ADX : Groupe de Heavy Metal / Speed Mélodique fondé en 1981. après un premier split en 1992 le combo se reforme de 1997 à 2001 pour revenir en 2006 sur la scène Metal.
ALBEROLA Noël : Bassiste historique du groupe OCEAN
AMIOT Julien : Guitariste du groupe de Heavy Metal WOLF’S GANG.
AMORE David : Batteur de NIGHTMARE depuis la reformation de 1999. Frère de Jo AMORE
AMORE Jo : Batteur de NIGHTMARE de 1980 à 1987. Chanteur et membre fondateur de TEMPLE de 1986 à 1995. En 1999 il fait renaitre NIGHTMARE dont il assure depuis le poste de chanteur.
AMPHYCION : voir Florent BRUNET-MANQUAT.
ANDRIEU Nicko ( – 2001) : Batteur de KILLERS de 1998 à 2001. Il enregistre pour le groupe 3 albums (« 109 », « Mauvaises graines » et « Killing Game ») avant de décéder le 16 juin 2001 dans un accident de moto. Un neuvième titre « pour toujours » lui rend hommage dans la réédition 2001 de l’album « Mise aux poings ». Frère du guitariste Thierry ANDRIEU.
ANZIL Jean-Marc : Batteur de Still SQUARE lors de la reformation du groupe de Janvier à Septembre 2008, Batteur du groupe de Rythm & Blues ESCAPE, batteur de SHANNON depuis 2010.
APIOU Christophe : Alias Chris CHIMBLEY. Chanteur de SERVICE COMPRIS (1981-1985) puis de JINX, nouveau nom du groupe (août 1985 – février 1990).
APROSIO Daniel : Batteur et membre fondateur du groupe de Hard Rock Niçois KAROLINE (1980-1981)
ARES : Groupe originaire de l’Oise créé en Novembre 2006 par 4 des anciens membres de WILLER.
ARNOUTS Fabrice : Guitariste du groupe de Metal Basque KILLERS de 1994 à 1996.
ASMODEE : Groupe de Heavy Metal fondé en 1982 à Tremblay les Gonesses. En 1984 ils sortent une Démo K7 de 5 titres.
ASSELBERGHS Matt : Guitariste de NIGHTMARE depuis début 2012.
AUDIC Hervé : Clavieriste de GHOST OPERA.
AUGUSTIN Christian : Chanteur fondateur de SORTILEGE en 1981. Depuis la séparation du groupe en 1986 on peut le retrouver en tant que spécial guest auprès de MANIGANCE, FURIOUS ZOO, SATAN JOKERS et REBELL 8. En 2008 il remonte brièvement sur scène dans le cadre de ZOUILLE & HANTSON.. Il participe à la reformation de SORTILEGE en 2019 avec Daniel LAPP
AUREL : aka Aurélien OUZOULIAS, batteur de SUPERFIZ, MÖRGLBL et de SATAN JOKERS. Ex ZUUL FX
En 1985, je découvrais en Angleterre la démo d’un groupe français qui circulait dans toute la communauté métallique de Croydon grâce au zèle de Denis, un pur british qui tenait « Rock of Ages », une toute petite boutique (LA boutique Metal de Croydon) où on arrivait pourtant a trouver les plus grandes raretés. Le combo, bien que francophone, avait sans aucune opération promotionnelle conquis les metalheads les plus difficiles de cette banlieue londonienne où on ne savait rien d’autres du groupe que son nom « EXCALIBUR ». Cette fine lame du Metal made in France devait pourtant disparaître sans laisser de traces vinyliques derrière elle.
La quête de ce Graal métallique menée par quelques fidèles fini par être récompensée puisqu’en 2008 EMANESMETAL RECORDS sortait le LP qu’EXCALIBUR méritait depuis si longtemps. La pochette de ce « Fils Vengeur » reprend le graphisme de la démo originale et contient un livret intérieur offrant des photos inédites et les textes.
EXCALIBUR délivre un Speed Metal d’avant garde pour son époque et s’inscrit dans la même famille musicale qu’H BOMB. Son Métal pur et sans concession frappe au cœur et ne confond jamais vitesse et précipitation. Certains titres sont des hymnes en puissance aussi tranchants et magiques que l’épée dont nos nordistes ont empruntés le nom.
Les 6 morceaux de la démo de novembre 1984, particulièrement efficaces et d’une qualité sonore étonnante, sont évidemment le cœur de cette galette mais n’en sont pas l’unique composante. Un bonus est en effet offert aux fidèles par l’ajout de 3 titres inédits, 2 issus d’une démo de janvier 1984 non diffusée jusqu’alors et de « Heavy Metal » en live, bien que desservis par leur son, ces rarissimes documents d’archives achèvent de faire de cet album un élément indispensable à toute discothèque consacrée au Metal Français 80’s.
« Metal, il me faut ta force. Metal, j’ai besoin de ta puissance, de ton énergie … » la profession de foi est posée, merci pour cette résurrection.
TRACK LIST
Fils Vengeur / Black Speed / Holocaust Prédateur / Exterminateur / Destination Enfer Baby Killer / Apocalypse / Heavy Métal ( Live )
LINE UP
BLACK : Vocals, Guitars PHILL : Guitars BLUE BIRD : Guitars LOU : Bass BUCK DANN : Drums
Phil ’em all nous l’avait bien dit lors de la Vème édition, « pour moi, le PMFF c’est fini, cela sera l’édition ultime », et cela se comprend. Si regrouper 4/5 groupes dans la salle non payante d’un bar et y organiser le festival de la mouche qui pète peut être amusant, et surtout à risques financiers nuls pour l’organisateur, faire un vrai festival, dans une vrai salle de concerts, louer le back-line, répondre aux règles de sécurité imposées pour ce type d’événement, assurer tout ce petit monde, payer de vrais sonorisateurs et de vrais éclairagistes, gérer une dizaine de groupes par jour, faire une promo ne se limitant pas à fesse de bouc … demande un véritable investissement humain et financier et peut s’avérer épuisant.
Mais, à l’approche de la cinquantaine, le bougre se dit, « merde ! Je me referais bien une bringue d’enfer pour mon anniversaire », d’autant que cet anniversaire est l’occasion de célébrer également les 35 ans d’ADX,…. il en parle autour de lui, et , appuyé par la nouvelle structure ADX MUSIC et une flopée de volontaires, lance un événement exceptionnel, le plus grand festival indoor de Metal made in France jamais vu.
Ne pouvant être présent le vendredi, je n’ai hélas pu couvrir que les concerts du samedi et du dimanche.
Avant de détailler groupe par groupe ce PMFF, voici, pour les plus pressés, un bref résumé de l’ensemble.
Les conditions techniques :
coté lumière une réussite, quelle que soit la salle ou l’heure de passage les lights étaient au top, tout était fait pour coller au style et à ce qui se passait en live, des techniciens attentifs à ce qui se passait sur scène et qui n’ont pas succombé à cette mode ridicule d’éclairer le public plutôt que les artistes. Un vrai plaisir pour la vidéo comme pour la photo.
Le son était, lui aussi, exemplaire, les sonorisateurs ayant choisi de miser sur la qualité du mixage plutôt que sur le volume. Enfin un festival où il n’est pas nécessaire de s’enfoncer du plastique dans les oreilles pour éviter les acouphènes et où la musique ne ressemble pas à une bouillie sonore passée au blender. Seul GANG subira des problèmes de son, heureusement compensés par leur maîtrise du live.
L’organisation :
Premier constat à l’ouverture des portes, l’accueil est impeccable et l’accès rapide grâce à un service d’ordre compétent et une très bonne organisation pour l’attribution des bracelet et l’entrée dans le hall central. Un mini Metal Market est installé, proposant un bon choix de CD, Vinyles et merchandising en tous genres. La restauration n’est pas oubliée avec l’installation de 2 food trucks juste à l’arrière de la salle et un bar dans le Hall central et dans un coin de la grande salle … le tout à des tarifs très abordables, et très inférieurs à ceux pratiqués dans la plupart des bars de banlieue.
L’enchaînement des concerts se faisant à la minute près, le timing était très serré, un petit battement de 5 minutes entre les concerts n’aurait pas été de trop, mais cela aurait signifié soit d’enlever au moins un groupe par jour, soit de faire jouer les groupes en même temps sur les 2 scènes, pratiques fréquentes dans les grands festivals mais qui divise fatalement le public, donnant l’avantage aux groupes les plus connus au détriment des combos moins établis, ce qui ne bénéficie finalement ni aux groupes, ni au public … mais permet aux organisateurs de rentabiliser financièrement la salle. Phil’em all a donc fait le choix le moins rentable financièrement, le plus épuisant en matière de suivi des concerts … mais celui qui respectait le plus les groupes et le public.
La salle :
Bien située, proche du RER et facile d’accès par la route, « l’Ultim stage » salle pouvant accueillir 900 personnes, et le « RockFort Stage » salle plus « petite » pouvant accueillir environ 200 personnes permettent aux groupes d’enchaîner les concerts en alternance. Le PLAN est pour trois jours transformé en temple du French Metal avec la possibilité de voir chacun des groupes présents.
Le choix des groupes :
Plus de 40 groupes sur 3 jours, c’est beaucoup, mais l’offre était également à la mesure de l’avènement. Avoir plus de 400 candidats déclarés entraînait un choix cornélien qu’il fallait bien trancher d’une façon ou d’une autre, Phil s’est donc basé sur ses coups de cœurs, les amis proches, ceux qui avaient déjà soutenus ses précédents festivals et ceux qu’il avait reçu au Rockfort show. Un choix très personnel lui ayant valu quelques critiques, chacun ayant son idée de l’affiche idéale. Il est clair que j’aurais moi aussi aimé voir certains groupes qui auraient eu leur place dans un tel festival (BAH GAH DON, MELINE, SEYMINHOL, ORLAG, IRMINSUL, THE BYMZ, ROZZ, SANCTUAIRE, JC JESS, DOWNRIGHT MALICE, VENIN … et beaucoup d’autres) et que j’avais de sérieux doutes quant au choix de quelques groupes qui, à voir leurs vidéos YouTube et leurs biographies, me vendaient pas forcément du rêve.
Au Final, cette affiche s’est pourtant révélée un excellent choix, riche en découvertes et en surprises, avec beaucoup de bons groupes, quelques un moins passionnant, et d’autres exceptionnels … mais aucun groupe inintéressant ou totalement hors sujet et, surtout, un panel de musiciens ayant à cœur de tout donner.
Le décor étant posé et l’ambiance du PMFF résumé, passons, pour les plus courageux d’entre-vous aux groupes eux même. Je me suis attaché à voir chaque groupe, ratant parfois le début ou la fin, le temps de changer de salle ou de faire un court break. Pour les plus pressés, chaque nom sur le running order ci dessous vous conduira directement au groupe concerné.
Les quelques vidéos de FURIES aperçues sur le net ne m’avaient pas vraiment convaincu mais connaissant depuis déjà quelque temps les qualités de scène et le niveau d’exigence de Lynda SIEWICZ, chanteuse bassiste du quatuor, j’étais curieux de découvrir ce groupe en live.
Un temps de jeu assez court, une grande scène à occuper, la pression d’ouvrir … pas de problème pour FURIES qui a attaqué avec un Heavy Metal sans concession. Une claque directe avec une Lynda très à l’aise dans son rôle de Front Woman à la basse et au chant, des guitaristes occupant parfaitement l’espace de la grande scène et un ensemble basse/batterie bien compact … une ouverture de festival plus qu’efficace et un groupe aux qualités scéniques très supérieures à ce que YouTube en présente.
Le temps de sortir de la salle, saluer 2/3 potes et j’avais déjà raté 2 titres d’OCTANE. Le groupe propose un répertoire mêlant Big Rock et Heavy qui ne manque pas d’intérêt . Le chanteur guitariste dispose d’un grain de voix rocailleux et puissant et la voix, très différente, de la chanteuse pourrait apporter un plus si les deux voix travaillaient en harmonie, ce qui n’était pas vraiment le cas. L’utilisation, manifestement pour le gimmick, d’un tom et de deux baguettes par la chanteuse n’apportent pas grand-chose à l’aspect scénique et rien à la musique (des congas façon 70’s ou une autre percussion serait plus intéressants en cela). un groupe avec un certain potentiel mais dont le concept artistique et la technique méritent d’être affiné.
Retour dans la grande salle pour voir BENIGHTED SOUL, cette fois je ne connais rien du groupe. A priori, clavier plus chanteuse, le tout étiqueté « Métal symphonique » … Je craignais fort d’avoir à subir une chanteuse lyrique ratée vocalisant sur fond de violons virtuels … bref le moment idéal pour une pause déjeuner. Curieux de vérifier si ce groupe est aussi ennuyeux dans le monde réel que sur le papier, je décide toutefois de rester au moins 2 titres et bien m’en a pris puisque BENIGHTED SOUL a réussi à me scotcher d’entrée avec la qualité et la variété de ses compositions et la présence scénique de ses membres. Une chanteuse et des musiciens alliant technique et jeu de scène, jusqu’au claviériste qui semble littéralement possédé par la musique du groupe. Une bonne communication avec le public et un concert monstrueux de ces lorrains dont j’espère avoir l’occasion de reparler dans TROYAN FORGE.
SET LIST 01 – Martingale 02 – Broken Icons 03 – Si Se Non Noverit 04 – Threshold 05 – Exceeded 06 -Bound
La « Bay area » au PMFF. C’est en quelque sorte le voyage que nous offre FRANTIC MACHINE. Mais la Bay area dans tous les styles Rock et Metal qu’elle a engendrée, un melting-pot de Thrash, de punk, de garage rock, de flower power (euh ? Non ! En fait ils ont zappé le coté maison bleue et flower power ;-)) … bref de plans visant à faire secouer la touffe. Leur « No freedom, no justice » n’est certes pas le titre idéal pour une soirée en tête à tête romantique mais rentre bien dans la tronche et y reste longtemps \m/.
SET LIST 01 – Insane Pulse Remains 02 – No Freedom, 03 – Peace of Mind 04 – The Other Me
CONSCIENCE avait été pour moi une des découvertes du PMFF IV, du prog’ Metal bien fait, très carré, technique et malgré tout jamais ennuyeux. Le combo reste fidèle à lui même et nous distille une musique de passionnés qui se soucient peu des étiquettes, des compositions originales à la personnalité artistique marquée. Un très bon moment de musique, du début sur « Master of Puppets » au final du set, un medley déjanté mêlant FOO FIGHTERS, MEGADETH, IRON MAIDEN et Britney SPEARS.
SET LIST Intro – Master of Puppets 01 – Ascending Rain 02 – Distance 03 – In Reach 04 – At the hands of the clock 05 – Room For One 06 – Medley : « The Pretender » (FOO FIGHTERS), Tornado of Souls (MEGADETH), « Wasted Years » (IRON MAIDEN), « Baby One More Time » (Britney SPEARS)
Changement de salle et choc culturel avec ONE LAST SHOT, pas le temps de se remettre de l’univers musical ordonné de CONSCIENCE. Passé une phase d’adaptation d’une demi minute je découvre un groupe dont les gimmick, la musique et l’aspect m’ont furieusement rappelé les (bons) groupes britanniques de ce qu’on qualifiait alors de « Punk Rock » à la fin des années 70 et « Punk / Hardcore » au début des années 80 dans les salles de la banlieue londonienne et où se mêlaient Punk à crête et Heavy Metal Kids. ONE LAST SHOT déploie la même énergie en réinventant le style, une patate énorme sur des titres tels qu’ « Embrace the fire » et un don certain pour donner la banane au public.
Retour à un Heavy Metal plus traditionnel avec LONEWOLF, cette fois je suis en terrain connu. Un set puissant et carré, du cuir et des clous, LONEWOLF est une machine de guerre en marche, efficace, directe, incontournable. Headbang or die !
C’est avec en tête la très peu convaincante prestation d’HEADLINE au précédent PMFF que je rejoignais le Rock Fort Stage pour découvrir le nouveau groupe de Didier CHESNEAU, ATTRACTION THEORY, sans réelle motivation il faut le dire.
Bonne surprise, la musique teintée de prog, de Metal et d’un soupçon de Pop Rock jouée par le quatuor se révèle tout de suite intéressante, de belles mélodies, une chanteuse dont l’excellente technique ne nuit en rien à l’émotion, une musique très en place et de belles compositions … un set impeccable dont le seul moment faible à mon goût a été la reprise finale de « To France », de Mike OLDFIELD, à laquelle je n’ai pas réussi à accrocher.
Avec OCEAN, le PMFF nous offrait à la fois un incontournable de l’histoire du Hard Rock Français avec le fondateur de la New Wave Of French Heavy Metal, le groupe qui a ouvert la voie aux SORTILEGE, HIGH POWER, H-BOMB, SATAN JOKERS ou SQUARE, les musiciens qui accompagnaient AC/DC sur le « Highway to Hell Tour » et IRON MAIDEN sur le « World Killer Tour » …, et un groupe disposant d’une véritable actualité avec son album « C’est la fin… », sorti en 2016 en CD et en Vinyle édition collector.
C’est devant une grande salle déjà bien remplie que les doyens du festival attaquent un set composé, à l’exception de l’ouverture sur leur standard de 1981 « Rock N’ Roll », de titres issus du nouvel album. Un Heavy Rock francophone de premier ordre (le premier groupe 100 % francophone de la journée d’ailleurs), efficace et rentre dedans, des refrains qui restent en tête, une technique monstrueuse cachée sous une apparente facilité d’exécution, autant d’éléments assurant une baffe au spectateur. Cerise sur le gâteau, le quatuor est rejoint par Diabolo à l’Harmonica pour « Rouge Lézard » et « Je crois que tu aimes ça », titres auxquels il participe également sur l’album, mais également pour une version inédite de « La mort rôde autour de nous » qui termine brillamment un set mémorable.
SET LIST 01 – Rock N’ Roll 02 – La haine 03 – Desillusion 04 – Instinct animal 05 – Rouge lézard 06 – Je crois que tu aimes ça 07 – La mort rôde autour de nous
Beau challenge pour ASYLUM PYRE qui présentait à l’occasion du PMFF son tout nouveau line up, et donc son premier concert avec cette équipe. Ayant raté les 3 premiers titres (du fait du changement de salle et de l’enchaînement immédiat des concerts), difficile pour moi de me faire une véritable idée du groupe sinon que ce que j’ai entendu était très différent des vidéos vues sur la toile. Le combo est bien en place, la chanteuse est très présente avec un grain de voix qui prend tout son intérêt dans les résonances basses, les musiciens semblent prendre du plaisir à jouer ensemble, l’ensemble donnant un show très visuel … lequel s’achève en bœuf avec l’arrivée sur scène de 3 guests, dont Mathieu de CONSCIENCE et Constance d’ATTRACTION THEORY.
Autre découverte, le Rock / Metal Celtique de Pat O MAY, que je ne connaissais jusqu’alors que dans le cadre de son rôle de guitariste/chanteur de MARIENTHAL. Titres originaux et standards (dont l’incontournable « whiskey in a jar ») s’enchaînent, le groupe se donne à fond dans un set d’une intensité croissante, excellent !.
Il est des cas où on est heureux de s’être trompé, Il y a quelques années je n’aurais pas misé un cent sur HURLEMENT dont le Metal, alors plutôt émoussé, reposait exclusivement sur la personnalité du Gorg et sur les capacités vocales exceptionnelles d’Alexis. J’ai depuis eu plusieurs fois l’occasion de revoir le combo sur scène qui à force de persévérance a su forger son identité avec un Metal affûté et efficace et des compositions en amélioration constante, tout en restant fidèle à son concept initial, devenir un groupe qui fait honneur à la scène française. Un concert menée comme une charge de cavalerie dans une salle du Rock Fort Stage pleine comme un œuf,, un carton plein mérité pour HURLEMENT, et pour moi un passage obligé par le stand METAL BERET pour acquérir leur dernier opus « La mort sera belle » ainsi, que celui de MELINE « The Crucified ».
SET LIST 01 – Ordalie 02 – Prince Noir 03 – Guerrier 04 – Brothers of the Watch 05 – Pavillon Noir 06 – Mercenaire.
MANIGANCE prend la suite avec comme d’habitude un show millimétré, pas une note qui dépasse et des compos excellentes. Le groupe est toujours aussi bon et le chant de Didier DELSAUX posé et précis. Du grand art.
Yann ARMELLINO & EL BUTCHO, ou la rencontre des contraires : Un guitariste calme et réservé et un chanteur extraverti, tous deux techniquement irréprochables, un mélange efficace de feu et de glace. Malgré la qualité des musiciens et du concert lui-même, j’avoue toutefois ne pas avoir totalement accroché.
Un concert d’ADX plus tard (nous reviendrons dessus en même temps que le concert du dimanche) retour dans la « petite » salle pour SHOEILAGER. Avec eux pas de mauvaises surprise possible, ces mecs sont excellents, de purs passionnés capables de faire des kilomètres pour s’éclater avec le public et partager leur amour de la musique, même en fin de journée quand les moins résistant regagnent leurs pénates et ratent une fin de journée grandiose. Un temps de jeu court ? Pas de problèmes pour les warriors marnois qui adapte leur set à la perfection.
Last but not least, un groupe dont la présence était une énigme pour beaucoup, BOISSON DIVINE. Sur le papier, le fait de voir « du folk-Metal chanté en gascon, avec flûtiaux et binious au programme » n’avait rien de très motivant.
Franchement, vu la fatigue de fin de journée et le fait d’avoir encore 2 heures de route avant d’être chez moi, je suis resté par politesse et par respect pour un groupe qui avait quand même fait le déplacement de son Gers natal pour venir risquer de se prendre un vent mémorable en région parisienne. Et de fait, peu de réactions visibles aux deux premiers titres du combo, ce qui pousse le chanteur à demander au public s’il n’y a que des vieux dans la salle … en fait je peux te répondre précisément maître Baptiste, il n’y avait pas que des vieux dans la salle (OK, il y en avait quand même, puisque j’étais là), mais ce calme des premiers instants n’était pas dû à un désintérêt pour ton groupe mais surtout à la surprise quant à la qualité et à l’énergie de ce concert et à l’envie de prendre une petite pause pour savourer une belle découverte. Preuve en est l’ambiance de plus en plus festive et le regret que ce set n’ai pu être un peu plus long. Bravo pour ce show surprenant et tant pis pour les couche-tôt.
Dimanche en fin de matinée, je pars en avance afin de ne pas rater l’ouverture des portes et le concert de TENTATION, premier groupe de cette 3ème et dernière journée de festival. La veste à patch du chanteur annonce la couleur, back to the 80’s avec un chant francophone et un style qui n’aurait pas détonné au France Festival de Choisy le Roy en 1985. De bons titres, un concert qui respire la passion du Heavy « à l’ancienne », et un final sur une reprise de « Double Bang » d’H-BOMB. Difficile de mieux commencer la journée.
SETLIST
01 – Temps De Prière 02 – Valhalla 03 – L’épreuve Du Sang 04 – Spectre De Lumière 05 – Double Bang (H-BOMB cover) 06 – Bruixes
Bien qu’ayant fourni une prestation sympathique, FREAKY TIME reste de loin le groupe m’ayant le moins convaincu. Leur répertoire Pop/Rock boosté à la sauce Metal, qui n’a pas été sans me rappeler, en moins abouti, cette vague pop-rock apparu en région parisienne au début des années 2000 avec des groupes tels que JOAN DOE ou TRIUMVIRO (tous deux hélas disparus), alors bien décidés à dynamiter la Pop molasse franchouillarde, souffre d’une guitare trop peu présente et d’un aspect scénique, uniquement centré sur la chanteuse, qui devient vite lassant.
Le combo dispose toutefois d’un vrai point fort en la personne de leur bassiste, bien que trop effacée scéniquement, celle-ci offre un jeu de basse qui porte presque à lui seul l’aspect créatif des titres, son slap assure avec la batterie un groove qui, lié avec le dynamisme de la chanteuse, pourrait à terme renforcer un côté Hard/Funk/Rock qui ferait de FREAKY TIME un groupe à suivre.
Cette année, le PMFF s’internationalisait avec 2 groupes belges et un italien. Choix surprenant pour un festival de Metal Français mais la présence de ces 3 invités, tous rodés aux festivals européens était une occasion de rencontrer des voisins et de partager notre vision du Metal.
Premier de ces « international guests » à monter sur la grande scène, FIREFORCE. Ce combo flamand donne toute leur signification aux mots « Power Metal ». « Puissant » est un doux euphémisme pour décrire leur set, tout y est, le look, la rythmique, le son, la voix du chanteur à l’aise dans les basses profondes comme dans les aigus … une claque.
Un petit verre de M.F.CREW pour enchaîner ? – c’est pas de refus ! – Ah quand même ! c’est du coriace – bof ! J’ai connu une polonaise qu’en écoutait au petit déjeuner. Ouuuuch ! Faut quand même admettre, c’est plutôt une musique d’homme. – dites ! Y’aurais pas du Stoner dedans ? – y’en a, celui-ci je l’ai eu par Élodie la promoteuse. – elle a une sacré distillerie clandestine, on a quand même limité le volume de la production, y’a des clients qui devenaient sourd. – vous avez beau dire, y’a pas seulement qu’du Stoner … y’a autre chose … ça serait pas des fois un peu de Thrash … – aussi ! Tu sens le retour de basse un peu gras et l’attaque de gratte. – faut reconnaître, c’est du brutal ! – n’empêche, on m’empêchera pas de penser qu’y’a un peu de Heavy la d’dans ! – n’en a t’aussi, – ‘vec une pointe de … – OUI !! mais ferme-la on essaye d’écouter. Bref, M.F. CREW en live ça décape et ça fait du bien par où ça passe, surtout, comme pour ce fest, avec un bon mix et un ingé-son ayant l’intelligence de ne pas coller tous les potards à 11 ;-))
FACE TO FACE, reformé en 2012, s’apparente plus à une version 2.0 qu’à une réelle continuité de l’original. On pourrait comparer la différence entre les deux époques (il y à 20 ans et maintenant) avec celle qui existait entre le premier WARNING et celui de l’album « Métamorphose », les deux sont excellents, mais il est difficile d’y voir un ADN commun. Un Olivier DEL VALLE toujours aussi bon, un showman à la guitare coté jardin et un coté cour plus calme mais d’une précision redoutable … what else ? 😉
FACTOR HATE ne cesse de me surprendre avec leur capacité à porter sur des espaces restreints un concept taillé pour les grandes scènes, malgré un temps de jeu trop limité pour permettre au groupe de jouer l’histoire complète de son excellent premier album « Scary tales ». Qu’a cela ne tienne, grâce à un décor simple et efficace, un choix rigoureux des titres et un sens parfait de l’enchaînement, le groupe parvient à poser son univers musical et narratif et permet au WATCHER de prendre possession du PLAN.
Si l’influence d’ALICE COOPER est perceptible dans le sens du show de FACTOR HATE, ce serait une grossière erreur de les limiter à cela, les multiples influences des musiciens ont été parfaitement assimilées et, même sur la « petite » scène du plan, le quintette parvient à assurer un véritable « Metal Opera » dont d’autres malgré leurs prétentions ne font que rêver … avec pourtant plus de moyen. Un groupe à voir et revoir.
Héritier des années 80 dont il ne reste que Frenzy, membre fondateur du groupe, MYSTERY BLUE est un exemple parfait de version 2.0 réussie puisque le groupe n’a cessé depuis 1996 de défendre sa vision d’un Heavy Metal alliant puissance et mélodie. Nathalie, Chanteuse du combo Alsacien, est une bête de scène se dépensant sans compter, les musiciens font le show et occupent parfaitement l’espace. Avoir la chance de les voir en région parisienne sur une aussi belle scène est un vrai bonheur.
SET LIST 01 – Slave to blood 02 – Shades of death 03 – Evil spell 04 – Running with the pack 05 – Metal attack 06 – Psycho city 07 – Claws of steel 08 – Hell & Fury
Du Heavy Metal au Punk Rock il n’y a parfois qu’un pas, ou plus exactement une dizaine qui nous amène sur la deuxième scène pour le concert d’ULTRA VOLTA. Pour les amateurs de Pogos, c’est LE moment de la journée. L’occasion non seulement de profiter d’un bon concert, mais également de revoir DEUCH sur scène.
SET LIST
01 – Devastated 02 – You must be dreaming 03 – Minor bird 04 – Canis major 05 – Peck of Gold 06 – Happyness 07 – Ramones 08 – I could give all to time
2ème invités internationaux de la journée, les italiens de CRYING STEEL. Un peu de Glam de très bonne facture et une bonne dose de Power Metal, une prestation scénique au top qui m’a donné envie de me replonger dans les quelques excellents combo italiens de ma discothèque (RAF, VANADIUM …). Leur discographie figure désormais dans ma liste d’albums à acquérir.
En 25 ans de carrière, GANG faisait avec ce PMFF son second passage en région parisienne. Une occasion rarissime d’y voir à l’œuvre ce pilier de la scène Metal champenoise dont le style a évolué avec le temps vers un Heavy plus traditionnel mais toujours original. 5 personnalités bien marquées où chacun fait son maximum pour servir au mieux le spectacle, malgré des difficultés de mix ayant entraîné à certains moments la quasi- disparition de la guitare de Sylvain ou de la reverb du chant. A l’exception de ce seul bémol, indépendant du groupe, et unique problème de sonorisation de ce week-end, GANG a assuré comme d’habitude avec talent et bonne humeur, trouvant le temps de lancer, tout en commençant à ranger leur matos, leur final « Muppets »
Le troisième et dernier groupe international a justement été un compagnon de festival pour GANG à plusieurs reprises, puisqu’il s’agissait des Belges de DRAKKAR. Puissance et générosité sont les maîtres mots de ce set où nos wallons se donnent sans compter pour le plus grand plaisir du public.
Qui dit Drakkar dit viking, donc Normands … comme les normands de DESILLUSION venus envahir le plan avec leur Heavy Metal francophone. Encore un groupe talentueux dont les media « spécialisés » oublient scrupuleusement de parler. DESILLUSION reste égal à lui-même et donne tout, rejoint sur scène par le savant fou de la pochette de « Metal Influences », leur dernier opus.
3ème show de ce PMFF pour ADX, pour qui le festival était l’occasion d’enregistrer un live dans de vrai conditions de scène. Un ADX motivé et en grande forme, un set différent chaque soir, un bon équilibre entre standards et titres plus récents, des musiciens démontrant qu’on peut faire du Metal sérieusement, sans se prendre au sérieux. Un concert festif à souhait offrant la réponse idéale au pseudo procès d’intention mené contre le groupe avant le fest par quelques pisse-froids aigris coutumiers des querelles de voisinages à deux cents. Cerise sur le gâteau (d’anniversaires) dimanche avec la présence simultanée sur scène de Julien et de DEUCH, joignant le bassiste actuel et le le bassiste historique d’ADX, un grand moment !
TRASHBACK est un habitué des dates communes avec ADX, je découvre à l’occasion un de leurs nouveaux guitaristes, ou plutôt redécouvre puisqu’il s’agit de Nicklaus, guitariste d’ADX. Speedos semble de plus en plus à l’aise dans son rôle de batteur/chanteur, une configuration difficile à assumer scéniquement (et physiquement, l’exercice est épuisant) mais qui convient parfaitement au Thrash brut du combo. A l’avant scène, l’incontournable GORG fait le show, difficile de prendre de bonne photos avec un public bien motivé par le dynamisme des thrasheux.
C’est toujours un plaisir de revoir Daniel PUZIO sur scène et de réentendre les anciens titres du groupe. Le set de VULCAIN est bien rodé, composé principalement autour du premier album, ce qui reste un peu dommage vu la discographie du groupe mais semble convenir au public … un bon moment avec un seul bémol en ce qui me concerne, les interventions systématiques de Marc entre, et parfois pendant, les titres me donnent l’impression d’assister au Marc VAREZ show jouant VULCAIN. Je comprends la volonté de faire un concert festif, mais je reste plus fan de « Black silex », « le fils de Lucifer » ou « Comme des chiens » que de la « digue du cul ».
Passant à une heure peu propice au remplissage de la salle, EXISTANCE parvient malgré tout à drainer un public d’aficionados et de curieux. Le set efficace du jeune groupe fait mouche et convint aisément l’audience. Le style d’EXISTANCE s’est affiné et, tout en restant dans un esprit NWOBHM, possède une touche bien personnelle. Le public ayant eu la bonne idée de rester « tard » ce dimanche n’a pas eu à le regretter, EXISTANCE est une valeur sure et aurait certainement fait salle comble s’il n’y avait pas eu des difficultés de RER ayant obligé une partie du public non motorisé à abréger leur présence au PLAN.
Final de ces trois jours de démence, Still SQUARE, assure un set de clôture court mais intense, du pur Hard Rock N’ Roll comme le clame le titre éponyme de leur dernier album qui achève de me déboîter les quelques cervicales épargnés par ce week-end. Difficile de mieux finir un festival qui, s’il n’a pas rempli totalement la grande salle de 900 personnes, a su drainer un public assez nombreux pour faire honneur au hard et au Metal Français et à ceux qui se bougent au quotidien pour faire vivre une scène boudée par les grands festivals et les media, incapables semble-t-il de mémoriser plus d’un nom de groupe.
Ce PMFF VI aura été une totale réussite artistique, un vivier de découvertes et une occasion exceptionnelle de retrouver sur une même scène certains groupes mythiques. Je ne vous assènerais pas la phrase convenue et stupide « Les absents ont eu tort » mais constaterais qu’ils ont toutefois raté un événement rare, le genre de festival à taille humaine où on croise les musiciens, où les conditions techniques permettent à chacun de présenter son univers et dont on se dit 20 ans plus tard « Put**n , j’y étais »
VEIL OF MIST est fondé en octobre 2004 à Reims par deux ex-musiciens de DERELICTION, Jean-Baptiste FRICHET (Basse, programmation) et Frédéric CARCELLE (Guitares),dans l’idée de jouer un Metal à chant féminin sombre et progressif parsemé d’éléments Black et atmosphériques sans limitation dans la palette musicale employée.
Ils sont rejoints par le batteur Gautier TREMLET avec qui ils travaillent pendant toute l’année 2005, toujours à la recherche d’une chanteuse. En juin de la même année, ils recrutent la chanteuse Malou MANIENGUI.
Le 25 octobre 2006, le groupe sort sa première démo «Industry of Guilt ».
En août 2007, ils enregistrent 3 autres titres que l’on peut retrouver sur le EP « Dangling Hopes », qui sort début 2008.
A partir de cette période, le groupe s’efforce de se produire sur scène aussi souvent que possible en France et à l’étranger, partageant la scène avec des groupes tels que CHEENO, SEPTICFLESH, ANCESTRAL LEGACY, 0 X í S T et bien d’autres. Mais la formation souffre aussi pendant quelques années de nombreux changements de musiciens, ce qui ralentit considérablement ses divers projets.
2009 : Nadège ANTONINI devient la nouvelle voix du groupe.
2013 : Le groupe est rejoint par une nouvelle chanteuse, Amandine ROSSELLE (ex-SYMPHONIA)
2014 : Gautier TREMLET quitte le groupe et est remplacé par Manuel LEROY derrière les fûts. Cédric VASSAL (Guitares, ex-DENIED) rejoint le groupe. Le guitariste Frédéric CARCELLE est momentanément remplacé par Cédric BALAVOINE avant de revenir au sein du groupe en 2015.
2016 : Paré d’une toute nouvelle formation et d’une passion renouvelée, VEIL OF MIST, désormais composé de Amandine ROSSELLE (Chant), Cédric VASSAL (Guitares), Frédéric CARCELLE (Guitares), Jean-Baptiste FRICHET (Basse & programmation) et Manuel LEROY (Batterie), sort son premier album: « Disenchantment », sur le label allemand VALKYRIE RISING. Ce nouvel opus contient 10 titres (+ 1 bonus sur le CD Digipack) mixés par Joey SIEDL (ARCHITECTS OF CHAOS, Paul DI ANNO) et masterisés par Jarno HÄNNINEN, au D-STUDIO de Klaukkala en Finlande.
En 2018, le groupe participe à un split EP (MCD et Digital) qu’il partage avec le groupe Norvégien ANCESTRAL LEGACY.
DISCOGRAPHIE
2006 – Industry of GuiltMCD – Auto-production4 titres
2008 – Dangling HopesMCD – Auto production3 titres
2016 – DisenchantmentCD – VALKYRIE RISING
2018 – The Silent FrontierSplit MCD (VEIL OF MIST / ANCESTRAL LEGACY)
Originaire d’Algrange en Moselle, SEYMINHOL est créé en 1990. Il est alors composé de Kevin KAZEK au chant, Christophe BILLON-LAROUTE à la basse, Dominique CALASTRETTI aux claviers, David PAPP à la batterie et Eric PERRON à la guitare.
Le groupe connaîtt une modification majeure en 1992 avec l’abandon des claviers, l’attribution du poste de batteur à Dominique CALASTRETTI en remplacement de David PAPP et la venue de Marco SMACCHI à la deuxième guitare. Très vite le groupe sort une première démo, « Poussière de Lune », enregistrée en 1993 par Christian BREMONT et commence à se faire connaître dans la région Lorraine à travers une série de concerts dans des cafés et autres festivals.
Le style de SEYMINHOL est alors fortement influencé par leurs idoles des années 1980 / début 1990 avec l’ajout d’éléments de Rock Alternatif.
Fin 1995, ils entrent en studio et produisent leur premier mini-cd, « Thunder in the Dark », enregistré par Gilles KAUFMANN de KIRK PRODUCTION. Ce MCD 5 titres, dont un chanté en français, sort début 1996. Malgré un bon accueil de la presse spécialisée, SEYMINHOL ne trouve pas de maison de disques 500 exemplaires sont malgré tout écoulés en auto-production.
Malheureusement, peu de temps après, suite à quelques tensions au sein du groupe, Marco SMACCHI décide de quitter la formation. SEYMINHOL met alors sa carrière en pause jusqu’en 1997 où, sollicités par leurs amis et fans de la première heure et fort du soutien de la municipalité d’Algrange, le groupe décide de se remettre à l’œuvre et de préparer un nouvel album.
Le guitariste Régis REINERT remplace Marco SMACCHI et apporte un nouveau souffle au groupe. Son influence musicale se ressent lors de la composition du second mini- cd du groupe, « Indian Spirit », qui sortira en 1999. Le mini-cd est enregistré par J.P RIGOT à Nancy et contient 6 titres, dont 1 en français, et sonne plus hard rock que son prédécesseur. On y retrouve un titre, « Fury of the North » qui préfigure l’avenir du groupe dans sa période viking. De nouveau, le MCD reçoit un bon accueil mais, encore une fois, le combo ne trouve pas de distributeur et, découragé, décide de se séparer.
Au cours de ce nouveau break, Kevin KAZEK chante pour un groupe de metal progressif, HERESY. Il y rencontre Nicolas PELISSIER qui y occupe le poste de claviériste, mais est également guitariste et compositeur de la majeure partie des morceaux.
Courant 2000, Kevin et Nicolas décident de reformer SEYMINHOL. Eric PERRON et Christophe BILLON-LAROUTE sont bien sûr de la partie et Marco SMACCHI fait son retour à la guitare au sein du groupe. Seul le poste de batteur reste vacant. Quelques batteurs sonr auditionnés et c’est Julien TRUTTMANN, alors agé de 16 ans, qui décroche le poste, devenant le plus jeune membre du groupe.
Le groupe adopte un style beaucoup plus power métal et s’oriente vers la fresque épique. Kevin KAZEK préparant une thèse en histoire propose aux membres de SEYMINHOL de mêler faits historiques et mythologie nordique dans le but de créer un concept-album. Le MCD « Nordic Tales » voit le jour en 2001. Il est enregistré au studio KIRK PRODUCTION par Gilles KAUFMANN et propose 4 titres s’enchainant pour former un tout. On y retrouve un clin d’œil aux fans de la première heure : « At the Back of Thunder », rappelant l’album et le titre éponyme « Thunder in the Dark ». La pochette est signée GENGIS KHAN ARTWORK et retranscrit l’ambiance mythologique de l’album. SEYMINHOL pousse le perfectionnisme jusqu’à inclure des passages vocaux en langue scandinave chantés par Marc ETMANSKI, des chœurs féminins chantés par Déborah HOFER et des samples d’instruments typiques tel que le Great Highland Bagpipe. Ce mini-cd est très bien accueilli et le groupe décroche enfin un contrat de distribution chez BRENNUS MUSIC à la condition de créer un véritable album.
SEYMINHOLl retourne donc au studio KIRK PRODUCTION pour compléter les 4 titres de « Nordic Tales » et créer « Northern Recital » un véritable concept-album de 11 titres, articulé autour de 3 parties : « The Story of a Fallen Chief », « The Past Legacy » et « The Flail of The North » (qui reprend les 4 titres retravaillés de « Nordic Tales »). La pochette et le livret sont encore une fois réalisés par Grégory LE (GENGIS KHAN ARTWORK). Il comprend des illustrations, les paroles des chansons et l’histoire de l’album en français et en anglais. Le cd sort fin 2002 et est distribué sur l’ensemble du territoire français. Il est même en écoute pendant plusieurs semaines chez JOSEPH GIBERT à Paris. Cet album permet à SEYMINHOL d’obtenir les premières parties de groupes tels que MANIGANCE, ROYAL HUNT, Blaze BAYLEY, LOUDBLAST, CLAWFINGER, VANDEN PLAS … entre 2002 et 2003 et de participer au festival GUARDIANS OF METAL à Strasbourg en 2004 en compagnie de VIRGIN STEELE.
La notoriété du groupe grandit et l’album bénéficie alors d’un pressage russe et d’un pressage finlandais où il est même classé dans les charts. « Northern Recital », avec les pressages étrangers, s’est écoulé à plus de 12000 exemplaires. Cependant, pour bénéficier du pressage russe et finlandais de leur album, SEYMINHOL a dû céder ses droits à un distributeur étranger pour une somme dérisoire (500 $), ne lui permettant pas de bénéficier des retours financiers des ventes russes et finlandaises. Des desaccords éclatent au sein du groupe et entrainent le départ des guitaristes Eric PERRON et Marco SMACCHI. Dans un premier temps, ce sont Cyril VINCENT puis Régis REINERT qui assureront les parties guitares en concert, puis SEYMINHOL opte pour des samples des parties claviers, permettant à Nicolas PELLISSIER, désormais principal compositeur du groupe, de tenir en live le poste de guitariste. Le groupe enchaîne sur la composition d’un nouvel album qui est présenté comme la suite de « Northern Recital ». Le récit est toujours inspiré par des faits réels historiques, notamment la lutte de Charlemagne pour repousser la menace danoise, la musique est toujours aussi épique avec toujours plus d’instruments typiques et de chœurs féminins et même une chorale. Des interludes séparent les morceaux de l’album afin de mieux poser l’univers du groupe.
En 2002, suite à la sortie de NORTHERN RECITAL, le groupe signe sur le label BRENNUS – MUSEA et obtient de nombreux contrats de licence à l’étranger. C’est pourtant en Russie et dans les pays Baltes que le groupe voit son succès grandir le plus. Diffusé en Finlande et accueilli par la presse comme un album majeur du style, NORTHERN RECITAL reste la réalisation la plus connue du groupe. En France, ce disque offre également de belles perspectives à SEYMINHOL. Plusieurs concerts et festivals prestigieux (VANDEN PLAS, ROYAL HUNT, Blaze BAYLEY, VIRGIN STEELE, Paul DI’ ANNO …) lui assurent une renommée importante.
En 2005, le double album SEPTENTRION’S WALK, enregistré au studio KIRK PRODUCTION, toujours par Gilles KAUFMANN, donne la mesure du groupe en Live et propose un nouveau concept ambitieux sur la Scandinavie médiévale. Le disque est présenté à Paris en Avant-Première et reçoit des critiques élogieuses dans la presse spécialisée (Hard Rock Magazine, Hard and Heavy, Rock Hard France & Allemagne, Metallian, Crossroad, Break out, etc.).
En 2008 avec « Ov Asylum », le groupe change d’orientation musicale et propose un concept plus dur avec des sons électroniques. Les compositions permettent au groupe de s’exprimer mieux encore sur scène. SEYMINHOL ouvre pour CRUCIFIED BARBARA et pour MASS HYSTERIA. L’album sort en 2009 et deux morceaux apparaissent sur les samplers de Hard Rock Magazine et de Metallian. Metal Obs chronique le disque en juin 2009 et en décembre de la même année sort la compilation French Metal qui donne la mesure de cette évolution.
En juin 2010, SEYMINHOL décide de faire un break mais début 2013, le projet d’un nouvel album « The Wayward son » annonce un retour au source plus que prometteur… L’arrivée du batteur Thomas DAS NEVES (ex-HEAVENLY) va insuffler davantage de puissance et de technicité à la formation.
« The Wayward son », adaptation du chef d’œuvre « Hamlet » de SHAKESPEARE sort en Juin 2015 chez BRENNUS MUSIC et reçoit un excellent accueil de la part de tous les webzines et magazines spécialisés. Il bénéficie du soutien de Metallian et Hard Rock Mag sur lesquels un titre est diffusé dans le sampler.
Ainsi, après une release party dans la salle des trinitaires de Metz où le groupe a réussi le tour de force de réunir plus de 150 personnes un mercredi soir, l’opportunité leur est offerte d’assurer la première partie d’EVERGREY à Thionville, le 21 Juin 2015, devant 500 personnes déchainées. Lors des concerts, la mise en scène de cet album est agrémentée par des décors rappelant l’ambiance théâtrale de la pièce ainsi que la présence des choristes intervenant sur l’album.
Le bassiste Vianney HABERT (DEFICIENCY) les rejoint peu de temps après.
En février 2018, SEYMINHOL sort un nouvel album, inspiré lui aussi de SHAKESPEARE, intitulé « Ophelian field »
Le 21 juillet 2019, Nicolas PELISSIER annonce l’arrêt du groupe après plus de 28 ans d’existence.
Black Ride voit le jour en 2020 en Île-de-France. Ce groupe de Hard Rock est alors formé par Vincent (ex-Les Commis d’Office) et Stéphane (Ex-Cap’tain Cover) aux guitares, et Pascal à la batterie, rapidement rejoints par Chriss (ex-Funny Fox) à la basse. C’est par le biais d’un site d’annonces musicales qu’ils font la connaissance de leur chanteuse, Lily. L’entente est immédiate et le groupe se met à composer, une première démo de 5 titres voit le jour en 2021.
,Début 2023, Pascal est contraint de quitter le groupe, Dorian, proche de l’entourage du groupe, lui succède alors derrière les futs. Chriss quitte également le groupe en 2023 pour une retraite bien méritée en province, il est alors remplacé par Sarah. En mars 2024, après plusieurs dates en Ile de France ces dernières années dans des salles bien connues de la région (Covent Garden, Bords de Scène, Vinyle Vintage Studio etc …), le groupe fait la première partie de Laura Cox au CO’MET d’ORLEANS, salle où Black Ride jouera de nouveau le 28 février 2025, en tête d’affiche cette fois.
Début 2025, le groupe sort son premier album entièrement autoproduit.
Ami musicien, tu as 40 facebooks, 2 sites, 3 vieux myspaces et souhaite connaître ton nombre réel de fans fidèles, aujourd’hui je quitte ma casquette de râleur de service pour venir à ton secours et te rassurer sur ta popularité.
Voici donc, après le best seller « Faire sa promo pour les nuls : les 10 points à éviter », le dernier ouvrage utile de TROYAN FORGE : Apprendre à compter ses fans pour les nu … euh … pour les artistes. Comment apprendre à connaître le nombre de ses fans ou, pour le moins, éviter de se ridiculiser en se vantant d’une Fan base très (trop?) surévaluée.
1er indice : la fréquentation de ton site internet officiel
Tu disposes d’un serveur privatif, d’un webmestre attitré que tu rémunères au juste prix et qui suit les statistiques du site ? Si oui bravo, tu pourras savoir non seulement combien de personnes consultent tes pages mais également trier les robots des internautes réels et, surtout, savoir de quelle région du monde viennent tes fans.
Attention toutefois à un détail, le nombre fourni te donne des visiteurs, mais pas forcément le nombre de personnes intéressées par ta musique et prêtes à acheter toute ta discographie.
Toutefois tu as un indice. Si tu as juste confié ton site à un pote qui se démerde comme il peut et ne comprend pas les stats du site, oublie ! Il y a plus simple.
2ème indice : Tes amis Facebook.
Quoi de plus fiable en effet puisque c’est marqué dessus, ce sont tes amis, ils t’aiment et seraient prêts à mourir pour toi … comment ? Pas tous ? On m’aurait donc menti ?
Bon, vrais amis ou simples amateurs, ils se sont quand même inscrits sur ta page, voire tes pages. Cela te fait donc … entre la page perso, ta page officielle, ta page bis, ta page ter, ta page ATOMIC SCROUMPH (le groupe de tes débuts), la page ASS ROCKET (ton groupe de reprise), ta page WIIIIIIILLLLLLD AND CRAAAAZY (ton groupe RAUQUE ENROLL) et CLAM’S MARSHMALLOWS (ta formation variété), plus la page fans de … créée pour chacun de tes projets … … … WHOUAAA pas moins de 70 000 fans de toi et de ton univers, Elle est pas belle la vie.
Heureux d’apprendre cette nouvelle tu l’annonces à tout le monde, cries ton bonheur en courant à poil dans ta rue un mégaphone à la main et, plus tard, une serviette devant le vermicelle assis sur un banc du commissariat avec un flic ignare qui te demande l’orthographe de ton nom malgré ton vedettariat.
… Comment t’expliquer la chose sans te faire de la peine ? Tu sais, Facebook ça n’est pas la vrai vie, et dans la vrai vie il y a une chose que tu as zappée à l’école. Non ! Je ne parle pas de la culotte de ton institutrice (En plus je la connais, elle n’en portait pas) … mais bien des MA THE MA TI QUES.
De tes 70 000 fans, tu dois d’abord décompter les 600 comptes fictifs créés par ton entourage et toi-même pour « entretenir la flamme », d’autant que ceux-ci sont virtuellement amis avec tous tes comptes ce qui te descend direct à 60 000 fans potentiels.
Et les quelques 200 personnes avec qui tu es fâché mais qui ont oublié de se « désamifier », elles-même souvent inscrites sur plusieurs sites. À enlever aussi.
Comme je te l’expliquais, Facebook n’est pas la vrai vie et, parmi tes amis, combien ont répondu poliment à une demande, faite par le gestionnaire de tes comptes ou toi-même, en ayant pas vraiment quelque chose à faire de tes productions ? Combien t’ont demandé en ami ou ont liké ta page par réflexe ou « pour élargir leur réseau » ? Combien se sont inscrits sur tes pages pour calmer leur copine hystérique qui est si fanatique (le vrai sens du mot fan, hélas) qu’elle confond partage et prosélytisme ?
Bref, là encore beaucoup d’amis sur qui mieux vaut ne pas compter.
Enfin, le plus difficile à avaler. Je te parlais tout à l’heure de mathématiques … même elles te trahissent (les s***pes). Une moyenne de 5000 « amis » sur 14 pages et profils Facebook ou Twitter ne donne pas au total 70 000 fans, comme tu le croyais dans ta candeur d’artiste maudit, car tes profils fictifs ne sont pas les seuls à être inscrits sur tous tes comptes, les autres « amis », faux ou pas, trolls ou pas, pratiquent aussi la multiplication des « amis » par l’inscription multiple.
Bref, ton immense fan base risque de se réduire à une base fanée.
3ème indice : Le nombre de gens qui te reconnaissent dans la rue (ta grand-mère et ton boulanger ne comptent pas).
Si, comme moi, tu ne peux pas voyager ou même sortir de ton quartier sans être reconnu, assailli par des fans en délire voulant à tout prix serrer la main de leur idole, des filles voulant t’offrir leur corps, des mecs qui tiennent absolument à te présenter leur femme et à te voir caresser leur chien (ou l’inverse, surtout si tu fréquentes des clubs « ouverts aux échanges »), tu es bien une star !
Si tes connaissances se vantent d’être de tes « amis » et remplissent de ce fait d’admiration et de jalousie leurs propres amis, voisins, collègues, commerçants, marchands de sable … OUI ! Tu es une Star.
Si, en revanche, chaque mention de ton nom se solde par un « Robert CHOMBIER ?!? non, ça ne me dit rien, il a chanté quoi ? …» voire « Il est encore dans le circuit ? » il y a peu de chance pour que Hollywood boulevard te consacre une étoile tout de suite.
4ème indice : La fréquentation de tes concerts
Là encore, inutile de compter les « j’aime » de tes pages, les « participerais » de tes événements sur les réseaux sociaux, les fans du groupe de première partie qui sortent refaire le monde pendant ton propre show, les habitués du rade venus noyer leur ennui dans la bière bon marché et les membres du staff.
Pose- toi une seule question, dont découlent les suivantes : Combien de personnes suivent-elles tes shows ? Quelle taille de salle prévoir pour être sur de faire le plein et rentabiliser ainsi les frais d’organisation et, éventuellement, te rémunérer ? ta cuisine ? Le bar Rokafrik ? Le Divan du Monde ? Bercy ? Wembley arena ?
Mais il est exact que même les plus assidus des fans peuvent rater une date, sans « avoir tort » pour autant. Mais ce sont tout de même des Fans, donc des consommateurs accrocs au moindre de tes albums, à la moindre de tes productions, le 5ème indice te permettra donc de connaître tes fans … ou pas.
5ème indice : Tes ventes d’albums
Avec 5000 « amis » par page tu devrais, d’après mes calculs, vendre au moins 3000 albums à chaque nouvelle production (70 000 d’après ton calcul initial de près de 70 000 fans).
Or, depuis la sortie il y a 6 mois de ton dernier album « Ewoks and rôles » (un album à thème dénonçant les mœurs dissolues de ces créatures vicieuses et les outrages qu’ils ont fait subir à la pauvre Leïa, actes répugnants passés sous silence par Georges LUCAS) tu peines à dépasser les 300 galettes vendues … décidément il y a quelque chose de pourri au royaume de Facebook ???
Mais voyons les choses du bon côté, grâce à cet article, tu as enfin une juste mesure du nombre de personnes qui apprécient ton « œuvre », et avec 300 personnes motivés les spartiates ont fait de grandes choses en leur temps … pourquoi pas toi ;-))