître l’envers du décor du soit disant monde professionnel. Je n’ai plus aucun respect pour ces gens là , ils détruisent à petit feu tout ce qu’ ils touchent et écœurent bon nombre de groupes.
J’adore les passionnés, même si, parfois, justement, ils peuvent te « faire mal ». Mais ils sont sincères. Je déteste cette hypocrisie latente et ce jeu du « qu’en dira t’on » où il faut tricher, mentir, être dans la bonne vague, avoir les bons « amis ».

Joues- tu d’autres instruments ?


Oui. De l’accordéon, comme dit plus haut. Le seul instrument pour lequel j’ai pris des pris des cours quand j’étais jeune. La guitare et la basse en autodidacte. Je tapote un peu sur les bambous aussi et m’essaye avec difficulté au piano pour les arrangements divers .

De quels autres aimerais tu savoir jouer ?


Je ne suis pas fan des instruments à vent, même si le son d’un saxo ou d’une clarinette ne me laisse pas indifférent.
Le violon ou violoncelle pour sa sonorité profonde et le piano m’auraient intéressé. Je suis curieux de tout en fait.

Si tu devais avoir un blason, quelle devise y ferais tu mettre ?


Toujours plus loin, toujours plus haut, toujours plus fort ? Non c’est fort boyard, ça (l’influence des enfants!!!), Plus « sérieusement »…

Dum spiro spero… Tant que je respire, j’espère

DISCOGRAPHIE

GANG « All for One »

CD / LP – 2018 TRACKLIST 1.The Almighty04:062.The Legend05:143.Another Tomorrow05:084.Lord Tell Me03:175.The Devil in Me03:366.Warchild04:367.Follow…

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GANG « Live is all »

CD – 2015 TRACKLIST 1.Behind the Gate02:062.All the Fool Around03:343.Chaos for Glory03:064.Believer Betrayer03:595.Total Eclipse03:576.Primal Reign04:007.Skull’s…

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cover gangitvcover

GANG « Inject the Venom »

CD /LP – 2014 TRACKLIST 1.Primal Reign04:102.Dying World04:083.Chaos for Glory03:144.Man of Sorrows05:245.Midnight02:556.If Heaven Is Hell…

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cover spasmophilius promo tape

SPASMOPHILIUS – Promo Tape

SPASMOPHILIUS – Promo Tape 1994 – Cassette Tracklist 1.Locked Within Myself2.Spasmophilia3.Blended Souls4.Dead Dreamer Line Up…

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cover spasmophilius the maze

SPASMOPHILIUS – The Maze

SPASMOPHILIUS – The Maze 1997 – CDAutoproduction – Sans Label Tracklist 1The Maze4:302Outside5:053Fall Of Reason4:264Dead…

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compilation intramurock

Compilation – Intramurock

Compilation – Intramurock 1992 – CD 1Acer Camp–Plastic Bouteille2Acer Camp–Sweet Helena3Mephisto Zazou–Mephisto4Mephisto Zazou–Rumeur5Spasmophilius–Locked Within Myself6Spasmophilius–Spasmophilia7Black…

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Jean-Marc BATTINI

Jean-Marc BATTINI

Biographie

Guitariste / Chanteur et membre fondateur de VENIN, Jean Marc BATTINI est une figure de la scène Hard & Heavy 80’s des Bouches du Rhône.

Metal Warrior’s Confessions

Quand et pourquoi as tu commencé à jouer de la guitare ?

En fait, très jeune. A Noël, on m’avait offert un orgue BONTEMPI et, écoutant LED ZEPPELIN, DEEP PURPLE … J’ai commencé à me faire des concerts tout seul dans ma chambre à imiter John LORD. La guitare est arrivée plus tard, entre 1975 et 1976, après avoir rendu fous mes parents avec mes disques à fond et moi en train de « jouer » sur un Té de dessinateur sur lequel j’avais dessiné des cordes avec un feutre.

As tu appris seul ou avec un professeur ?

J’ai pratiquement tout appris tout seul. Un copain m’a d’abord montré 4 accords, puis un autre, que je vois toujours, m’a montré bien plus tard (vers 1979) les gammes diatoniques …etc

J’ai quand même pris quelques cours portant sur du Jazz Rock pendant 6 mois environ avec un prof et ai donné moi-même quelques cours à des copains qui débutaient, et jouent toujours d’ailleurs.

Quels guitaristes t’ont le plus impressionnés ?

Au tout début de l’aventure VENIN, peut être bien avant, j’étais allé à un concert de GANAFOUL, cela m’avait bien impressionné. Et bien sur Angus YOUNG en 1979. Si on parle jusqu’à nos jours, il y en a un tas, la liste serait trop longue. J’ai des goûts très variés, tout style … J’aime le son d’une guitare.

Quel est le premier guitariste que tu ais vu en live ?

Je crois que c’est GOLDMANN, à l’époque.

Lorsque tu composes, sur quel(s) instrument(s) travaille tu ? de quelle façon ?

Je compose beaucoup avec le son. Je m’explique : Tu fais une chanson suivant le son, les effets, la disto … Ce qui t’inspire, ce qui sort de ton ampli.

J’aime aussi composer suivant un texte que j’ai fait, ou qu’on m’a donné. Certaines fois ça vient tout seul. J’ai composé « la nuit des fous », « Guet-apens », « trafiquants de rock » alors que les textes étaient déjà écrits, les chansons sont sortis très vite (J’espère les sortir fin d’année sur album)

Pour toi, quelles sont les principales qualités d’un bon guitariste ?

Celles de Mickael SCHENKER, Gary MOORE. Tu joues à ta façon. Y’a des solos où tu comprends rien, ça va à 100 à l’heure, ça ne m’intéresse pas.

Quel matériel utilises tu en concert ? En studio ?

Pour le moment je ne fais pas de studio. A l’époque on avait des MARSHALL 100W à lampes et une disto car il n’y avait pas grand chose.

Pour le prochain album, je pense enregistrer sur MARSHALL, ou VOX avec un pedal board, ou avec le matos du studio si il y a le son.

Sinon en concert c’est pareil, un VOX double corps relié à un MARSHALL 100W JMP Lead et un rack d’effet avec chorus, flanger, delay, compressor, noise gate et disto.

Combien de guitares possèdes tu ? Quelle est ta favorite ?

J’ai des electro-acoustiques OVATION 6 et 12 cordes, une FENDER electro-acoustique 6 cordes, une GIBSON LesPaul Studio qui va bien pour le Blues au Pub, une IBANEZ SA un peu polyvalente. Mais ma préférée c’est ma CHARVEL CH3 de 1986 qui était blanc perle et que j’ai fait repeindre sunburst et noir. J’attends ma nouvelle CHARVEL Snake d’ici peu, un bijou.

J’avais aussi dans VENIN, avant la CHARVEL, une KRAMER Voyager que j’ai vendu récemment.

Comment imagines-tu la guitare idéale ?

Une guitare qui joue toute seule !!! AHAHAH

Non, je n’arrive pas à imaginer cela. Une guitare déjà c’est la forme qui te plait, la couleur, et surtout le manche où tu te sens bien dessus.

De quelle riff ou solo es tu le plus fier ?

En fait c’est bizarre mais dans les morceaux de VENIN, c’est l’Arpège de « Pensées pour eux », (ainsi que les paroles car cela m’a toujours tenu à cœur) car c’est un arpège tout con, mais qui va bien avec l’entrée des guitares. Sinon il y en a d’autres que je pense très bons dans le nouvel album.

Quel est ton meilleur souvenir de musicien ? Le pire ?

Il n’y a pas de meilleurs ou de pire, c’est tout le temps des galères, mais s’il faut en citer deux :

  • La première partie de TOKYO BLADE au moulin à Marseille, ou les sélections du Printemps de Bourges à Berre, étaient de très bons moments.
  • Le pire, ou l’un des pires, c’était peut-être jouer dans un genre de grotte à Entressens, sans retour, les amplis à fond juste derrière la batterie. Mais je pense qu’il y en aurait encore beaucoup.

Joues tu d’autres instruments ? De quels autres aimerais tu savoir jouer ?

Je joue un petit peu du clavier, et bien sur de la basse. Etonnant, mais j’ai aussi une cornemuse écossaise, car j’adore la musique celtique, mais je n’en joue pas très bien. Sinon, un peu d’harmonica.

Dans mon home studio, je fais les batteries sur le synthé, ou je tape les touches dans un drumset, avec un métronome. J’aurais aimé jouer de la batterie.

Si tu devais avoir un blason, quelle devise y ferais tu mettre ?

LA VIE APRES LA VIE !

Jean-Marc adresse « a special thanks for Fabienne pour remonter VENIN, et le Gaulois, et son ami le batteur Vincent (Batteur de MARECAGE) pour la reformation de VENIN »

Discographie

Franck « WOLFY MOONDOG » MIDOUX

BIOGRAPHIE

Chanteur / Guitariste, Franck MIDOUX monte son premier groupe en 1982, BLACKSMITH, dont il est alors le chanteur. Les répétitions commencent en septembre 1982 et, un premier répertoire ayant été mis au point, le groupe se lance sur scène le 17 juin 1983.

Il jouera ensuite avec TRIFIDE de 1987 à 1989.

De 1993 à 1995, il assure le chant de NITASSINA.

1996 : Il devient la voix de SAVOUREY, projet du guitariste Chris SAVOUREY, avec qui il enregistre en 1998 l’album « Dreamland ».

En 1999 il rejoint CENTAURE (de 1999 à 2000).

En 2000, il fonde NORTHWIND avec Chris SAVOUREY., et enregistre une démo cette même année.

Le groupe enregistre ensuite l’album « Seasons » qui sort le 15 juillet 2002

2003 : Le groupe cesse son activité.

De 2004 à 2005, Franck participe au groupe ROCK SYMPHO qui présente des reprises de LED ZEPPELIN, THE WHO, ROLLING STONES ou THE BEATLES, avec un orchestre symphonique.

De 2005 à 2008, il est le frontman de WOLFHEART.

De 2009 à 2010, Franck participe au groupe de reprises HOT ROCK MACHINE.

de 2010 à 2011, il retrouve NORTHWIND et enregistre l’album « From the dust to the wind », qui ne sera hélas pas distribué.

En Novembre 2011, il devient chanteur de THE BYMZ.

Fin Avril 2015, il sort avec THE BYMZ un MCD 5 titres.

METAL WARRIOR’S CONFESSIONS

Quand et pourquoi as-tu commencé à chanter ?

J’ai commencé en 1982. A l’époque avec mon meilleur ami (qui nous a quitté depuis), on avait eu le coup de foudre pour d’AC/DC à la sortie de « Back In Black » en 1980, et un an plus tard on décidait de monter un groupe avec d’autres potes … Le seul problème c’est que personne ne savait jouer de quoi que ce soit, à part moi à qui il restait quelques notions de guitare de mon passage au conservatoire quelques années plus tôt, je devais donc être le guitariste soliste !

Finalement de fil en aiguille et pour des questions de matos et du fait qu’il fallait un chanteur, je me suis retrouvé derrière le micro ! On a commencé le groupe (BLACKSMITH) en septembre 1982, les membres ayant 6 mois de cours, et on faisait notre premier concert le 17 juin 1983 !

As-tu appris seul ou avec un professeur ?


Je suis entièrement autodidacte, j’ai juste pris un cours il y a quelques années avec une professeure de chant lyrique pour apprendre à me chauffer les cordes vocales correctement avant les concerts. De temps en temps il m’arrive de participer à des stages d’une journée de trucs et astuces pour chanteurs, et je me sers aussi d’internet où il y a pas mal de tutoriaux intéressants quand je veux développer telle ou telle technique.

Quel est le premier chanteur que tu as vu en live ?

C’était le chanteur d’un groupe de Hard Rock local, les DEATH’S ANGELS de Charleville-Mézières, et c’était donc Patrick SALOMON.

Quels chanteurs t’ont le plus impressionnés, quels sont tes principales influences ?

J’ai toujours été attiré par les chanteurs capables d’atteindre des notes très hautes, et j’ai donc très tôt essayé de les imiter. Le premier qui m’a tiré vers le haut à ce titre est ZOUILLE de SORTILEGE qui m’a le premier donné envie de chanter très haut. Ensuite, il y a eu Tony HARNELL de TNT (Norvège).

Parallèlement,  je suis aussi tombé raide dingue du timbre si particulier de David COVERDALE et de sa capacité de chanter très grave et de monter très haut sur des envolées, il est devenu rapidement mon chanteur préféré et le reste aujourd’hui … A la même époque, j’étais aussi fan de TYGERS OF PAN TANG et de Jon DEVERILL qui, je trouve, est un chanteur trop sous-estimé et qui a été un peu vite oublié, et bien sûr l’incontournable Ronnie James DIO dont je suis fan depuis les premiers RAINBOW… Puis la vague Hair Metal est arrivée et quelques chanteurs m’ont énormément influencé aussi, comme Miljenko « Mike » MATIJEVIC (STEELHEART) qui est un des chanteurs que j’admire le plus, mais également Michael SWEET de STRYPER ou Mark SLAUGHTER.

Lorsque tu composes, sur quel(s) instrument(s) travailles tu ? de quelle façon ?


En règle générale, les compos me viennent directement en tête et je les fredonne en bon yaourt (puisque je chante en anglais) à la française, lol, et je les enregistre sur un enregistreur numérique. Sinon, je compose à la guitare.

Lorsque tu écrits, quelles sont tes thèmes de prédilection ?


Je n’ai pas vraiment de barrières en matière de textes, et je peux très bien me fendre de paroles très futiles sur la fête, les filles, et l’esprit Rock’N Roll, que de sujets très sérieux comme la folie, l’écologie, les relations humaines, ou bien des love songs à la COVERDALE… Suis très ouvert ! ^^

Pour toi, quelles sont les principales qualités d’un bon chanteur ?


Le sens de la mélodie, et surtout être conscient de ses capacités et ne pas vouloir péter plus haut que son cul ! Il n’y a rien de plus frustrant que d’aller voir un groupe en live et que le chanteur ne soit pas foutu de reproduire la moitié de ce qu’il fait en studio ! J’ai toujours mis un point d’honneur à ne faire en studio que ce que je pourrais refaire en live…

Quel matériel utilises- tu en concert ? En studio ?


En live j’utilise un micro sans fil LINE 6 ainsi qu’un pédalier que j’ai confectionné avec des éléments de chez TC HELICON, pour avoir accès à des effets tels que delays, modulations, distos, mégaphone, etc… ainsi qu’un harmoniseur vocal.

En studio j’utilise un micro AUDIO-TECHNICA qui convient parfaitement en réponse à mes fréquences vocales ainsi qu’une carte son FOCUSRITE dont les pré-amplis sont les meilleurs pour le chant.

De quel texte ou ligne mélodique es-tu le plus fier ?

J’ai toujours assez de mal a être satisfait de ce que j’écris, je ne suis pas un adepte de l’autosatisfaction et je suis en recherche permanente de ce que je peux faire de mieux… Mais j’aime beaucoup le texte de notre ballade (dans THE BYMZ) qui s’appelle « Lost Behind The Wall » et qui traite d’une certaine forme de folie ou de repli sur soi-même… Et sinon, je suis assez fier de la ligne de chant de « Lay Down, Stay Down », qui figure sur notre EP 5 titres et qui reflète vraiment ce que j’aime le plus dans ce domaine. D’ailleurs, la note finale du morceau est sans doute une des plus hautes que j’ai jamais atteinte !

Quel est ton meilleur souvenir de musicien ?

Sans doute le Z Rock à Ludwigshafen en Allemagne en 2002 où nous jouions avec mon groupe de l’époque NORTHWIND. C’était deux jours de folie où nous étions avec des groupes comme BONFIRE, SHY, BRIGHTON ROCK … je me souviens avoir passé l’after party au bar panoramique de l’hotel à discuter (et boire) toute la nuit avec Tony MILLS (ex SHY, ex-TNT), qui soit dit en passant est un garçon délicieux ! Mais j’en ai quelques autres du même genre très sympas aussi, comme avoir rencontré Andy TIMMONS en 1998 ! 😉

Le pire ?

Avec NORTHWIND aussi ! lol En août 2002, nous devions faire la première partie de DIO au « Divan du monde » à Paris, et nous le savions depuis environ trois mois, et on a eu un coup de fil la veille nous disant que le tour manager ne voulait finalement plus de première partie sur cette date et que nous étions annulés… Je n’ai jamais eu d’autre occasion de rencontrer le maître et ce souvenir me hante toujours aujourd’hui…

Joues- tu d’autres instruments ?

Oui ! En fait, je joue de beaucoup d’instruments moyennement ! lol ! Guitare, basse, Ukulele, Mandoline, percus, harmonica…

De quels autres aimerais-tu savoir jouer ?


Le piano.


Si tu devais avoir un blason, quelle devise y ferais tu mettre ?

Wolf-hearted man !

DISCOGRAPHIE

DREAMLAND COVER1998 SAVOUREY CD – THUNDER RECORDS « Dreamland »  
northwind demo2000 NORTHWIND Demo MCD « Northwind »
northwind seasons2002 NORTHWIND CD – Z RECORDS « Seasons »
2011 NORTHWIND CD – Unrealised « From the dust to the Wind »
THE BYMZ MCD2015 MCD – THE BYMZ « The Bymz » 5 titres

Chris CHAMBERS

FMW chris chambers

BIOGRAPHIE

1983 : Chris (Chant) fonde avec son frère Stéphane (guitariste) et Fred (basse) le groupe de Heavy Metal VIXEN à Mont de Marsan

1985 : La première démo éponyme du jeune combo landais voit le jour suivie en 1986 d’une deuxième démo intitulée « French Warrior » puis, en 1987, de « strike again », troisième démo produite par le groupe.

1988 : Suite à un accord avec le groupe homonyme de hard rock féminin américain, le combo accepte de céder le nom « VIXEN » et se renomme temporairement VIXEN PRIDE, nom sous lequel une nouvelle démo 5 titres « No selling » est réalisée, avant de prendre le nom de JUMPER LACE

1989 : Chris participe avec JUMPERLACE à la compilation de prévention contre la drogue « Just say no » avec le morceau  » ass of lace  » ainsi qu’à la désormais mythique compilation « Hard Rock Rendez Vous » aux cotés de Nina SCOTT, Patrick RONDAT, SQUEALER …

Un split flexidisc promo est édité par les fanzines « l’âme de fond » et  « Troubadour ». Celui-ci regroupe un titre du groupe NOMED du Havre et le titre « Sacred feeling » de JUMPER LACE.

L’année 1990 représente un tournant primordial pour Chris et ses comparses. Leur participation à la compilation « Hard Rock Rendez-vous » leur permet de se faire remarquer par divers organisateurs. Une tournée est organisée en Tchécoslovaquie en première partie du groupe CITRON, figure du Metal national de ce pays de l’est.  JUMPER LACE est alors un des premiers groupes français à réussir une percée vers le public des pays de l’est.

1991 : Chris CHAMBERS figure en guest star avec le titre  » st christophe » sur le premier album de WANASTOWY VJECY, fondé par Robert KODYM (chant et guitares)  et Petr Břetislav CHOVANEC (basse et chœurs),  deux membres du groupe LUCIE , Tak mi to teda nandey paru en Europe de l’Est en 1991.

Enregistré à Ostrava (Ex-Tchecoslovaquie, actuelle République tchèque) et mixé par le guitariste et producteur tchécoslovaque Milos DOLEZAL, l’album de JUMPER LACE « Beyond the romance » sort le 2 novembre 1991 en France et en Tchécoslovaquie.

Un 45 tour 2 titres (Guernica / The ass of Lace) est édité à l’intention du public espagnol.

Très actif en live, JUMPERLACE enchaîne alors les concerts et joue aux cotés de groupes tels que LOUDBLAST, KILLERS, SQUEALER, FACE TO FACE, NO RETURN, TEASING BABES, ANYWAY ou AGRESSOR, assurant également des premières parties internationales en ouvrant pour MAMA’S BOYS, GAMMA RAY ou MALMSTEEN.

1993 : Chris travaille avec son groupe à la réalisation d’un deuxième album qui ne verra hélas le jour que dix ans plus tard.

1994 : Séparation de JUMPER LACE

En 1996, Chris rejoint les yvelinois du groupe de Hard Rock ADELSCOTT avec qui il enregistre un premier album éponyme. Le line up se compose alors de Stéphane PHILIPPE (Basse), Tramb LAIGNEAU (Guitares), Nico LANZA (Guitares), Sylvain ROGGIA (Batterie) et Chris CHAMBERS (Chant).

1998 : ADELSCOTT se sépare. Chris fonde alors avec Tramb LAIGNEAU (Biz’Art TRAMB), ex guitariste du combo francilien, le groupe de Metal indus BEAT IN ZEN au sein duquel il assure non seulement le chant mais également des parties claviers et les programmations.

Très créatif, le duo réalise la même année une première démo « Kätakomba kombät »  et enchaîne dès 1999 avec un CD démo intitulé « Grito ».

2001 : Beat in ZEN produit un premier Album « Rëal Instinct Coïtus »

2003 : Peter DAUB, fan allemand de JUMPER LACE, crée spécialement son propre label « les fils du Metal records »  et sort un vinyl collector regroupant les démos de l’époque VIXEN, En découvrant l’album inédit de 1993 il décide également de le sortir sous le nom de « the last jump » en partenariat avec BRENNUS.

Cette même année, Chris poursuit son parcours musical avec BEAT IN ZEN avec la Sortie de l’album « Ocean captive ».

Artiste de live autant que de studio, Chris participe également en 2003 à des performances artistiques avec les groupes indus XYFOID-K et NEUROTOXIK.

2006 : L’album « Fifth victory » de BEAT IN ZEN s’ajoute à la discographie prolifique de Chris.

2008 : Séparation de BEAT IN ZEN

2009 : Le titre « God is God » de BEAT IN ZEN est inclus dans la compilation « STUMM + BONG : An Independent Tribute to Mute Records»

2012 : Chris et Vinny reforment JUMPER LACE

Le 5 avril 2013, le groupe Landais S.B.E. UNITED (Stop Bombing Earth United) reprend le titre de JUMPERLACE « Too Young » à l’occasion de la sortie de la compilation L.M.A. Replay (Landes Musiques Amplifiées). Lors d’un concert à Dax en décembre 2013 Chris rejoint le combo sur scène pour un jam sur « Too Young » et « Pere Noël an III AB »,

Le 15 Août 2013, le public découvre le MCD virtuel 5 titres « (Re)Implanted », revisitant d’anciens titres et permettant aux fans de patienter en attendant l’album inédit en préparation. Le line up est le suivant : Chris CHAMBERS, le membre fondateur, au Chant, Vinny DEL RIO, autre membre historique, aux guitares, Rodolf VANTHUYNE aux guitares, FLOW T CASH à la basse et Gaspard JR ADAMS à la batterie.

2014 : Une nouvelle séparation de JUMPER LACE est annoncée

METAL WARRIOR’S CONFESSIONS

Quand et pourquoi as-tu commencé à chanter ?

J’ai commencé à chanter en 1983 avec mon frère qui lui jouait de la guitare. Je n’ai pas choisi le chant cela a été une évidence pour moi, j’aimais écrire des textes et la voix m’a très vite permis de créer des mélodies et donc de composer.

Nous étions quelque peu en marge des autres jeunes de l’époque, dans une ville comme Mont de Marsan il y avait le sport bien sûr, mais cela ne nous procurait pas assez de sensations. Il y avait les fantômes du festival punk de 1977 et ça c’était sacrément excitant. Pas besoin de grandes écoles de conservatoire, pour s’éclater, juste une guitare, des potes et des textes enragés. D’ailleurs au début nous faisions plus du punk rock que du métal, on ne savait pas bien jouer.

As-tu appris seul ou avec un professeur ?

Totalement seul à l’oreille. J’ai pris quelques séances avec un prof à Paris en 89 peu avant l’enregistrement de l’album mais c’était plus pour me rassurer que pour vraiment progresser. Je ne suis pas intéressé par l’académique, les théories savantes, je privilégie avant tout l’énergie,  la créativité, la sincérité  et l’interprétation.

Quel est le premier chanteur que tu as vu en live ?

Aie ! le premier c’est Michel FUGAIN, j’étais tout jeune. Mais mon oncle m’avait donné en 1975 des 45 Tours de T REX, de THEM,  d’HENDRIX. En 77, il me faisait écouter les SEX PISTOLS, DAMNED et CLASH en boucle, donc  j’ai vite été attiré par le rock.

Dès 1980, je me suis intéressé au Hard Rock avec AC/DC, DEF LEPPARD, VAN HALEN et KISS et finalement mon premier concert métal a donc été en 1984, ACCEPT et IRON MAIDEN lors du « World Slavery Tour ».

Quels chanteurs t’ont le plus impressionnés, quels sont tes principales influences ?

Rob HALFORD et Geoff TATE  me font frissonner, mais mes influences dans les années 80 étaient Kai HANSEN puis Michael KISKE, Eric ADAMS et Bruce DICKINSON pour le sens de la mélodie et ensuite plutôt des chanteurs comme Mike PATTON et Sébastian BACH dans les années 90,  depuis  les chanteurs à voix puissantes comme celle de Tom ARAYA, Rob FLYNN ou Phil ANSELMO, un vaste musée dans mon cœur…

Lorsque tu composes, sur quel(s) instrument(s) travailles tu ? de quelle façon ?

Lorsque je composais, j’utilisais CUBASE et des instruments VST plus une banque de sons ORBIT et un sampler S2000. Cela suffisait à atteindre mes objectifs expérimentaux notamment avec BEAT IN ZEN. Sinon avec JUMPER LACE ou ADELSCOTT c’était un peu plus un travail d’équipe moi je me consacrais essentiellement aux  lignes de chant.

Lorsque tu écrits, quelles sont tes thèmes de prédilection ?

Je suis très inspiré par les grands mythes de l’humanité, toutes les formes de haines et de violences psychiques. Je les comprends bien car elles font parties de ma vie. Le sexe et l’humour noir sont eux un moyen de canaliser cette colère qui m’accompagne parfois.

Pour toi, quelles sont les principales qualités d’un bon chanteur ?

La puissance et la juste intention. L’énergie doit refléter l’état d’esprit du personnage que j’interprète dans mes  chansons. Peu importe la technique, c’est le timbre, la tessiture de la voix que je travaille, avant c’était plus la mélodie qui m’importait, mais j’ai changé d’état d’esprit car l’art alternatif m’a beaucoup influencé, j’ai travaillé pendant 8 ans sur l’utilisation de la voix en tant qu’instrument en minimisant le texte, expérimenter pour redonner un relief aux sentiments.

Quel matériel utilises- tu en concert ? En studio ?

Je prends juste en concert ce qu’on me donne en général un SM58. Et chez moi, j’ai un pré amp de base avec un compresseur, enhancer, un processeur voix BOSS, un micro NT1 de studio, je ne cherche pas à développer le matos à l’extrême, je joue avec ma voix et mes doublages pour créer les ambiances nécessaires.

De quel texte ou ligne mélodique es-tu le plus fier ?

Dans le dernier mini LP, [re]implanted c’est « mental disorder » que je préfère à cause des diverses ambiances que j’ai posé, mais je n’ai pas de fierté particulière, je laisse ça aux autres je suis tourné vers le présent et imagine le futur.  Pour les textes, il y a quelques textes et même mélodies que j’ai adoré écrire, notamment dans l’ex-futur album de JUMPER LACE,  mais cela va rester dans les oubliettes.

Quel est ton meilleur souvenir de musicien ?

Je n’ai pas de très bons souvenirs car cela a souvent été difficile à vivre pleinement pour diverses raisons, un chemin de croix parfois, mais la musique est comme l’oxygène et le besoin de vivre coûte que coûte ont été toujours plus forts et j’ai trouvé heureusement mon bonheur dans la rencontre avec le public, avec ceux qui sont restés des amis, c’est pour les fans qu’on avait souhaité revenir sous la bannière Jumper lace.

Rien n’était évident et rien ne l’est devenu depuis. Il n’y a pas de place au soleil quand tu es musicien, tu marches et quand tu es fatigué, tu crèves.

Le pire ?

Sans doute la dernière décision, celle de cesser à nouveau l’aventure de JUMPER LACE, mais c’est très récent donc pas encore digéré. J’avais donné beaucoup de temps et de sueur dans ce projet et la décision de stopper  prématurément me semble un gâchis immense, j’ai du mal à le comprendre. Mais je pense que j’ai la capacité à oublier le pire pour survivre, j’ai vécu pas mal de drames mais comme le dit si bien Nietzsche « ce qui ne tue pas te rend plus fort ».

Joues- tu d’autres instruments ?

Pas assez bien pour en parler, j’ai hérité des guitares de mon frère ancien membre de JUMPER LACE et j’ai donc possibilité de gratter un peu les accords principaux mais le chant reste mon mode d’expression favori.

De quels autres aimerais-tu savoir jouer ?

,,,De la basse, c’est un instrument tellement efficace et essentiel pour un groupe. J’adore les sons graves, voir infra. Sinon du cristal baschet pour sa pureté hypnotique…

Si tu devais avoir un blason, quelle devise y ferais tu mettre ?

Un proverbe gascon, « Ayma é esta pas aymat, i la bito d’un damnat. »
« Aimer et ne pas être aimé, c’est la vie d’un damné ».

DISCOGRAPHIE

1985 VIXEN – Démo K7 « Vixen »
1986 VIXEN – Démo K7 « French Warrior »
1987 VIXEN – Démo K7 « Strike Again »
1988 VIXEN PRIDE – Démo K7 « No selling »
1989 Compilation – CD « Just say no » Contient « Ass of lace »
par JUMPER LACE
1989 Compilation – CD
« Hard Rock Rendez Vous » Contient « After me the deluge »
par JUMPER LACE
1989 JUMPER LACE / NOMED – Split flexidisc contient le titre « Sacred Feeling » édité par les fanzines
L’âme de fond et Troubadour.
1991 WANASTOWI VJECY – LP Spécial Guest
sur le titre « St CHRISTOPHE »
1991 JUMPER LACE – CD « Beyond the romance »
1991 JUMPER LACE – EP p { margin-bottom: 0.21cm; }a:link { } « Guernica / The ass of Lace »
1996 ADELSCOTT – CD « Adelscott »
1998 BEAT IN ZEN – Démo « Kätakomba kombät »
1999 BEAT IN ZEN – CD Démo « Grito »
2001 BEAT IN ZEN – CD « Rëal Instinct Coïtus »
2003 BEAT IN ZEN – CD « Ocean captive »
2003 VIXEN – LP complilations des premières démos
2003 JUMPER LACE – CD « The last jump »
2006 BEAT IN ZEN – CD « Fifth victory »
2009 COMPIL – CD « God is God »
2013 JUMPER LACE – CD « (Re)implanted

Francis MARTINEZ

BIOGRAPHIE

   Né le 3 mars 1950 à Sartene (Corse du Sud), Francis MARTINEZ fonde son premier groupe, MIKE WILL’S, lors de l’hiver 1968 avec le batteur Michel SORIANO, cousin de Gérard CHATELAIN alors connu en tant que chanteur du groupe LES DAUPHINS (Rock / Twist).

   Le groupe commence par animer les bals des petits villages du sud de la France. Leurs reprises s’orientent de plus en plus vers les tubes anglo-saxons de l’époque tels que « The letter » des BOX TOPS, tous les tubes des ROLLING STONES, des BEATLES, du SPENCER DAVIS GROUP, SAM & DAVE, Otis REDDING etc … Une époque passionnante et enrichissante qui connaît l’enchaînement du rock « 50’s » avec le début du Hard Rock, l’avènement du Rythm n’ Blues, de la Pop, de la Soul et même de la bonne variété (il y en a) avec des chanteurs tels que Nino FERRER et de Michel POLNAREFF.

   Après avoir sillonné tout le sud de la France sous la tutelle de René COLL, Francis rencontre 2 autres musiciens sur une plage du sud. Les répétitions commencent … un nouveau groupe est né.

   De Juillet 1971 à fin Août , le jeune combo, définitivement nommé GLADY a ses quartiers à Béziers et  joue tous les soir à l’ASTANBE de Saint Cyprien plage (Pyrénées Orientales). Il se compose alors de Francis MARTINEZ (Chant), Michel DJOUBER (Guitare), Daniel LAFFONT (Basse) et Fred GUIRAUD (Batterie).  

   Le 6 Septembre 1971, GLADY quitte le Sud pour s’installer dans un pavillon à Coeuilly (un hameau dépendant de Champigny dans le 94). Fred ayant choisi de ne pas les suivre, Joël YAN (futur « Dynamite » dans BIJOU ») les rejoint derrière les futs accompagné de Claude RINGUEDE en tant que deuxième guitariste. Le groupe, devenu quintette, vit alors en communauté dans le pavillon de Coeuilly.

   Francis continue ses études d’Anglais à LA SORBONNE NOUVELLE (Paris 3). Dans la journée, les musiciens assurent les finances du groupe grâce à des petits boulots et répètent le reste du temps.

   En Décembre 1971, GLADY remporte le tremplin du GOLF DROUOT, ce qui leur offre l’opportunité d’enregistrer leur premier vinyle « Reflet ».

   Victor « VIKO » REBIBO (futur STRATAGEME et LITTLE BOB STORY ) remplace ensuite Joël YAN, parti créer avec Vincent PALMER, Philippe DAUGA et Terry SCOTT le groupe PURA VIDA (qui sera aux origines de BIJOU).

   Comme tous les groupes sérieux des 70’s, GLADY est constamment sur la route. De Berck plage à  Nice en passant par le Massif Central, tous les contrats sont honorés.

   C’est en répétant dans un petit local du 15ème arrondissement que Francis rencontre le bassiste Jean Daniel COUTURIER, surnommé BALOO. Une grande amitié se forge entre eux.

   Début 1974, lorsque Daniel LAFFONT quitte GLADY pour rejoindre LES FRANCAIS, BALOO le remplace naturellement haut la main et GLADY continue de tourner et jouera notamment au GIBUS et SALLE WAGRAM (Paris). Cette même année BALOO et Francis invitent Georges BODOSSIAN (OCEAN) à jouer avec GLADY, momentanément privé de guitariste. Une année d’expériences très intéressantes.

   1975 : BALOO rejoint FRENCHIES, Daniel LAFFONT reprenant son poste de bassiste au sein de GLADY. Le line up est alors composé de Francis MARTINEZ (Chant), Claude RINGUEDE (Guitares), VIKO (Batterie) et Daniel LAFFONT (Basse) et, pour la première fois, un clavier, Jean Pierre « MEMENCH » MENNECHET (EX LIBERTYS).

   1976 : Suite à la dissolution de GLADY, Francis connaît une courte traversée du désert durant laquelle il sera pressenti, ainsi que Jo LEB (LES VARIATIONS) et Philippe VILLIERS (AU BONHEUR DES DAMES) comme nouveau chanteur de BIJOU (la direction artistique de BIJOU optera finalement pour une formule trio, n’intégrant pas de nouveaux membres). Francis habite alors un petit chalet en bois au bord de la Seine dans l’Île de la Jatte.

   C’est à cet endroit que Francis et BALOO, alors bassiste de ALPES, décident de créer un groupe de Hard Rock. Après un grand défilé de batteurs et de guitaristes arrive enfin Yannick MERCIER qui correspond exactement à l’objet rare recherché pour tenir les guitares du groupe. Les compositions affluent, nous sommes en 1977, HAUTE TENSION est né.

   Devant partir en tournée avec ALPES et Catherine RIBEIRO, BALOO ne peut rester avec HAUTE TENSION, c’est donc Daniel LAFFONT qui reprend du service à la basse. Jean Luc PIROLO rejoint le combo à la batterie.

   Cette formation tourne en première partie de groupes de stature internationale tels que BLUE OYSTER CULT, CHEAP TRICK, BO DIDDLEY, KINKS … pendant deux ans et, fort de cette expérience, enregistre son premier LP en Janvier 1979 sous le label JAM. Jacqueline AMELINE, une productrice de Tours (Vouvray) fait sa première expérience de production d’un album Rock avec HAUTE TENSION. L’album éponyme fait donc son apparition dans les bacs en 1979 avec, au milieu de 10 compositions Hard de bonne facture, une reprise inattendu de « La poupée » de Michel POLNAREFF.

   1980 : Après un an de tournée, le line up de HAUTE TENSION change, après une courte période pendant laquelle BALOO et Claude « COCO » MEYER (Batterie) aident le groupe en assurant l’intérim de la section rythmique, Francis et Yannick prennent un bassiste, Patrick CARSOLI, un violoniste Patrick « PADDY » LEMERCIER (MALICORNE) et un batteur, Maurice MATHIAS (EMMANUEL BOOZ, Coluche …).

   1981 :  Le 45 tours « « Rats des trottoirs / au pays des zombies » sort, le groupe tourne en Belgique et en France.

   1982 : HAUTE TENSION assure la première partie de Rory GALLAGHER à Arras. 

   Un album est enregistré à Londres en Décembre 1982 au STUDIO SCORPIO, avec Dennis WEINREICH (production de TRUST, SPEED QUEEN, Jeff BECK, SUPERTRAMP …) à la console. Cet album ne sera hélas jamais distribué.

   De 1983 à 1984, Francis et HAUTE TENSION jouent avec le ROCKY HORROR SHOW avec, entre autres, la comédienne Zabou BREITMANN.

   1986 : un 45 tours (« Dans les rues du désir ») sort sous le nom de HAUTE TENSION que Francis, seul membre originel encore présent, essaie de faire renaître avec l’équipe du groupe LIEVAUX TRANSFO. Cette reformation n’aura pas de suite.

   Francis forme alors un duo avec la chanteuse américaine Sharon EVANS puis avec Patrick CONSOLI.

   En 1987 il fonde 44°5 avec le guitariste Pascal GUEGAN avec qui il enchainera les tournées en Bretagne jusqu’en 1991.

   En 1992, Pascal GUEGAN est remplacé au sein de 44°5 par Benjamin THUIZIR (Ex BASHUNG, J.M CARADEC …).

   En 1995, Francis, Yannick, BALOO et COCO décident à l’occasion d’un bœuf de « remettre le couvert » et de reprendre les répétitions entre potes. De nouvelles compositions voient le jour, chaque membre mettant au service du groupe l’expérience acquise en 25 ans de projets musicaux divers. En 2007, ils décident de concrétiser ensemble ces retrouvailles musicales en enregistrant « Traverse ma route » un album de pur Hard Rock N’ Roll qui voit le jour en octobre 2010. 

   La gestation de cet album aura nécessité quelques années car si les chemins professionnels se sont écartés rendant parfois difficile les plannings de travail, il aura fallu également composer avec celui du TRIANON HALL, studios dont les murs résonnent alors encore des voix des nombreuses personnalités y ayant préparé disques et tournées (SCORPIONS, Charles AZNAVOUR, Francis CABREL, LES FORBANS, THE PRETENDERS, Stevie WONDER, Michel FUGAIN, Jean Jacques GOLDMAN, INDOCHINE, ZAZIE … ).

   Le 18 octobre 2011, le décès soudain de Jean-Daniel prive le groupe d’un des moteurs de sa réunion. Un unique concert a été donné depuis au TRIANON HALL le vendredi 21 janvier 2011 aux cotés entre autre de SUPERFIZ, BIG BEN, ADDICTION …

 DISCOGRAPHIE

 1971 GLADY « Reflet »
 1979 HAUTE TENSION LP – « Haute tension » 
  1981  HAUTE TENSION 45 tr – « Rats des trottoirs / au pays des zombies »
 1986 HAUTE TENSION 45 tr – « Dans les rues du désir / J’ai la flemme »
HAUTE TENSION 2010 HAUTE TENSION – CD « Traverse ma route »