2ème album officiel des vétérans du french Metal que sont DYGITALS, « Dynamite » est doté d’un artwork de couverture improbable, digne d’un jeu vidéo de série B des années 90, Mais comme disent les anglais : « Don’t judge a book by its cover », curieux de savoir si l’énergie incroyable dégagée sur scène avait survécu à l’épreuve du studio, j’achetais donc le CD à la sortie de leur concert de l’espace traversière, en première partie d’OCEAN.
Dès les premières notes de Dynamite je me prends la réponse en pleine face, le quintette se lâche et ne fait pas de quartier. Les titres passent et ne se ressemblent pas, les refrains accrochent et restent en tête, tout est là, titre après titre, sans aucun moment faible.
« 30 years of Rock » est la démonstration que DYGITALS a su évoluer tout en ne reniant rien de ses origines Heavy Old School, comme le prouve d’ailleurs le texte, lequel établi une liste des groupes qui tenaient l’affiche à leurs débuts (1984) et nous offre une excellente synthèse de ce que le combo sais faire. Même si, à première écoute, les composantes Hard US semblent être prédominantes, l’éclectisme musical dont le combo avait su faire preuve dans « Avé » est toujours au rendez-vous et rend au final difficile d’apposer une étiquette à la musique de DYGITALS, ce qui fait en partie la force de cet album.
« Everybody knows », la ballade de l’album, me fait penser à un subtile mélange d’AEROSMITH et de DIO et fait mouche avec ses changements de rythme, ses soli et les variations qu’Hervé apporte au grain de sa voix.
Le choix de Jean Marc LAVAYSSIERE (SCHERZO) pour tenir les guitares rythmique s’avère un choix judicieux, celui ci connaissant le groupe de longue date complète parfaitement le combo et donne à David plus de libertés pour enrichir les titres de soli et gimmick d’une efficacité redoutable.
Cet album ne comporte aucun raté, le son a été soigné et évite les écueils dont souffrait le premier opus, la production est à la hauteur et restitue parfaitement les qualités dont DYGITALS fait preuve sur scène … Dynamite se révèle comme un indispensables du French Metal 2015, à acheter sans hésitation et écouter sans modération.
Message personnel pour Hervé : « ‘TAIN, TU REPRENDS QUAND MANIAC !! »
TRACKLIST
01. Dynamite 03:44 02. 30 Years of Rock 04:26 03. No Speed Limit 03:32 04. Sin City 04:52 05. Everybody Knows 04:56 06. Will You Help Me 03:53 07. No Way Out 04:33 08. We Wanna Live Free 03:30 09. Don’t Want to Let You Down 04:23 10. End of the Story 03:29
LINE UP
Hervé TRAISNEL : Chant David DUGARO : Guitares Jean-Marc LAVAYSSIERE : Guitares Jack GAYFFIER : Basse Alain CLOUET : Batterie
ENFIN ! C’est la première chose qui m’est venu à l’esprit avec la sortie de ce premier album de DYGITALS …
« DIGY .. QUOI !! »
Aaaaaah ! Je te sens interloqué jeune Padawan, sache qu’il fut un temps lointain, avant que l’empereur n’asservisse les masses avec l’étoile noire de la télé-réalité et les fessesdebouc troopers, où une peuplade sauvage appelée Hardausse se déplaçait dans des salles voir des groupes en vrai, qui jouaient directement devant eux …
« Ok maitre Troyan, comme au BIGFEST ? »
Nooooooon ! Pas des grands machins avec 36 scènes, 400 groupes qui jouent 30 mn vite fait devant 30000 mecs bourrés. Des salles à l’échelle humaine, où il n’est pas nécessaire d’avoir un écran géant pour différencier la femme de ménage du guitariste.
« Ok, comme au PASSLEFRIC alors ! »
Tu veux une baffe, petit scarabée ! Je t’ai dit UNE SALLE, un vrai endroit avec un vrai son, pas un repère de bouffons apprenti rebelles ! Des salles, pas des rades ! A l’époque les groupes jouaient dans des salles municipales appelées M.J.C. et portaient la bonne parole dans les banlieues les plus reculées
« Pas dans le 9.3 quand même ? »
‘tain le boulet ! Bien sûr que si, dans le 9.3 aussi et certains de ces groupes s’y faisaient même une bonne fan base.
« Ok !! et du coup ils faisaient des disques ! »
Euuuuhhhh ! Bin justement, non ! À l’époque faire un disque coûtait très cher et les groupes devaient trouver une maison de disque qui accepte de les produire, et c’est la qu’était le problème.
Avec tes questions à deux balles tu m’as fait perdre le fil, Padawan. Ah si, ça me revient …
… ENFIN ! DYGITALS, un des espoirs remarqué, et remarquable, du milieu des années 80 sort son premier véritable album.
Au fil du temps, les musiciens du groupe ont évolué, suivi des directions artistiques très variés, parfois surprenantes, qui ont contribué à forger une véritable identité musicale qui s’exprime ici au travers de 12 titres se jouant des étiquettes et des querelles de style stériles.
Tout au long du CD, puissance et mélodies sont impeccablement dosées pour servir des compositions taillées pour la scène qui restent en tête. Tout est parfaitement en place, chaque titre possède son lot de rebondissements qui permettent à chaque nouvelle écoute de redécouvrir un détail, un élément même minime, qui fait que l’album peut être écouté et réécouté sans se lasser.
Outre les excellents « Stars of life » et « Believe in Rock n’ Roll », déjà connus des afficionados, ce « Avé … » regorge de pépites tel que « green man », « reason to live », « play with me » ou « killing machine » … en fait je pourrais citer n’importe lequel des titres de l’album tellement les influences et styles sont variés. La signature vocale d’Hervé s’est affirmé avec le temps et, si le timbre qui portait les titres heavy/speed francophone des débuts de DYGITALS est toujours présent, il s’est enrichi d’un grain qui n’est pas sans rappeler à certains moments celui d’un Dan MAC CAFFERTY ou d’un Marc STORACE. Coté instruments, le duo basse/batterie formé par Jack et Alain est parfaitement rodé et fourni à David une solide base pour développer, au travers de son jeu de guitares, l’univers musical de DYGITALS.
Un album excellent à qui je ne reprocherais que deux choses. Le choix de l’utilisation systématique de l’anglais, dommage quand on a connu la période francophone du groupe, dont témoigne en bonus track leur standard « Avé César » (Hervé soit sympa, je veux entendre « Maniac » sur le prochain album;-)). Le mixage, qui dessert le chant en « gommant » certaines des fréquences basses de la voix qui perd en profondeur.
Malgré ces légers bémols, « Avé … » est un album à posséder, révélant un groupe à l’identité marquée qui emprunte mélodie et technicité aux périodes plus récentes de sa carrière tout en restituant l’énergie brute qui émanait du DYGITALS de 1984.
2ème véritable album du groupe, « Angel of Desire » reprend les cinq titres de leur excellent MCD « World of desire » auquel s’ajoute 8 compositions inédites.
Avant de parler du contenu, examinons le contenant. L’artwork, signé par Mark LEROY, est un modèle du genre. L’univers graphique reprend celui de « World of desire » dans une déclinaison nocturne qui s’annonce d’ores et déjà comme une forme abouti de leur production précédente.
Les possesseurs de « World of desire » ne sont pas lésés avec cet album car, bien que tous les titres soient repris dans « Angel in disguise » tous ont été revus à la hausse, tant sur le son que sur les arrangements. Difficile de trouver le défaut d’un tel album avec lequel SHANNON passe la vitesse supérieure. Plus qu’un bon album de Hard Rock Français, Angel In Disguise se révèle un excellent album de Hard Rock, sans restriction de nationalité.
Un sans faute pour SHANNON et un album indispensable à toute bonne discothèque Hard & Heavy.
TRACK LIST
01 – Do you know ? (04:24) 02 – Hungry for love (05:00) 03 – No more lies (03:50) 04 – Keep on rolling (03:38) 05 – No better time (04:25) 06 – On & on (04:17) 07 – Love in your eyes (03:52) 08 – Long gone (04:34) 09 – Winter night (04:18) 10 – Coming back to you (04:27) 11 – Hang on (04:56) 12 – Change your heart (04:48) 13 – Road of desire (04:52)
LINE UP
Olivier DEL VALLE : Chant Patrice LOUIS : Guitares Thierry DAGNICOURT : Claviers / Choeurs Nicolas FIXY : Basse Benjamin BERGEROLLE : Batterie
Saloperie d’été, il fait chaud, je rentre du taf et le train déconnait encore, 2 h30 pour faire 30 bornes avec des co(ns)-voyageurs parfumés à l’eau de skunk. Les programmes télés sont minables et je m’acharne depuis 15 mn sur ma gratte sans tirer le moindre riff intéressant, même ma basse me regarde de travers.
Bon ! C’est officiel je suis vénère et il faut que je me défoule en répandant le mal autour de moi. Je sais ! Je ne sais faire que le mal … mais je le fais bien et il faut accepter les dons offerts par dame nature.
Histoire de bien démarrer, une chronique cassante sur un EP que je n’ai pas écouté serais un bon début, ça a très bien réussi à Philippe MANOEUVRE et à plein d’autres journaleux alors pourquoi pas à moi ?
Je prends donc un des CD que je n’avais pas eu le temps de chroniquer … THE BYMZ, Hahaha (rire satanique), rien que le nom à l’air d’une blague, ça commence bien. Qu’est ce que ‘est que ce BYMZ ? Un groupe au nom dont le ridicule n’a probablement d’égal que la musique … Ouais, je vais déjà mieux, ça va être une boucherie. Et après tout, si je l’écoutait histoire de taper là où ca fait mal.
Pour commencer l’artwork, qui est vraiment P… pas mal en fait, même plutôt bien. Tant pis je vais me rattraper sur la prod. Derrière la console il y a donc … Achilm KÖHLER (PRIMAL FEAR, KISKE/SOMMERVILLE, BRAINSTORM, GODIVA …), bon OK c’est une pointure, et alors ! Dieter DIERKS avait bien fait un son de merde à HIGH POWER, et pas vraiment avantagé WARNING sur le deuxième album. Je mets sur play pour vérifier … et merde, saloperie de Teuton, ça sonne à mort ! … je vais être obligé de me rabattre sur les compos. Je vais te les cuisiner aux petits oignons moi les sangliers des Ardennes, façon banquet gaulois ! Je ne vais quand même pas laisser un groupe au nom improbable me gâcher ma mauvaise humeur.
C’est parti pour les 5 titres, pas de quartiers, Belzebuth reconnaîtra les siens.
Ok ! l’intro est bonne, coté musical on retrouve du bon vieux rock, additionné d’un zeste de Metal actuel et de Heavy old school. ‘tain je vais bien réussir à lui trouver un défaut à ce ***ain de MCD. Je sais ! Le chanteur ! Il y a toujours une bonne vanne à faire sur l’accent franchouillard des français essayant de chanter en anglais 😉 et il tente des tenues de notes très haut perchées l’insolent, il va forcément déraper.
Merde, j’ai du rater quelque chose, je me le réécoute … toujours rien, il déchire vocalement … c’est reparti pour les 5 titres … que dalle, c’est quoi ce provincial qui non seulement chante juste, à un excellent grain de voix, monte dans les aigus comme une soprano en pleine extase et pousse la provoc jusqu’à avoir un anglais nickel ?! Histoire d’en rajouter une louche, le gars rappelle furieusement John DEVERILL et l’age d’or de TYGERS OF PAN TANG, « Lay down, stay down » ou « best savoured cold » aurait d’ailleurs parfaitement pu être inscrit au répertoire des britanniques, aigus comme basses sont impeccablement maîtrisés.
Rythmiquement, ces gars de Charleville Mezieres ont le sens du break qui tue, brisant au bon moment la routine des couplets/refrains pour garder l’auditeur en haleine. Les compos cartonnent et sont super en place. Le soliste sait agrémenter les titres en restant discret quand il le faut et en prenant le lead juste ce qu’il faut.
Et merde, non seulement je n’arrive pas à dire du mal de ce MCD mais je me retrouve bien malgré moi à en dire du bien. Impossible d’être un chroniqueur maléfique dans ces conditions, même RAUQUE et FAULK, mes minions anti-Hard, headbanguent comme des dingues.
Un seul moyen de m’en tirer, une conclusion rapide : THE BYMZ est un groupe avec un nom improbable, n’achetez pas leur disque. Il va à coup sur vous plaire et vous aller vous retrouver à suivre leur actu, aller les voir en concert, peut être même vous retrouver au prochain BIGFEST avec un Tee Shirt THE BYMZ. Saloperie d’Ardennais, non seulement ils font de la bonne bouffe mais en plus ils sortent des disques qui tuent …
TRACKLIST
1. Fastlane 2. Not Enough 3. Lay Down Stay Down 4. High & Short 5. Best Savoured Cold
«Du Hard Rock au Metal, LES 100 ALBUMS CULTES», Voici un titre qui ne pouvait manquer de m’interpeller et d’attiser ma curiosité.
En 50 années d’existence notre musique préférée, au travers de toutes les chapelles qu’elle a engendrées, a eu le temps d’accoucher de nombre d’albums pouvant être à plusieurs titres considérés comme cultes. Réussir à en sortir 100 du lot est donc un exercice difficile, similaire à un jeu très en vogue depuis quelques mois sur les réseaux sociaux consistant justement à nommer ses albums ou titres de prédilection.
Sûr de lui, Christian EUDELINE promet de nous présenter non pas 100 albums cultes choisis par ses soins, mais LES 100 albums cultes … là on ne rigole plus, il s’agit d’une liste officielle, décisive, qui doit faire autorité, il n’y a que 100 albums cultes et ce livre les présente.
Je tombe donc de haut en apprenant que DEATH et MERCYFUL FATE n’ont pas produit d’albums cultes, pas plus qu’OCEAN, LES VARIATIONS, SPEED QUEEN, H BOMB ou VULCAIN en France, que BARON ROJO, OBUS, PANZER ou MAGO DE OZ en Espagne ou TANG CHAO en Chine. En revanche STEEL PANTHER aurait produit un tel album, de même que CYNDERELLA ou NASHVILLE PUSSY ??
Inutile d’argumenter plus avant, l’idée même de définir LES 100 albums cultes est stupide … À moins que l’auteur n’ait eu la bonne idée de nous faire part des critères retenus pour définir ce qu’est un « Album culte » digne de figurer dans son ouvrage. Le lecteur avide de culture métallique que je suis se jette donc sur l’ouvrage afin de trouver une quelconque aide pour enfin comprendre ce qu’est un « album culte ».
Recherche vaine, pas de fil conducteur, pas de critères un tant soit peu objectifs, pas d’échantillon « représentatif » du fidèle adhérant au culte du dieu HARDEROQUE, on est à priori face à l’avis d’un unique journaliste et de ce qu’il pense culte …mais après tout, pourquoi pas, d’autant que la sélection faite concerne des albums intéressants même si tout ou presque a déjà été dit sur eux.
Premiers constats, très positifs : l’impression couleur est de qualité correcte ; la pochette de « l’album culte » sur chaque page de droite bénéficie d’un grand format permettant d’en apprécier l’artwork ; le texte, facilement lisible (certains auteurs devraient comprendre qu’un texte rouge vermillon sur un fond rouge carmin est une manière de se foutre du lecteur) est concentré sur la page de gauche permettant de consulter sur une double page et d’un coup d’œil chaque album, une belle réalisation d’imprimerie, … bref c’est un bel objet.
Avec une forme aussi aboutie, tout permettait d’espérer un fond à la mesure de celle-ci, ce qui est hélas loin d’être le cas.
Là où le lecteur est en droit d’espérer de vraies précisions sur chaque album (line up, position dans la carrière du groupe, éléments en faisant un disque culte, auteur de la pochette, anecdotes relatives à l’enregistrement, nombre d’albums vendus, rééditions, conditions d’enregistrement …), l’auteur se contente de bribes d’informations plus ou moins cohérentes, certains textes étant manifestement du remplissage inutile.
Il est vrai que décrire la musique du « Wild Cat » de TYGERS OF PAN TANG avec des éléments aussi fondamentaux que « Robb joue beaucoup avec sa pédale de distorsion » (quel scoop pour un album de Hard Rock »), « … un rock fait de cavalcade et de décharges électriques, un tremblement fait musique » (« Wild cat » serait donc du « parkinson rock »?) nous éclaire vraiment sur l’album.
Sur la page consacrée à « The number of the beast », un tiers du texte concerne la symbolique du 666. Cette proportion est d’ailleurs honorable face aux commentaires d’autres albums (a peine un paragraphe pour « System of a down »),
Si par hasard vous aviez déjà ce livre en votre possession ou envisagiez son achat, préparez du papier, de quoi écrire, et attendez-vous à rédiger des errata afin de corriger les approximations, raccourcis ou erreurs du livre.
Si les groupes anglo-saxons subissent principalement des approximations de la part de l’auteur … telle l’anecdote relative à l’origine du nom de QUIET RIOT, à la signification de « School daze » de WASP, le fantasme récurrent dans les ouvrages d’EUDELINE de la soit disant haine des Hardos à l’encontre des Punks (un léger mépris face au pseudo Punk bourgeois ayant sévi en France dans la seconde moitié des années 70 pouvait parfois exister mais, dans les années 80 aux US et en Grande Bretagne, Punks et Heavy Metal Kids se retrouvaient fréquemment dans les mêmes concerts). L’étonnement de l’auteur quant à l’utilisation de Dave MUSTAINE du terme Speed Metal pour décrire la musique de MEGADETH plutot que thrash Metal a de quoi faire sourire toute personne ayant suivi l’évolution du genre à partir du milieu des années 80 (le terme « speed Metal » était alors bien plus utilisé que « thrash ») … les rares groupes français retenus ont, quant à eux, droit à des révisions historiques dignes de la foire aux cancres.
Ainsi, notre potache, journaliste chez BEST tout de même et co-auteur d’un autre ouvrage humoristique pompeusement nommé « L’encyclopédie du Rock Français », commence très fort son numéro avec SHAKIN’ STREET dont le premier album « Vampire Rock », sorti en février 1978, serait le premier disque de Hard Rock Français !?…
Je vois qu’à cette affirmation tu es déjà écroulé de rire puisqu’il semblerait donc que les LP des VARIATIONS (« Nador », 1969 ; « Take it or leave it », 1972 ; « Moroccan Roll », 1974 ; « Café de Paris », 1975), d’OCEAN (God’s Clown, 1976), de GANAFOUL (« Saturday Night », 1977) ou de VOLCANIA (« L’agression », 1977), pour ne citer qu’eux, n’ai jamais existé … mais notre killer du stand up ne s’arrête pas là et attribue au même « Vampire Rock » la tracklist et la date de sortie de l’album éponyme « Shakin’ Street », nommé aussi « Solid as a Rock » (en référence au sticker qui était apposé sur la pochette du LP). On sent que l’auteur a bien bossé son sujet.
Adepte du comique de Répétition, Christian EUDELINE réitère le précédent gag avec TRUST qui aurait signé avec « antisocial » l’acte de naissance du Hard Rock en France (comprendre Hard Rock Francophone) !! De nouveau VOLCANIA est oublié, ainsi qu’OCEAN … sans oublier les nombreux groupes, moins célèbres à l’époque, qui chantaient déjà dans la langue de Molière sans avoir besoin de l’exemple de TRUST et avaient déjà autoproduits EP ou LP (HAUTE TENSION, BADGE, ATTENTAT ROCK …) . En revanche, « Répression » est en effet l’album qui, avec antisocial et une médiatisation sans précédent (il s’agit du seul groupe francophone que BEST et ROCK N’ FOLK soutiendront réellement) dans l’histoire du Hard et du Metal en France, a fait découvrir au grand public le genre.
La palme de l’histoire réinventée et de la mauvaise copie de wikipédia revient à la page consacrée à WARNING, tout y est mélangé, les informations relatives aux musiciens sont erronées, raccourcis et approximations sont accumulés en quelques paragraphes, on y apprend que les musiciens font preuves sur le premier album « d’une surprenante technique » … Quand on sait que les 3 groupes phares de l’époque étaient TRUST, OCEAN et WARNING on voit mal ce qu’il y a de surprenant, les musiciens médiocres s’orientaient vers des styles plus abordables … ou devenaient critiques pour magazines spécialisés.
SATAN JOKERS et SORTILEGE échappent de justesse au massacre, sans pour autant être exempts de petits gags discrets. Ainsi « Satan Jokers III » devient un album écrit et entièrement chanté par Renaud HANTSON … Pierre GUIRAUD fait pourtant toujours parti du groupe à l’époque et sa voix reste parfaitement audible sur l’album, notamment sur « Wounded knee 73 » dont il a écrit le texte et que les quatre membres du combo ont composé, « Pas de solution » est quant à lui écrit par Renaud et Stéphane. Enfin, j’étais naïvement persuadé que « Get it on » était une reprise de T-REX et non un titre de SATAN JOKERS. Quant à SORTILEGE, je me contenterais de relever la drôlerie de certaines phrases
« Du Hard Rock au Metal, les 100 albums cultes » est un livre avec de jolies images et une préface sympa de Francis ZEGUT. C’est d’ailleurs là tout son intérêt, n’espérez pas apprendre quoi que ce soit d’intéressant et, surtout, de plus fiable que sur n’importe quelle page web sur le sujet.
Un achat à éviter à moins que vous ne soyez un fan inconditionnel d’émission telles que « les 100 chansons préférées des français », les « 50 plus beaux gadins de vidéo gag » ou « les 30 bouquins les plus inutiles de l’histoire du journalisme Rock ».
Très ouvert musicalement, « Un monde à l’envers » est l’unique album, enregistré en 2005, du groupe du même nom. Dans ce projet surprenant, UN MONDE A L’ENVERS n’hésite pas à marier l’énergie de l’électrique à la douceur de l’acoustique (« tôt ou tard »), à transgresser les genres et à jouer d’influences très diverses reflétant le vécu de chacun des membre du quatuor. Pour les accrocs des comparatifs on pourraient toutefois dire qu’on retrouve dans UN MONDE A L’ENVERS un mélange d’originalité de groupes hard 80’s tels qu’ONIX, d’efficacité de groupes de Rock tels que DOLLY (« Precious »), de Rock Alternatif à la française et de Metal.
Au chant si je vous dit STEVIE cela vous rappelle quelqu’un ? … Le cancre au fond de la classe qui a répondu « C’était pas le mec du loft ? » va me faire le plaisir d’aller trainer tout de suite les patches de sa veste de Poser ailleurs que sur ce site … vous êtes le maillon faible, au revoir !
Cet album est donc l’occasion de retrouver cette grande dame du Hard Rock « Made in France », des années après SPEED QUEEN, son album solo et TOUCH, dans un nouveau projet musical mélant originalité et efficacité.
« Un pont dans la nuit » ouvre l’album avec son riff bien Hard auquel viennent vite s’ajouter des sonorités métalliques plus actuelles. Le couplet , marqué par une partie vocale scandée inédites dans la discographie de STEVIE, tranche avec la mélodie du refrain. Le tout marque clairement la volonté du groupe de présenter sa musique, sans concessions aux étiquettes et canons de tout poil dans lequel on enferme trop souvent les groupes hexagonaux.
« Mystérieuse » s’éloigne du hard pur et dur en jouant sur les contrastes, beaucoup d’effets planants, des passages de guitares saturés et des touches de lead donnant une couleur Rock / Metal expérimental, une bonne occasion d’apprécier la richesse du jeu de Sacha LEGOFF.
La guitare et le chant offrent des compositions variés aux mélodies souvent inattendues reposant sur une assise rythmique solide apportée par la batterie d’Eric LORTIE et les basses de François GRIERE, efficaces et discrètes.
Ainsi, des titres tels que « Je te suis » ou « Dormir » allient guitares et batterie puissantes à des ambiances faisant varier les intensités.
« Dehors » : toujours ce grain unique alliant puissance et féminité, avec ce voile dans la voix qu’on ne rencontre que trop rarement dans les productions Hard & Metal.
« Tes yeux noirs » : un arpège rythmé, Stevie montre l’étendue de sa maitrise vocale en s’autorisant même quelques passage trip hop ainsi que des décrochés en voix de tête se mariant parfaitement avec son timbre.
Un monde à l’envers, la chanson titre, reflète bien la philosophie de ce CD … faire un album qui ai du style sans s’enfermer dans aucun. La guitare emprunte à la culture indienne ses gammes et ses rythmes tout en jouant sur des sonorités chères au rock et au métal occidental.
Des musiciens aguerris et créatifs, une chanteuse exceptionnelle, un album que le monde du Rock et du Metal français auraient du porter haut et faire connaître, ne serait ce que par fierté de montrer un produit francophone qui ne se contente pas de recopier le style des groupes étrangers mais ose prendre des risques en cassant les conventions pour proposer son propre style.
Pourtant, Malgré tous ces atouts, cet album ne fera réagir aucun producteur ou distributeur potentiel, la presse soit disant spécialisée ne s’est pas engagée pour parler de ce groupe dont la promotion a été pour ainsi dire inexistante … au final le soutien mérité n’a pas été au Rendez vous … pas de doute nous vivons bien dans « Un monde à l’envers ».
TRACKLIST
01 – Un pont dans la nuit 02 – Mystérieuse 03 – Je te suis 04 – Tes yeux noirs 05 – Precious 06 – Tôt ou tard 07 – Je te tout 08 – Dehors 09 – Un monde à l’envers 10 – Dormir
LINE UP
STEVIE : Chant Sacha LE GOFF : Guitares Eric LORTIE : batterie François GRIERE : Basse
Un tic-tac sur fond d’ensemble à cordes et de chœurs trace une trame de fond sur laquelle vient se poser, de façon quelque peu théâtrale, la voix de Jean Pierre MAURO. Choix surprenant de prime abord mais qui par contraste rend plus efficace l’entrée en puissance des musicien, renforcée par une orchestration qui n’est pas sans rappeler les ambiances musicales de Danny ELFMAN illustrant les œuvres de Tim BURTON (notamment ces notes de piano en arrière plan).
Le cimetière des fous entretient la surprise par un coté décalé où le couplet « scandé » s’oppose à un refrain qui reste bien en tête. Un tel titre doit certainement gagner en intensité en live mais le couplet souffre de certaines faussetés apparentes sur les fins de phrases qui gènent sur un enregistrement studio.
« La cour sans miracle » vient heureusement présenter une autre facette de la voix de Jean-Pierre avec un chant plus posé, plus précis. L’intro me rappelle l’esprit de certains breaks des WINGS, le résultat est très efficace.
Les titres s’enchainent et ne se ressemblent pas, avec toujours cette volonté de jouer avec les effets sonores et les arrangements. On peut saluer la variété des titres et des thèmes abordés, la propreté de la production, la recherche dans les ambiances sonores, le soin apporté à certains textes, … autant d’éléments dans lesquels chaque Metalleux devrait pouvoir trouver son bonheur.
En ce qui me concerne, je retiendrais particulièrement « La cour sans miracle », « Nocturne », « Au bout de ta vie » pour le sujet abordé, le travail en chant clair et la feeling général du titre, « Les titans » ou « cavale ». En revanche je ne suis que peu sensible au leitmotiv de « Fan », aux guitares « façon breaking the law » d’« A toute vitesse » et au refrain des « Seigneurs de la guerre ».
Le point le plus sujet à controverse se trouve, comme toujours avec ROZZ, au niveau du chant lead. En effet, Jean Pierre MAURO n’est pas un chanteur « technique » et ses lignes de chant manquent parfois de précision.
En revanche, c’est un front man accompli qui a su imposer une authentique signature vocale indissociable de l’identité de ROZZ. Jean Pierre possède un grain très personnel, inhabituel dans le Metal français, qu’il assume parfaitement et utilise pour faire vivre ses textes. Il n’hésite pas sur cet album à prendre des risques en dévoilant une palette plus étendue que sur « Une autre vie » et « 2009 », ajoutant au style « récitatif » habituel des mélodies de chant plus élaborées et un boulot d’interprète qui ne peut que payer à long terme.
Vous l’avez compris, bien que n’étant pas toujours « fan » des options artistiques choisies par ROZZ, je ne regrette pas mon achat. « D’un siècle à l’autre » est un bon album, sincère, avec des prises de risque, un livret de 16 pages bien réalisé (malgré l’absence du texte de « sans pitié »), des titres qui ne se dévoilent parfois qu’après un certain nombre d’écoutes, des parties instrumentales intéressantes, un grain de voix étonnant, parfois dérangeant, qui sait se charger d’émotion … un tout qui donne envie de voir cet opus suivi par bien d’autres.
TRACK LIST
01 – D’un siècle à l’autre (2:16) 02 – le cimetière des fous (3:23) 03 – La cour sans miracle (4:16) 04 – Peine perdue (4:11) 05 – Nocturne (4:29) 06 – Au bout de ta vie (4:57) 07 – A toute vitesse (3:58) 08 – Sans pitié (3:59) 09 – Wendigo (4:43) 10 – Les Titans (5:26) 11 – Les Seigneurs de guerre (3:52) 12 – De guerre lasse (4:50) 13 – Fan (3:48) 14 – Cavale (2:52) 15 – Tu… (3:51) 16 – In cauda aurum (2:16)
Deux ans après le premier album, un bijou injustement sous estimé du nom de « Vampire Rock », Fabienne Shine revient avec SHAKIN’ STREET dans l’espoir de casser la baraque. L’arrivée de « Solid as a Rock » (qui d’ailleurs ne fut nommé ainsi qu’après sa sortie) en 1980 est une claque pour les amateurs de Hard Rock en France.
Exhiber une chanteuse charismatique aurait contenté bien des groupes, mais SHAKIN’ STREET ne se limite pas a ce cliché et offre tout au long de cet album une voix claire et puissante additionnée d’une sauvagerie étonnante, tantôt brutale (« solid as a rock »), tantôt sensuelle (début de « every man, every woman is a star »).
L’aspect instrumental n’est pas en reste, chaque musicien est parfaitement à son poste. Le duo basse/batterie formé par Mike WINTER et Jean Lou KALINOWSKI donne au groupe une assise solide, les guitares d’Eric LEWY sont inspirées et ne laissent aucune place au hasard, enfin, last but not least, le groupe accueille en Lead Guitar l’ancien guitariste des DICTATORS, futur fondateur de MANOWAR, Monsieur ROSS THE BOSS en personne, alors jeune guitariste américain dont les qualités professionnelles et le talent ne faisaient déjà aucun doute.
Le groupe attaque fort dès le premier titre, « No compromise » porte bien son titre, puissance et mélodie, tout est là. Cet album, bien qu’anglophone, fait partie des fondements du Hard Rock français et ravive la flamme allumée plus de 10 ans auparavant par LES VARIATIONS. Avec ces 9 titres, SHAKIN’ STREET réalise un sans faute et donne un excellent exemple de l’ouverture musicale caractéristique du hard made in France de sa génération, les diverses influences musicales sont intégrées à ses compositions sans jamais être plagiaires.
Doté d’une production impeccable, cet album fût entièrement réalisé aux États-Unis où le groupe s’était expatrié pour cause de pauvreté des structures en France. SHAKIN’ STREET connut d’ailleurs un relatif succès outre atlantique.
Au risque de me répéter dans ces chroniques, certains albums font partie de notre histoire et de notre patrimoine et tout Métalleux digne de ce nom se doit de les écouter au moins une fois, et de connaître leur existence.
Aimer ou ne pas aimer est ensuite une affaire de goût personnel qui doit être respecté, mais il ne faut pas oublier que sans ces « anciens » pour ouvrir la voie, pas de Metal français, ni « traditionnel » ni « extrême ». Nous en serions peut être réduits à nous contenter de faire du headbanging sur les « hymnes rock» servis par les productions poubelles dont les média nous abreuvent et dont les noms et la musique sont si éphémères qu’il est inutile de les mémoriser.
TRACKLIST
No Compromise Solid As A Rock No Time To Lose Soul Dealer Susie Wong Every Man, Every Woman Is A Star Generation X So Fine I Want To Box You
LINE UP :
Fabienne SHINE : Lead Vocal Eric LEWY : Rhythm guitar ROSS THE BOSS : Lead Guitar Mike WINTER : Bass Jean-Lou KALINOWSKI : Drums
Pour commencer cette chronique je tiens a remercier Shreut qui m’a permis de découvrir PONCE PILATE par l’intermédiaire de son blog.
Après un Prologue et un premier titre « imagines » où métal et prog sont étroitement liés, allant jusqu’à rappeler parfois certains accents d’ANGE (ce qui est aussi le cas de « les anges de Balthazar »), le groupe change de registre en attaquant « violences et faits divers », titre hard rock très typé fin 70’s.
« les cloches de l’enfer », excellente ballade Heavy, affirment l’éclectisme du groupe qui ne semble pas vouloir se cantonner à un seul aspect du Hard Rock. Plus loin, « Morphine Queen » crée une nouvelle surprise, ce morceau est superbe et précurseur d’un style qu’affectionnera plus tard NOIR DESIR.
Dans l’ensemble, PONCE PILATE ne craint pas de sortir des sentiers battus et présente une originalité certaine et de nombreuses qualités créatives. On peut toutefois lui reprocher certaines longueurs dans les instrumentaux où le même motif est parfois répété plus que nécessaire sans que l’arrangement amène de nouveaux éléments au titre. La justesse du chant connaît également parfois quelques dérapages, heureusement compensés par les nuances de voix que le chanteur sait amener pour enrichir l’ensemble.
Malgré ces « défauts de jeunesse », PONCE PILATE signe avec « Les enfants du cimetière » un bon album qui aurait mérité de connaître des suites tant le talent est présent à chaque titre. Mais il est vrai que nous parlons ici d’un groupe de hard français (d’un duo en fait), ce qui exclu généralement une vrai seconde chance (ou déjà une première puisque cet album est une autoproduction).
Prologue – Imagines – Violence et faits divers – Les cloches de l’Enfer Laetitia – La vierge de fer – Ponce Pilate Ishtar Vandemm et Gosthall- Morphine Queen – Les anges de Balthazar
Il est des groupes qui savent se faire attendre. C’est le cas d’ARES qui sort (enfin) son premier album après avoir écumé toutes les scènes imaginables de Picardie, de l’Hexagone et de sa périphérie (à l’exception du Stade de France, ils ne jouent quand même pas n’importe où).
Le packaging de ce premier opus offre un artwork et un livret soigné et échappant aux clichés du genre. Le logo du groupe, retravaillé pour l’occasion, et le titre de l’album ne laissent aucune ambiguïté sur le contenu du CD, so let’s talk … « About Metal ».
Le départ en fondu des guitares rythmiques et de la batterie évoque une charge que viennent briser la basse et la guitare solo pour l’intro de « perchance to dream ». Les titres s’enchaînent alors intelligemment avec certaines liaisons particulièrement soignées. Ainsi, le crépitement des flammes de l’outro de « Burn & die » se prolonge pour l’intro de « Spartan », marquant une volonté, assez rare en French Metal pour être soulignée, de réaliser une véritable œuvre discographique et non un simple enchaînement de chansons.
« Burn & die », titre qui ne me plaisait pas du tout lors de ses premières versions live a su s’enrichir au fil des concerts pour devenir très prenant. « Echec », unique titre francophone de l’album (ça serait d’ailleurs sympa d’en écrire d’autres), est un morceau de bravoure de 6 minutes 44 qui conclue parfaitement cet album en mettant chaque musicien en valeur tout en gardant une cohésion exemplaire.
Malgré une prise de son qui d’évidence ne sors pas d’un studio à gros budget, le mix est bien équilibré et permet une véritable écoute de chaque instrument, l’attention particulière portée sur le rendu stéréo est un gros plus pour ceux qui privilégient la qualité de l’écoute au volume et offre une redécouverte des titres par rapport à leur version de concert.
Tout au long des 8 titres de « About Metal », ARES nous fait découvrir un univers varié alliant puissance et musicalité, l’ensemble dégageant une grande richesse mélodique et rythmique et révélant des musiciens accomplis.
Si le spectre particulièrement large couvert par la voix de Damien est le premier élément marquant, les autres membres du combo ne sont pas en reste. Le duo basse/batterie fonctionne parfaitement, avec un jeu de batterie bétonné et une basse qui allie précision rythmique et sens de la mélodie. Quant aux guitares, celles-ci font honneur au Metal et démontre que feeling et précisions peuvent aller de pair. Chaque membre du combo présente, dans son domaine, des qualités indéniables dont la somme hisse ARES nettement au dessus de la moyenne des groupes français.
Autre point fort de l’album, les textes sont conformes à l’esprit de la musique, précis et élaborés. Les paroles d’« About Metal » font toutefois exception car, conçu comme un hymne, ce titre véhicule des idées simples bien que fondamentales quant à la nature de notre musique. Je regrette toutefois, eu égard à la qualité de l’écriture et au soin général apporté aux parties vocales, que l’articulation de certains mots rende parfois difficile la bonne compréhension du texte.
Bien que fidèle à un Métal « traditionnel » proche de l’esprit du Heavy des 80’s, ARES ne joue pas une musique figée dans le passé en caricaturant ses prédécesseurs mais a su se forger une identité propre.
« About Metal » est un album de Metal français d’une qualité rare voire, si on considère qu’il s’agit d’un premier album autoproduit, exceptionnelle qui devrait prendre une place de choix au sein de votre collection de CD. ARES fait partie de ces groupes aptes à rappeler qu’il existe un Métal français de qualité et confirme par cet album les qualités dévoilées sur scène. Un indispensable !
TRACKLIST
01 – Perchance To Dream (4’42) 02 – Burn and Die (3’26) 03 – Spartan (4’53) 04 – Moonless Night (4’38) 05 – Virtue of the Weak (6’10) 06 – About Metal (4’20) 07 – The Art of Hypocrisy (4’07) 08 – Echec (6’33)
LINE UP
Damien GAUDOIS : Chant Frederick ALLANIC: Guitares Stéphane PETIT : Guitares Daniel MEUNIER : Basse Franck FERRER : Batterie