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ABRIAL’S – La fille du boucher

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    Commençons par une mise au point quant à cette « fille du boucher », contrairement à ce qu’avait laissé entendre une presse qui faisait parfois difficilement la différence entre WHAM et LED ZEPPELIN et aurait du lire le dossier de presse du groupe, cet album n’est bien sur pas un album de métal, et peux même difficilement être qualifié de hard rock, il s’inscrit plutôt dans un registre de chanson française rock. Toutefois, contrairement a ce qu’on entend souvent de nos jours où on teinte de plans hard rock une soupe commerciale, ABRIAL’S faisait de la chanson rock avec des musiciens de Hard.

   Parmi les membres de ce groupe figuraient certaines pointures du hard rock tels que Gérard MOTTEE (Stratagème et TNT) à la basse et un petit nouveau, le fils de Patrick ABRIAL himself, un certain Thibault qui était appelé à une brillante carrière guitaristique tant dans les milieux métalliques que dans des sphères plus « grand public ». La mise en place des musiciens est impeccable sur chaque titre et la musique cherche à porter les textes sans souci de plaire ou de déplaire aux fanas des étiquettes.

   L’élément « choquant » de l’ensemble est principalement la voix de Patrick ABRIAL qui n’est pas a proprement parlé un chanteur. Figure à la fois d’une forme de variété folk de la fin des années 60 et du rock 70’s, Patrick ABRIAL fait partie de cette génération de musiciens au style non défini qui a permis à notre musique d’exister en posant ses fondations dans un pays peu apte à la recevoir. C’est avant tout un parolier et une bête de scène, ses chansons scandées sur le vynil se transformaient en appel au secouage de touffes sur scène.

   ABRIAL’S faisait des titres vivants, mais ce qui est vivant supporte rarement d’être mis en boite. Ainsi, si « les anges de l’enfer » passent bien sur l’album, « Billy » y est à la limite du supportable et aurait mérité un enregistrement « live » pour avoir l’intensité nécessaire à sa bonne interprétation.

   Un album difficile donc qui nécessite un certain recul et un replacement historique pour être apprécié. J’ai acheter « la fille du boucher » à sa sortie en espérant entendre du hard pur et dur et n’ai pas eu à l’époque l’ouverture musicale pour comprendre l’intérêt de ce LP, j’ai fait la connerie de le revendre et le regrette encore (je l’ai évidemment racheté depuis).

   Pour conclure, si vous cherchez à vous monter une collection purement dédiée au hard français 80’s, passez votre chemin. En revanche, si vous cherchez un éclectisme musical qui, sans être du Hard Rock pur et dur, s’inscrit dans l’esprit de ses débuts et fait bénéficier du feeling de notre musique l’univers souvent trop lisse de la chanson française, jetez une oreille attentive sur ce LP vous pourriez, comme moi, vous rendre compte qu’il mérite largement sa place parmi vos vynils.  

TRACKLIST

Les Anges de l’ Enfer
La Fille du boucher
Métallo Mégalo
Anastasia
Funky
Varsovie
Prends ton Chopper Rocky
Billy
Nina
Locomotive Tzigane II

LINE UP

Patrick ABRIAL : Chant
Tibo ABRIAL : Guitares
Gérard MOTTEE : Basses, Choeurs
Martin DEFIVES : Batterie

cover sortilege

SORTILEGE – Sortilège

SORTILEGE – Sortilège

1983 – EP 5 titres -RAVE ON RECORDS

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Retour en 1983, j’attendais la sortie de ce maxi EP avec impatience, ayant découvert SORTILEGE au travers de démo diffusées sur les quelques radios pirates qui défendaient le hard français (notamment sur radio mouvance), puis grâce au titre « le cyclope de l’étang paru sur la compilation « Metal warriors » . Le son n’est certes pas au rendez vous, mais le reste était une véritable bombe.

En parlant de bombe, c’est encore Jack HUSTINX qui a su reconnaître un talent français, tout comme il a su repérer H BOMB, pour le label Hollandais « RAVE ON RECORDS ». Encore bravo à l’esprit d’à propos des maisons de disques françaises (sic).Les riffs ne pardonnent pas, les soli tombent à point et la base rythmique est solide. Le style m’avait alors fait penser à un subtil mélange entre JUDAS PRIEST (pour la section rythmique) et IRON MAIDEN (pour les guitares).

Au chant ZOUILLE (Christian AUGUSTIN) fait sans difficulté la preuve que les textes peuvent être francophone et « coller » au style, Il impose d’emblée sa signature en délivrant des parties vocales puissantes et mélodieuses qui, bien qu’inspirées des meilleurs anglo-saxon, savent s’en démarquer et exploiter au mieux les intonations du français.

Les compos de Stephane DUMONT sont d’une qualité surprenante pour un premier maxi EP.

Unique point faible du groupe à ce stade de son évolution, les textes … Bien qu’écrits correctement, ils ne présentent que peu d’intérêts quant à leur signification (ce qui est souvent le cas en France, d’où le choix de beaucoup de groupe pour l’anglais, ce qui leur permet de cacher la misère). Heureusement, ce péché de jeunesse disparaîtra avec les autres albums.

TRACKLIST

01 – Amazone
02 – Progeniture
03 – Gladiateur
04 – Sortilege
05 – Bourreau

LINE UP

Christian « Zouille » AUGUSTIN : Chants
Stéphane DUMONT : Guitares
Didier DEMAJEAN : Guitares
Daniel LAPP : Basse
Bob « Snake » DUMONT : Batterie

cover ocean story live and more 2010

OCEAN – « Story, live & more »

OCEAN – « Story, live & more »

2009 – Coffret 4 CD

cover ocean story live and more 2010
En préambule à cette chronique, je dois admettre que l’idée de la sortie d’un coffret OCEAN me laissait un doute quant à l’intérêt de la chose, les rumeurs précédant la sortie officiel du coffret ne laissant pas entrevoir d’inédits susceptibles de rendre l’achat attractif pour quelqu’un possédant déjà les LPs originaux. En revanche, OCEAN est le groupe qui m’a convaincu il y a longtemps qu’on pouvait faire du Hard Rock francophone d’excellente qualité et m’a conduit à suivre la scène française, il s’agit clairement d’un monument du Hard made in France, initiateur de la NWOFHM, et retracer la carrière d’OCEAN dans un coffret pouvait être un bon moyen de faire découvrir cet excellent groupe aux nouvelles générations et de satisfaire ceux qui devaient jusque là se contenter de copies MP3. Je décidais donc d’examiner l’objet de plus prêt afin de connaître exactement son contenu.

Première bonne surprise relative à ce coffret, le conditionnement : Un coffret carton contenant 4 CD, chacun présenté comme un LP miniature, et un livret de 28 pages particulièrement bien réalisé contenant une biographie du groupe, les textes francophones et des photos. L’ensemble étant donc plutôt sympa tant pour le collectionneur que pour l’amateur curieux.

Chacun des trois premiers CD du coffret reprend les titres des LPs d’origine additionnés, pour l’album de 80 et celui de 81, de bonus qui, s’ils ne fournissent pas de morceaux inédits, présentent des versions différentes des classiques du groupe sous forme de Roughmix, remasters ou de versions alternatives.

Le premier et le deuxième album ont été remaniés afin de correspondre, non pas aux LPs originaux, mais aux choix du groupe non retenus par la prod. Il est vrai que certaines versions (comme celle de « t’as qu’à t’casser » et de son post refrain très différent) peuvent surprendre, normal lorsqu’on est habitué à une autre depuis 28 ans, mais toutes revêtent un intérêt certains.

Le dernier CD de ce coffret est consacré à l’aspect Live du groupe et reprend bien évidemment la face A de l’album « A « live » + B », les 4 titres studio de la face B, présents sur l’album de 1980, font donc place à 7 titres enregistrés pendant la tournée « The Killer World Tour» d’IRON MAIDEN dont ils assuraient avec MORE la première partie. Certes le son « boot » peut surprendre dans le cadre d’une discographie officielle, mais la puissance de la prestation du groupe, l’émotion que savait générer la voix unique de Robert BELMONTE, le charisme de ce dernier et sa façon de gérer la fatigue de la tournée qui transparaissent dans cet enregistrement brut, en font un formidable témoignage de la qualité de ce groupe emblématique.

On peut regretter l’absence de trois titres de la discographie complète du groupe, mais il est vrai que leur ajout se serait nécessairement fait au détriment d’autres titres dont aucun n’est dispensable, même si la reprise de TRUST n’est, je dois l’admettre et malgré sa qualité, pas ce qui me passionne le plus dans ce coffret.

Au final, « STORY, LIVE & MORE » s’avère un superbe témoignage d’un grand groupe français et d’une voix qui reste unique, une pièce indispensable tant au collectionneur passionné qu’à l’amateur d’excellent Hard Rock ou au fan de Heavy Metal Français soucieux de connaître ses racines.

TRACK LIST

CD 1 : GOD’S CLOWN

01. Sunny Day
02. Strange Rain
03. Love Is Blind
04. The Loneliness of the Long Distance
05. From Death to Life
06. Fields of Pain
07. The Juggler
08. With the Sound I Can Escape

CD 2 : OCEAN (1980)

01. Je Suis Mort de Rire
02. Les Yeux Fermés
03. Menteur
04. T’As Qu’à T’Casser
05. Happy Birthday
06. Paye
07. Où et Quand Tu Veux
08. Joue

Bonus tracks

09. Les Yeux Fermés (Rough Mix)
10. Happy Birthday (Rough Mix)
11. Je Suis Mort de Rire (Rough Mix)
12. Menteur (Alternate Mix)

CD 3 : OCEAN (1981)

01. Aristo
02. À Force de Gueuler
03. Attention Contrôle
04. Qu’On Me Laisse le Temps
05. Rock ‘n’ Roll
06. Berçeuse
07. Louise
08. Dégage

Bonus tracks

09. Qu’On Me Laisse le Temps (Re-Master)
10. Rock ‘n’ Roll (Re- Master)
11. A Force de Gueuler (Re-Master)

CD 4 : LIVE & MORE

Face A de l’album « Live A + B »

01. Qu’Est-Ce Que Tu Dis ?
02. Je Suis Mort de Rire
03. On Se Rock de Moi
04. Dégage

05. Ton Dernier Acte (issu de la compilation « Tribute to Trust »)

Live Bootlegs issus de « the Killer World Tour » en première partie d’IRON MAIDEN

06. Aristo
07. Rock ‘n’ Roll
08. A Force de Gueuler
09. Qu’on Me laisse le Temps
10. Qu’Est-Ce Que Tu Dis ?
11. Je Suis Mort de Rire
12. Dégage
13. Juste au Bout du Désert (Issu du 45tr)

cover irminsull ainsi soit il

IRMINSUL – « Ainsi soit-il »

CD – 2020

BRENNUS

cover irminsull ainsi soit il
3 ans se sont écoulés depuis la parution de « Salem », 1ere démo de ce combo Isarien. 3 années de concerts, de rodage des nouveaux titres, la transformation du quatuor en trio, bref une activité constante, bien que principalement régionale, régulièrement relayée par ces magazines nationaux qui font tant pour la défense de nos groupes hexagonaux (sic). Grâce à cette surmédiatisation et à ce matraquage médiatique vous connaissez donc évidemment tous déjà IRMINSUL. Par pur esprit putassier et afin d’imiter mes illustres collègues de la presse écrite je me permets de chroniquer à mon tour « ainsi soit-il », leur premier album (c’est ici que la team 1er degré décroche ;-)).

« Isaria » : Une intro très calme, un arpège tout en douceur et une guitare planante que n’aurait pas renié un SCORPIONS de la période Uli Jon ROTH se transforme en instrumental bien énergique aux accents maideniens avec toutefois juste ce qu’il faut de touche personnelle pour marquer le territoire.

« Le penseur » permet ensuite de découvrir réellement l’originalité du groupe, outre d’excellents instrumentistes, IRMINSUL a su se doter d’une vraie signature vocale, un grain de voix reconnaissable et une technique rare. Le clavier présent sur la démo ayant disparu de l’arrangement, celui-ci a été avantageusement remplacé par une ligne de basse plus fournie.

La production, très propre, arrive à respecter et à restituer sur CD les multiples facettes du talent musical qui s’exprime dans ces 15 titres (14 + une malus track ;-)). Depuis « Salem », Le groupe a appris à doser ses multiples influences pour créer son propre univers musical, riche et énergique.

Doté d’un sens certain de la mélodie et d’une bonne maîtrise des « recettes » metalliques traditionnelles, IRMINSUL, par son éclectisme et son aspect à la fois innovant et respectueux de ses racines 70’s et 80’s, ne choisi pas la solution de facilité pour imposer son style unique.

Tout au long de l’album la cohésion basse/batterie reste impeccable, le jeu de basse de Pascal rejoint parfois dans son aspect fusion celui de Pascal MULOT ou du regretté Laurent BERNAT. Claude tient une batterie sans frime, efficace et totalement au service des compos.

Si guillaume se révèle un excellent six-cordiste, ses qualités de chanteur ne sont pas en reste, les amateurs d’acrobaties vocales sont particulièrement gâtés par les lignes de chants.

Les textes sont soignés, les thèmes sont variés et abordés avec intelligence, autant de qualités qui sont un énorme plus pour un groupe francophone.

Cerise sur le gâteau, « Ainsi soit-il » est présenté avec un livret de 8 pages doté d’un artwork original et parfaitement réalisé. Un beau travail graphique qui rejoint l’esprit des premières pochettes d’IRON MAIDEN en insérant dans l’image principale nombre de détails cachés.

Avec « Ainsi soit-il », IRMINSUL réussi un quasi sans faute et confirme en studio les qualités déjà révélées en live, signant ainsi ce qui, avec « About Metal » d’ARES et « The Choice » de BLACK HORIZON, est à mon sens une des meilleures réalisation de Hard & Métal français 2010.

SHINING STEEL – « Heavy Metal Shock »

SHINING STEEL – « Heavy Metal Shock »

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METAL INTEGRAL 2010

  
    SHINING STEEL est un groupe atypique né de la rencontre de 2 musiciens de Rock et de la passion que vouent au Métal l’équipe de METAL INTEGRAL dont Raskal.

   Le principe avoué de cette démo est de présenter 6 titres « à la façon d’un groupe français de heavy underground 80’s». Pari gagné pour SHINING STEEL qui signe ici une démo dont les compositions présentées sonnent vraiment « d’époque », parfois même un peu trop.

   En effet, chaque titre aurait pu sortir tout droit d’une cassette de démo, voire d’un album, des années 80, les riffs sont sympas, bien exécutés, souvent « déjà vu » ce qui est parfaitement normal compte tenu de la philosophie de départ du CD. Le traitement de la voix sur « Misery », « Fou à lier » et « Voler » n’est pas sans rappeler celui d’ATTENTAT ROCK dans « Le gang des saigneurs » et les mélodies sonnent bien dans le style recherché.

   Des compositions au bon potentiel et agréables à écouter dans l’ensemble. Il est clair que notre duo a bien revu ses classiques afin de restituer un aspect vintage qui ne peut que plaire aux nostalgiques de cette période. Le choix du français mérite un coup de chapeau car cette langue est plus difficile à faire sonner que l’anglais.

   Attention toutefois, dans l’optique d’un futur album, a ne pas systématiser l’utilisation des clichés du genre qui peuvent s’avérer lassants à la longue, « Heavy Metal Shock » et « Heavy Metal » souffrent d’ailleurs de cela, ainsi que d’une faiblesse dans l’écriture qui, bien que très fidèle aux productions « French Metal » de série B d’alors et à ce qui faisait headbanguer dans les concerts de MJC le Heavy Metal Kid que j’étais, deviens plus difficile à écouter avec le recul qu’apportent nécessairement quelques années à jouer et à écouter du Heavy.

   SHINING STEEL, afin de produire un album à la hauteur de l’hommage au 80’s souhaité, ne devra donc pas hésiter à trier le bon grain de l’ivraie dans ce labyrinthe qu’est l’univers du French Metal et élaborer des textes faisant honneur à la langue de Molière qu’ils ont eu le courage de choisir.

   Malgré ces quelques réserves, « Heavy Metal Shock » est un premier essai encourageant et à encourager, une démo sympathique menée par des passionnés qui mérite le détour pour les collectionneurs, les nostalgiques et ceux qui, comme moi, trouveront la démarche intéressante.

LINE UP :

Seb : Chant
Fab : Guitares, Basses, Batterie, Chant

TRACKLIST

1 – Heavy Metal Shock (3’50)
2 – Misery (4’26)
3 – Fou à lier (4’50)
4 – Libéré (4’50)
5 – Heavy Metal (3’59)
6 – Voler (4’00)

cover voie de fait_ange ou demon

VOIE DE FAIT – « Ange ou Démon »

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«Ange ou démon», unique album de VOIE DE FAIT, dispose de nombreux atouts qui en font un incontournable de la production française métallique du début des années
80.

Une écoute instrumentale de l’album révèle un groupe de métal à la fois puissant et mélodieux, basé sur une rythmique irréprochable, qui avait tout pour faire un carton dans les milieux métalliques.

Les arrangements sont d’une qualité assez rare pour être remarqués, les guitares rappellent la NWOBHM tout en arrivant à s’en démarquer, le duo basse/batterie est exemplaire. L’ensemble est carré mais ne sonne pas « déjà vu ».

Pour les amateurs de riffs bien « rentre dedans », je vous conseille d’écouter attentivement l’intro de « Délinquant ».

En revanche, le chant a de quoi dérouter. La voix de Lounas OURRAD est aigüe, ce qui n’a rien de surprenant pour le style, mais possède un grain qui fait d’elle à la fois un point fort et un point faible du groupe.

En effet, bien qu’étant nette, clairement identifiable et faisant ressortir des textes plutôt bien écrits, elle ne fait pas l’unanimité en France, où elle est parfois jugée « crispante » (ce qui ne gène pas nos voisins d’outre Manche) et rebute nombre de kids.

Les mélodies de chant sont, elles aussi, atypiques. Elles apportent beaucoup à l’originalité de l’album mais éloignent également une partie du public, à la recherche d’une musique plus formatée.

Une deuxième écoute est souvent nécessaire pour saisir la puissance de l’ensemble.

« Ange ou démon » est pour moi un bon exemple du hard rock à la française et de ses paradoxes. Le public lui demande de se démarquer des anglo-saxons mais lui reproche toute tentative d’originalité ou d’innovation.

Ce LP est une pièce indispensable à écouter sans modération. Cet album a été réédité en 1985 par Devil’s Record.

TRACK LIST

01 – Pas plus de seize ans (4:27)
02 – Non coupable (3:45)
03 – Amnésie (3:12)
04 – Préjugés (5:15)
05 – Ange ou démon (4:49)
06 – Paris business (3:24)
07 – Images (3:48)
08 – Qu’est ce que je fous là ? (2:48)
09 – Délinquant (3:40)

LINE UP

Lounas OURRAD : Chant
Philippe MIETTE : Guitares
Didier MAUDUIT : Guitares
Jean-Michel MIETTE : Basse
Michel THEODULE : Batterie 


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KAROLINE – « Karoline »

cover karoline front

 KAROLINE – « Karoline »

1980 – WEA

   1980, les bacs s’ agrémentent d’ une nouvelle galette vinylique décorée de façon subtile. En effet, alors que trust présente le clip d’antisocial sur fond de casse automobile, nos 4 niçois azimutés posent pour le plus grand plaisir de nos yeux émerveillés sur fond … de décharge publique. Le ton est donné, pas de fioriture, c’ est du hard qui tache.

   A l’ intérieur de la pochette, une première surprise, ce LP est en vynil rouge, ce qui en fait dès sa sortie un collector ( le cas est a ma connaissance unique en France ).

   Les influences du groupe sont claires, ça sent bon le hard australien revisité à la sauce frenchie. Les textes parlent de la vie dans toute sa poésie comme en témoignent les titres seuls, « couche toi sur mes rêves », « sniffe l’odeur des camions », « gueule de bois », « biftons ( si t’as pas d’fric, j’ai pas de trique ) ».

   Alors que de tels éléments regroupés auraient pu faire de ce disque le Nanar absolu, KAROLINE nous livre au contraire 9 titres en bétons, des riffs tranchants, un timbre de voix éraillé sans être crade et des refrains accrocheurs ( celui de gueule de bois revient très vite en tête ). Ce groupe est Gaulois, trivial, mais jamais vulgaire ; il distille son Hard Rock sans chercher à être original ou vendeur mais avec un accent de vérité qui en fait un groupe incontournable.

   Comme pas mal d’ autres hardos ( y compris en Angleterre où j’ ai trouvé ce vinyle ), j’ai aimé et aime toujours cet album. Malgré toutes les qualités du groupe, WEA ne lui permettra pas de présenter un deuxième opus, Il est vrai que pour nos chères compagnies « le plus chouette des groupes rock, mec, s’ il gagne pas assez de Kopeks, c’ est que dalle à coté d’ une Star Ac’ qui assure chez oseille ».

cover karoline back

TRACK LIST

 Couche-Toi Sur Mes Reves
Sniff L’ Odeur Des Camions
Compartiment Nana
Sexy Baby
Biftons ( Si T’ As Pas D’ Fric, J’ Ai Pas D’ Trique )
Gueule De Bois ( Je Frime )
Accroche-Toi
Rockaroline
Rock’ N’ Roll Star

LINE UP

Serge TAFINI : Vocals
Jeff CASTALDI : Guitars
Vincent BOMMARITO : Bass
Daniel APROSIO : Drums

cover sanctuaire un autre enfer

SANCTUAIRE – Un autre enfer

SANCTUAIRE – Un autre enfer

2008 – MCD démo

cover sanctuaire un autre enfer
Cette démo commence bien avec un instrumental propre et posant cette atmosphère de calme précédent la tempête dont ont souvent avec succès joué leurs aînés anglo-saxon, une façon toujours efficace de préparer l’auditeur à un bon moment de Metal. Hélas, la production des trois titres suivants s’avère plus que préjudiciable à notre jeune combo. Le son semble lointain comme si on avait cherché lors du master à donner un son « bootleg » en massacrant purement et simplement les fréquences médium.Je ferais donc abstraction du son de cet opus pour m’intéresser à la musique proprement dite de SANCTUAIRE.

La voix efficace de Flo et sa façon de poser le chant n’est pas sans rappeler l’ADX des débuts ou le coté scandé de Bernie. Ce choix permet de faire ressortir la qualité de l’écriture des textes qui méritent une mention spéciale pour son utilisation de la langue de Molière et se hisse dans sa maîtrise du verbe bien au dessus de la production francophone moyenne. Pour l’album à venir, j’espère toutefois voir une évolution vers des vocaux moins « parlés » et plus « chantés », jouant d’avantage avec les mélodies amenées par la guitare.

La guitare alterne rythmes bruts et riffs accrocheurs pour servir la musique de façon particulièrement efficace. Les compositions sont bien ficelées et laissent entrevoir un groupe dont le talent devrait pleinement pouvoir s’exprimer dans leur prochaine production, les versions live devraient également apporter de bonnes surprises.

SANCTUAIRE est assurément un groupe à écouter, à suivre et à soutenir dans son évolution. On attend la suite avec impatience.

TRACKLIST

Un autre enfer
Berceau du mal
La mort comme horizon
Prémonitions

LINE UP

Flo : Basse et Chant
Hellex : Batterie
Seb : Guitares