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APPRENDRE A COMPTER SES FANS – To like or not to like, that is the question !

APPRENDRE A COMPTER SES FANS

To like or not to like, that is the question !

Ami musicien, tu as 40 facebooks, 2 sites, 3 vieux myspaces et souhaite connaître ton nombre réel de fans fidèles, aujourd’hui je quitte ma casquette de râleur de service pour venir à ton secours et te rassurer sur ta popularité.

Voici donc, après le best seller « Faire sa promo pour les nuls : les 10 points à éviter », le dernier ouvrage utile de TROYAN FORGE : Apprendre à compter ses fans pour les nu … euh … pour les artistes. Comment apprendre à connaître le nombre de ses fans ou, pour le moins, éviter de se ridiculiser en se vantant d’une Fan base très (trop?) surévaluée.

1er indice : la fréquentation de ton site internet officiel

Tu disposes d’un serveur privatif, d’un webmestre attitré que tu rémunères au juste prix et qui suit les statistiques du site ? Si oui bravo, tu pourras savoir non seulement combien de personnes consultent tes pages mais également trier les robots des internautes réels et, surtout, savoir de quelle région du monde viennent tes fans.

Attention toutefois à un détail, le nombre fourni te donne des visiteurs, mais pas forcément le nombre de personnes intéressées par ta musique et prêtes à acheter toute ta discographie.

Toutefois tu as un indice. Si tu as juste confié ton site à un pote qui se démerde comme il peut et ne comprend pas les stats du site, oublie ! Il y a plus simple.

2ème indice : Tes amis Facebook.

Quoi de plus fiable en effet puisque c’est marqué dessus, ce sont tes amis, ils t’aiment et seraient prêts à mourir pour toi … comment ? Pas tous ? On m’aurait donc menti ?

Bon, vrais amis ou simples amateurs, ils se sont quand même inscrits sur ta page, voire tes pages. Cela te fait donc … entre la page perso, ta page officielle, ta page bis, ta page ter, ta page ATOMIC SCROUMPH (le groupe de tes débuts), la page ASS ROCKET (ton groupe de reprise), ta page WIIIIIIILLLLLLD AND CRAAAAZY (ton groupe RAUQUE ENROLL) et CLAM’S MARSHMALLOWS (ta formation variété), plus la page fans de … créée pour chacun de tes projets … … … WHOUAAA pas moins de 70 000 fans de toi et de ton univers, Elle est pas belle la vie.

Heureux d’apprendre cette nouvelle tu l’annonces à tout le monde, cries ton bonheur en courant à poil dans ta rue un mégaphone à la main et, plus tard, une serviette devant le vermicelle assis sur un banc du commissariat avec un flic ignare qui te demande l’orthographe de ton nom malgré ton vedettariat.

… Comment t’expliquer la chose sans te faire de la peine ? Tu sais, Facebook ça n’est pas la vrai vie, et dans la vrai vie il y a une chose que tu as zappée à l’école. Non ! Je ne parle pas de la culotte de ton institutrice (En plus je la connais, elle n’en portait pas) … mais bien des MA THE MA TI QUES.

De tes 70 000 fans, tu dois d’abord décompter les 600 comptes fictifs créés par ton entourage et toi-même pour « entretenir la flamme », d’autant que ceux-ci sont virtuellement amis avec tous tes comptes ce qui te descend direct à 60 000 fans potentiels.

Et les quelques 200 personnes avec qui tu es fâché mais qui ont oublié de se « désamifier », elles-même souvent inscrites sur plusieurs sites. À enlever aussi.

Comme je te l’expliquais, Facebook n’est pas la vrai vie et, parmi tes amis, combien ont répondu poliment à une demande, faite par le gestionnaire de tes comptes ou toi-même, en ayant pas vraiment quelque chose à faire de tes productions ? Combien t’ont demandé en ami ou ont liké ta page par réflexe ou « pour élargir leur réseau » ? Combien se sont inscrits sur tes pages pour calmer leur copine hystérique qui est si fanatique (le vrai sens du mot fan, hélas) qu’elle confond partage et prosélytisme ?

Bref, là encore beaucoup d’amis sur qui mieux vaut ne pas compter.

Enfin, le plus difficile à avaler. Je te parlais tout à l’heure de mathématiques … même elles te trahissent (les s***pes). Une moyenne de 5000 « amis » sur 14 pages et profils Facebook ou Twitter ne donne pas au total 70 000 fans, comme tu le croyais dans ta candeur d’artiste maudit, car tes profils fictifs ne sont pas les seuls à être inscrits sur tous tes comptes, les autres « amis », faux ou pas, trolls ou pas, pratiquent aussi la multiplication des « amis » par l’inscription multiple.

Bref, ton immense fan base risque de se réduire à une base fanée.

3ème indice : Le nombre de gens qui te reconnaissent dans la rue (ta grand-mère et ton boulanger ne comptent pas).

Si, comme moi, tu ne peux pas voyager ou même sortir de ton quartier sans être reconnu, assailli par des fans en délire voulant à tout prix serrer la main de leur idole, des filles voulant t’offrir leur corps, des mecs qui tiennent absolument à te présenter leur femme et à te voir caresser leur chien (ou l’inverse, surtout si tu fréquentes des clubs « ouverts aux échanges »), tu es bien une star !

Si tes connaissances se vantent d’être de tes « amis » et remplissent de ce fait d’admiration et de jalousie leurs propres amis, voisins, collègues, commerçants, marchands de sable … OUI ! Tu es une Star.

Si, en revanche, chaque mention de ton nom se solde par un « Robert CHOMBIER ?!? non, ça ne me dit rien, il a chanté quoi ? …» voire « Il est encore dans le circuit ? » il y a peu de chance pour que Hollywood boulevard te consacre une étoile tout de suite.

4ème indice : La fréquentation de tes concerts

Là encore, inutile de compter les « j’aime » de tes pages, les « participerais » de tes événements sur les réseaux sociaux, les fans du groupe de première partie qui sortent refaire le monde pendant ton propre show, les habitués du rade venus noyer leur ennui dans la bière bon marché et les membres du staff.

Pose- toi une seule question, dont découlent les suivantes : Combien de personnes suivent-elles tes shows ? Quelle taille de salle prévoir pour être sur de faire le plein et rentabiliser ainsi les frais d’organisation et, éventuellement, te rémunérer ? ta cuisine ? Le bar Rokafrik ? Le Divan du Monde ? Bercy ? Wembley arena ?

Mais il est exact que même les plus assidus des fans peuvent rater une date, sans « avoir tort » pour autant. Mais ce sont tout de même des Fans, donc des consommateurs accrocs au moindre de tes albums, à la moindre de tes productions, le 5ème indice te permettra donc de connaître tes fans … ou pas.

5ème indice : Tes ventes d’albums

Avec 5000 « amis » par page tu devrais, d’après mes calculs, vendre au moins 3000 albums à chaque nouvelle production (70 000 d’après ton calcul initial de près de 70 000 fans).

Or, depuis la sortie il y a 6 mois de ton dernier album « Ewoks and rôles » (un album à thème dénonçant les mœurs dissolues de ces créatures vicieuses et les outrages qu’ils ont fait subir à la pauvre Leïa, actes répugnants passés sous silence par Georges LUCAS) tu peines à dépasser les 300 galettes vendues … décidément il y a quelque chose de pourri au royaume de Facebook ???

Mais voyons les choses du bon côté, grâce à cet article, tu as enfin une juste mesure du nombre de personnes qui apprécient ton « œuvre », et avec 300 personnes motivés les spartiates ont fait de grandes choses en leur temps … pourquoi pas toi ;-))

la saga de l'été 2019

METAL ET PASSIONS : La saga de votre été

la saga de l'été 2019
Tu as un Media Metoooool ? Mais tu ne sais pas de quoi parler et n’arrive pas a faire un vrai boulot de chroniqueur ? Comment continuer à exister ? Va-tu devoir apprendre à écrire des articles originaux ?

NON ! Grace à notre nouvelle formule HF2019 + tu peux continuer a avoir une pseudo existence sans effort.

Comment ? c’est simple ! Notre formule regroupe un ensemble de conflit Groupe/organisateur ainsi que d’épisodes déjà écrits et… le petit plus maison, une grosse dose de HELLFEST Mania et de MANOWAR Bashing. Grace à elle, tu pourras générer des réactions et des com’ sur tes pages, donner l’impression de faire de l’actualité, tout cela en laissant ton cerveau en vacances (bien méritées après une longue période de jachère) et … surtout, en ayant besoin d’aucune compétence rédactionnelle.Notre forfait est gratuit pour le moment, alors, chroniqueur du dimanche, journaliste putatif ou youtubeur mal aimé, profite et va chercher bonheur avec la saga des vacances, « Metal et Passions sous le soleil de Clisson ».

ATTENTION SPOILER :

Dans le club de vacances Metoooool le plus prisé d’Hexagonie, le buffet se met à manquer DeMaio … Comment le gentil Ben va t-il s’en sortir ? Qui sont ces G.O. en slip de peau qui refusent de faire danser les G.M au son d’ « à la queue leu leu »

En effet, le suspens est poignant, et le metalleux s’enflamme pour cette nouvelle saison et vibre à l’écoute du générique :
CLISSOOOOOOOON, ton univers impitoyaaaaaaaaable
CLISSOOOOOOOON, où les décibels sont plus fooooorts

Des épisodes plus palpitants les uns que les autres, une annonce en 2018 en guise de Teaser, nombre de Hellfestivaliers s’annonçaient dès lors pris de priapisme et inondaient les réseaux sociaux (et certainement autre chose) de leur joie.

Puis l’épisode 0, le Pilote de la série ! Les camions de la tête d’affiche sont là, le public trépigne jusqu’au moment où l’organisation annonce l’annulation du show pour des raisons indépendantes de sa volonté. Le public s’enflamme directement, déjà accroc au feuilleton, on se demande alors à quoi sont payés les scénaristes de Game Of Thrones.

Episode 1 : Le cruel Joey, fourbe proclamé de cette magnifique telenovela, rejette la responsabilité sur l’organisation et le gentil Ben.

Episodes suivants : Gentil Ben fait une conférence de presse, on annonce un éventuel spin off qui devrait s’appeler « Clisson : Affaire judiciaire », Méchant Joey relance l’affaire en Turquie et confirme la mise en pré-production du spin off.

CA C’EST DU FEUILLETON ! De l’action, du suspens, du sexe (Le festivalier s’étant décidé à s’acquitter du prix du précieux sésame pour voir MANOWAR a quand même subi un rapport anal non consenti, sans même savoir à l’heure actuelle avec certitude à qui l’organe pénétrant appartenait), de l’humour (surtout de la part des figurants) …

Evidemment, il se trouvera toujours des esprits chagrins qui trouveront à redire à cette saga de l’été, qui critiqueront le scénario aux motifs que le HELLFEST comme MANOWAR sont simplement, sous couvert d’une « passion » qui fait vendre, deux entreprises pour lesquelles faire de l’argent est un but et non un moyen (Qui a dit « usine à fric » !!!, tas de mécréants!)

D’autres oseront même dire qu’en faisant jouer un groupe de ce type, dans un festival d’une telle ampleur, les contrats sont censés être blindés, prévoyant des devoirs et obligations pour les deux parties, avec des conditions d’annulations et des indemnités, qu’en l’absence d’une vrai communication des contrats et des griefs réciproques il est ridicule de prendre parti dans une telle histoire.

Heureusement, il existe des fans et de vrais journalistes brillants d’intelligence et de déontologie. Je ne résiste pas d’ailleurs au plaisir de citer quelques un de ses esthètes, rendant un vibrant hommage à notre feuilleton.

Voici quelques com’ issus de fans de la série :

– « De toute façon MANOWAR c’est de la merde » : Qu’en des termes galants ces choses là sont dites ! On appréciera la finesse d’analyse de la situation. L’idée que nombre de metalleux écoutent de la merde depuis le début des années 80 et que de nombreux groupe en aient subi l’influence n’est toutefois pas pour me rassurer quant à ce que peut offrir en ce cas un grand festival de Metal où, fatalement, le nombre de groupes en lice augmente le risque de rencontrer des rejetons d’étrons musicaux.

Petit corollaire à ce point : que penser d’un festival qui programme de la merde en tête d’affiche ?

– « Ce ***** de DeMAIO va se casser les dents devant les tribunaux» : Allô Ben ! Bonne nouvelle, arrête de payer tes avocats on a un spécialiste qui maîtrise à mort le dossier sur Facebook.

– « De toute façon on s’en fout de MANOWAR, c’est has been et ils n’ont rien sorti d’intéressant depuis 35 ans » : Bon ! On s’en fout mais on joue quand même les trolls sur le sujet, ça n’est pas comme si il existait d’autres groupes. Je ne peux pas m’empêcher d’admirer ces keyboard warriors qui prennent sur eux pour râler contre une annulation qu’au fond d’eux même ils souhaitaient. On pourrait croire ici à une erreur de scénario, mais les fans ont vite compris que, si Ben avait embauché un groupe à ce point au bord du gouffre c’est parce qu’il est justement le gentil de l’histoire et que cela s’inscrivait dans un cadre purement caritatif.

Ami media, tu l’a compris, diffuser notre série de l’été t’apportera, par un simple copié-collé, moult commentaires et avis qui attesteront de ton importance sur la toile.

Si toutefois tu rechignes à la vulgaire rediffusion sans apport de ta touche de journaliste d’investigation, tu peux prendre exemple sur l’article ci dessous :
« Voici le discours légèrement mégalomane de DeMaio »

/ Extrait du communiqué de presse /

« affaire à suivre »

Enfin du vrai journalisme, ça rassure, et le fait d’avoir une expertise psy du leader du groupe ajoute un plus indéniable. Comme quoi rien ne vaut les professionnels- … Juste un problème, si DeMaio est atteint d’une pathologie mentale, pourra t’il être considéré comme responsable de ses actes devant le juge ? N’y a t’il pas de risque de voir le HELLFEST attaqué pour abus de faiblesse ? « Allô Joey, t’inquiète on t’a trouvé un moyen de gagner même en cas de perte du procès ».

Pour conclure, n’hésite plus, passionne toi pour le feuilleton de l’été, en espérant un aussi bon cru pour la saison 2020. Profites-en, surtout toi, media émérite, diffuse toi aussi les palpitantes aventures de Ben le gentil et de Joey le méchant, cela t’apportera des likes et t’évitera de risquer de promouvoir un de ces groupes français artisanaux (dont certains sont en plus talentueux, quelle horreur!) qui ne sont même pas foutus de remplir un stade de France ou de jouer sur une plus grande scène que celle du le festival off.

tables de la loi

Metal Gourou : La loi du tee-shirt

tables de la loi

« Le Tee-Shirt de ton propre groupe point ne porteras »

Pour un musicien amateur comme moi, les conseils des aînés sont une source précieuse afin d’essayer de m’améliorer, d’éviter les erreurs, de mieux vivre ma passion malgré le peu de temps que me laissent mes activités alimentaires.

J’apprends donc sur le statut Facebook d’un musicien, représentant de cette vague Heavy Metal apparu dans la première partie des années 80 et autorité autoproclamée dans le milieu, que mettre les tee-shirts de son propre groupe serait répréhensible ou juste bon pour ceux qui craindraient de ne plus savoir le nom de leur formation ??

Ayant moi même arboré à plusieurs reprises sur scène les couleurs de mon propre groupe, je prends acte de ce conseil, remercie chaleureusement son auteur et retiendrai cette leçon de professionnalisme.J’ai certes bien compris que les hérétiques portant leurs propres tee-shirts et leur immonde manager doivent être mis au ban de l’humanité, être lapidés en place publique, voire guillotinés avec leurs propres accessoires de scène … Mais, au-delà de cette certitude le doute m’habite (non ça n’a rien de graveleux bande de pervers) … avant de jeter la première pierre, ne doit-on pas être exempt du péché condamné ?

Je ne peux, malgré tout, que suivre aveuglément les préceptes du grand sage ; Porter son propre tee-shirt, c’est maaaaaal.

Mais y a t-il des exceptions qui expliquerait l’utilisation par notre modèle des vêtements interdits ? La règle s’applique t-elle uniquement sur scène où s’étend-elle aux vidéos de promotion ? s’applique t-elle aux jams ? s’applique t-elle uniquement aux vrais fests où est elle valable pour les concerts dans des bars de ZAC de la grande banlieue ? Puis-je encore porter les couleurs de mon groupe avec fierté ou dois-je en avoir honte ?

Si porter un tee-shirt n’est qu’une façon de se rappeler du nom de son groupe une fois sur scène, que penser de la présence d’un backdrop ou du logo imprimé sur la grosse caisse? Avoir le nom ou le logo de son propre groupe tatoué est il en fait un moyen de se rappeler dès le matin qu’on est musicien ? existe t-il des alternatives médicales ? Avouez qu’il y a de quoi se retrouver dans le plus grand désarroi spiritique !

Le sage a une fois de plus tenu son rôle, aider l’humanité égarée, et votre serviteur inculte, à se poser les bonnes questions, celles qui importent vraiment dans la vie. Merci à lui.

A titre d’exemple, voici quelques photos d’hérétiques violant sans vergogne la loi du Tee-shirt !

Honte à eux ;-))

vous pouvez les punir en lapidant votre écran !

blackhorizon luc epaulardjudas-priest
zouille et hantsontrust
IRON MAIDENhantson
squaredesillusion guitare
coverslave guitarslayer-tom-araya
GOD HIMSELF WORE HIS OWN TEE SHIRT
once we were proud

Once we were proud

once we were proud

   L’univers du Métal, depuis ses origines, prône certaines valeurs telles que l’honneur, la fierté et la force de l’unité que peux constituer une vrai fraternité.

   Lorsque j’ai découvert cette musique et, surtout, cette culture en 1980 dans une ville de la banlieue londonienne où les Heavy Metal Kids faisaient de la résistance dans un milieu que l’on peut qualifier du doux euphémisme d’« hostile », ces valeurs constituaient un ciment qui nous liait, notre différence faisait notre force.

   Qu’avons nous fait de ces valeurs ? Si quelques puristes continuent à se battre pour organiser, tant bien que mal, des concerts ou des conventions où chacun se démène pour que l’évènement soit une fête à tous les niveaux  et que quelques rares boutiques tentent de résister, mais pour combien de temps encore ?, aux diktats de la grande distribution, nombre de groupes semblent desormais prêts à tout accepter de la part de gérants de salles (NDLR pour nos amis étrangers : en hexagonie on nomme « salle » tout bar à poivrot équipé … ou pas … d’une sono, d’une mini scène et d’éclairages bon marché) qui, après tout, auraient tort de se gêner pour demander à la vache à lait metalleuse de se traire elle même.

   A ce rythme d’acceptation des compromis je ne peux pas m’empêcher d’imaginer les méthodes de sélection des groupes qui seront mises au point dans un futur très proche. Projetons nous quelques années en avant, un groupe de métal « kinenveu » composé de musiciens « kinenveules » passe les portes du PASSIROCK, bar « Metal » bien connu situé au coeur d’une Z.A.C. de banlieue :

– Salut les mecs, vous vous appelez comment ?
– Les HARD ROCK CITY SLASHERS m’sieur le patron! Répond avec enthousiasme Wild Gunner, le chanteur du combo sauvage.
– Appelle moi Maître
– Désolé … les HARD ROCK CITY SLASHERS … Maître.
– Voilà qui est mieux ! Et tu es prêt à jouer gratos, en faisant toute ma pub et en faisant tourner mon bar ?
– Bien sur Maître !
– Tu acceptes bien sur que je te filme, prenne des photos, t’enregistre avec du matériel vétuste manié par des étudiants que je ne rémunère pas, que j’interdise à tes potes de le faire autrement qu’avec des portables pourris, ceci afin de te vendre une vidéo nase de ton propre show au prix d’un  vrai clip?
– Bien sur maître, on récupérera l’argent en éditant un DVD pour vendre aux fans.
– Dans ce cas mon ami il te faudra payer un supplément et me reverser un honnête pourcentage car les droits sur le film ne te sont pas cédés.
– Excusez moi maître, mes pensées étaient impures.
– Ce n’est pas grave, mais n’y reviens pas! Maintenant, revenons aux choses sérieuses, il me faudrait deux autres groupes pour la soirée, c’est que j’ai des frais moi. Et il faut bien qu’il y ait quelqu’un pour faire le service quand vous serez sur scène. Vous me proposez qui ?
– On a nos potes d’ANIMAL WRATH et de GUEULANTE MALSAINE qui le feraient bien.
– Nickel, je crois que tout est réglé, on va sceller le contrat comme il convient. Tout le monde se penche face au bar et décroche son ceinturon !
– Aïe … AÏE … AAAïÏïEE … OUIIIIIIIIIIIII (on reconnaît dans ce dernier cri « Crazy Psycho Killer » le soliste du gang, 500 concerts à son actifs).
– Aaaaaaaaaahhhhh !!! hé bien les gars vous jouerez ici dans 3 semaines mais rappelez vous, pas de concerts ailleurs d’ici là, ni d’annonces de concerts 3 semaines après à moins de 500 Km du PASSIROCK. Alors ?! Qu’est ce qu’on dit ?
– Merci Maitre.
– Bon petits, on est vraiment une grande famille, ça va être une vrai fête métallique, à plus …et n’oubliez pas de prévoir du cash pour payer la sono, les lights et le videur.

Le groupe remonte dans la CITY SLASHERS Mobile, fier de porter si haut les couleurs du French Metal et reprend la route.

– « Alors les frangins, c’est pas génial, on va jouer dans trois semaines »
– « OUAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS !!! » s’exclame la horde sauvage.
– « et en plus on s’en est mieux tiré que le mois dernier au BAROCK A FRIK », s’enorgueillit Mad Troll, le bassiste du groupe.
– « C’est sur ! cette fois ci ils n’ont pas ajouté la poignée de sable ».

   A la lecture de cette petite parabole quelque peu triviale, beaucoup vont se dire que j’abuse, qu’on en est pas là … En êtes-vous bien sur ? En est on vraiment si loin ? Il est vrai que trouver de bonnes dates n’est pas facile mais est ce une raison pour accepter tout et n’importe quoi ?

    A l’exception de la dernière « formalité » infligée à mon groupe fictif (quoique …) et des zicos transformés en serveurs, TOUTES les exigences demandé par mon patron de bar (fictif ?) sont des choses déjà existantes auxquelles j’aurais pu ajouter la vente a prix d’or de sandwichs ou de pizzas bas de gamme et mal décongelées aux musiciens de la soirée, les bières premier prix LIDL pour seules boissons offertes et même ce bon vieux « pay to play » qui sent si bon le sable en poignée et perdure malgré les années. Certaines salles n’hésitent pas a déprogrammer les groupes quelques jours avant un concert, voire la veille, sans autre raison valable que le pouvoir unilatéral que leur confère l’absence de résistance de groupe trop naïfs ou trop lâches pour réagir.

   Certains « organisateurs » ajoutent parfois une petite humiliation supplémentaire en faisant signer aux groupes des contrats aux clauses léonines dont toute contrepartie sérieuse est inexistante, allant jusqu’à leur demander de s’engager à payer à l’organisateur une somme supérieure au défraiement « généreusement offert » en cas d’empêchement d’assurer la prestation prévue. 
 
   Malgré tout cela presque tous continuent à accepter de jouer dans n’importe quelle condition et surtout sans qu’on leur témoigne le moindre respect, plus fort encore ils supplient quasiment ces établissements de les laisser jouer.

   Mais comment en vouloir aux groupes de cette dégringolade des valeurs métallique lorsque le public Metaleux lui même accepte de jouer les moutons en refusant de découvrir de nouveaux lieux de concerts, qui sans forcément se prendre pour des « salles », essayent d’offrir des soirées de qualité où il n’est pas nécessaire de baisser son slip pour profiter d’un bon show, que ce soit comme musicien ou comme headbanger sauvage.

   On accepte désormais d’arriver dans un concert annoncé comme gratuit sur les sites des groupes et de l’établissement et de se voir imposé au dernier moment le paiement d’un droit d’entrée (donnant parfois droit à une gorgée de bière bas de gamme) pour accéder au concert, d’être soumis à la volonté du jour du maître des lieux quant à la possibilité de prendre des photos du groupe de pote qu’on essaye de soutenir, d’aller dans de « grands concerts » avec des places dépassant la centaine d’Euro pour un son parfois minable où le « fier » hardos est dirigé et parqué comme un mouton … je pense que vous pourrez vous même en ajouter à la liste.

   Bref on se donne l’illusion d’être des rebelles en allant chaque semaine dans le même bar, en mettant nos belles lunettes roses pour se persuader que la soirée est parfaite, quoi qu’il arrive. 

   Bien sur, on se trouve des excuses minables telles que « il n’y a pas d’autres endroit où jouer », « c’est un groupe mythique qui passe, je ne peux pas le manquer », « faut être cool on est tous des potes » (je ne sais pas pourquoi mais j’ai du mal a considérer comme un pote un mec qui me refuse un verre d’eau au bar alors que j’ai déjà claqué une quinzaine d’Euro auprès de lui, où un gars qui me demande du blé pour le film pourri qu’il a fait de mon propre concert) , 

   Où est la fierté dans tout cela, si les valeurs que nous affichons dans nos textes ne sont rien d’autres qu’un folklore au contenu creux par quoi devons nous alors nous définir ?

    … la musique uniquement ? Serions nous alors différent de n’importe quel fan de base de Pascal OBISTRO ou de PATRIIIIIIIIICK (choisissez celui que vous voulez, le public est le même) ?

    Les fringues ? Pourquoi pas, mais il faudrait alors admettre que l’univers métallique est un monde peuplé exclusivement de Posers … Non décidément l’habit ne fait ni le moine ni le Hardos.

   La bière et le regard idiot de ceux qui lui vouent un tel culte qu’ils n’entendent généralement que peu le premier groupe et qu’ils n’aperçoivent le dernier qu’a travers une brume éthylique où leur appréciation du concert sera conditionnée par leur capacité à imaginer le show plutôt qu’à l’entendre? … Je connais heureusement assez de die hard échappant à ce cliché minable pour rejeter d’emblée cette option.

   Reste ces pauvres valeurs, peut être obsolètes, mais à mon sens fondamentale pour nous permettre de continuer à nous définir.

   Je finirais par une citation d’un de nos groupes nationaux qui résume hélas en une phrase mon propos : « Quand même, on se pose des questions, aurais tu trahi ton passé par compromission ».

Annulations en chaine ! French Metal … Chronique d’une mort annoncée

Annulations en chaine ! French Metal … Chronique d’une mort annoncée

Dans le cadre de la reconstruction de Troyan Forge, revoici un de mes article de 2010 qui, hélas, reste d’actualité. Heureusement quelques passionnés permettent de garder un peu espoir, je dédie donc cet article à mes frangins de UNDERGROUND INVESTIGATION qui forment un merveilleux contre-exemple aux criminels présentés dans cet article.

Depuis une petite année un phénomène connaît une croissance exponentielle dans notre belle Hexagonie … L’annulation de concerts.

Nouveau sport ? Conséquence de la crise ? Fatalité ? concours de circonstance ? … ou plus tristement attentisme hébéphrénique d’une fan base dont la nature « die hard » se révèle au grand jour, le séant bien calé devant un clavier d’ordinateur, dernier refuge fantasmatique de ces rebelles putatifs ?

Fidèle à ma réputation de remueur de m**** j’ai donc pris ma pelle pour aller dénicher dans notre beau cimetière du French Metal les causes du mal qui nous ronge. Bref, quel est le pourri qui empoisonne notre belle scène métallique.

L’enquête a vite permis de repérer de nombreux suspects, appartenant à des catégories bien définies.

Le premier, le plus évident, est bien sur l’infâme propriétaire de salle. Les tarifs prohibitifs de location de la moindre cave malodorante entrainent les organisateurs à pratiquer des prix peu engageants pour la bourse du metalleux moyen, qui se recrute rarement dans les sphères les plus argentés.

Conditions désagréables pour le public et les groupes, mépris des règles de sécurités et d’hygiène ou plus simplement du plus élémentaire respect de la personne humaine sont aussi des facteurs de désaffection du public et sont susceptibles de conduire à des annulations.

L’enquête a ainsi déterrée le cas d’un concert bravement organisé par JC JESS, soucieux de se présenté au public parisien, et qui eu le plaisir de se voir annoncé 2 jours avant le concert par la direction de « l’espace B » qu’ils revenaient sur la parole donnée, une occasion plus juteuse s’étant présentée entre temps.

Un pseudo restaurant karaoke de CHAMBLY a, dans le même esprit, signifié la veille du concert au groupe programmé depuis quelques mois qu’il se passerait finalement de leurs services, une bande de joyeux fêtards ayant réservé une table et exprimé le souhait de ne pas être dérangé par un horrible groupe de chevelus.

L’organisation du PMFF IV en janvier 2010 avait eu également à souffrir du changement de main de la LOCOMOTIVE. Enfin n’oublions pas les nombreuses salles municipales dont la vocation est pourtant de permettre à toutes les cultures musicales de s’exprimer qui par intolérance ou simple ignorance, restent hermétiques à toute éventualité d’une programmation métallique et conduisent les groupes à se rabattre vers des structures moins stables.

Un coupable étant trouvé j’ai pensé une fraction de seconde refermer là cette enquête mais un vieux bouquin d’Agatha CHRISTIE m’est revenu en tête … « le crime de l’Orient Express ». Un seul empoisonneur pouvait il causer autant de dégâts ? Impossible … un autre criminel devait avoir sa part dans l’affaire.

Mon deuxième suspect était tout naturellement l’ « Organisateur Requin » (ils ne le sont pas tous) et ses partenaires financiers (lorsqu’il en a), le genre fossoyeur qui enterre les talents à venir et ressort des tombeaux les ossements de vieilles gloires.

Cet organisateur accroc à la prévente calcule ses coûts, envisage les revenus possibles et, surtout, n’accepte pas l’alea. Pas question pour lui de risquer de perdre le moindre cent, tout doit être couvert par les préventes !

J’entends une petite voix dans le fond demander « Et en cas de manque de prévente ? » … dans ce cas pas de problèmes, on laisse les guichets ouverts bien après la véritable décision d’annulation … les derniers naïfs réservent leur place … la soirée est bien sur annulée, mais les malheureux réservataires seront remboursés … a condition de respecter un minimum de formalisme et d’agir dans les temps de fait que, dans le lot, il y a toujours quelques pigeons qui ne reverront jamais leur argent, ou se verront proposer un échange pour un concert qui ne les intéresse pas nécessairement.

Presque aussi empoisonneur est l’ « Organisateur Crétin », celui-ci dispose de conditions avantageuses telles qu’une salle prêtée et parfois un budget « culturel » alloué par une collectivité quelconque. Après un choix de groupes effectué sans grande réflexion il s’étonne de n’avoir que 2 préventes pour ce qu’il imagine être une affiche de qualité, pourtant il y croyait à son beau festival … a un tel point qu’il ne se donne pas la peine d’en faire la pub !!
Ayant déjà bu le bouillon les 2 années précédentes notre gentil boubourse en arrive à annuler son fest, maudissant la fatalité.

Très proche de l’ « Organisateur crétin », l’ « Organisateur « TWOUUUM » (True Warrior Of Under Under Underground Métal) ». Celui-ci SAIT ce qui est bon, et ce qui est forcément mythique car connu par 3 personnes au fin fond de la forêt amazonienne, c’est d’ailleurs un authentique groupe de Thrash amazonien qui est la tête d’affiche du Fest de cette année, les musicos sont super sympa et cela vaut le cout de les faire venir … le coût du transport surtout car 6 indiens dont on défraye le voyage aller/retour depuis leur forêt originelle cela chiffre vite, surtout que leur matos ne fonctionne qu’avec leur propre groupe électrogène sur 175 Volt.

S’ajoute a cela un combo grec dont le batteur consomme 30 litre d’Ouzo au 100 bornes, THE FROZEN VOLCANOS un groupe islandais Mythique du fameux mouvement 80’s de la NWOIHM (new wave of icelandish heavy metal) et quelques groupes français qui espèrent apprendre un jour à jouer. Bref des groupes plus True que True et d’une qualité extrême aux yeux de notre organisateur (en vertu du théorème de TWOUUUM qui démontre que la qualité d’un groupe est proportionnelle à son éloignement géographique). Entre étranglement budgétaire suite au refus de la banque d’avancer les fonds nécessaires au paiement du transport de la tête d’affiche et de la salle de 800 personnes destinée a accueillir la foule en délire et l’absence chronique de réservation par les fans en folie brulants de ne pas rater ces dieux de l’Underground le concert fini par être annulé ou reporté sur une salle plus petite et moins accessible.

Voici donc deux coupables trouvés mais ne nous affolons pas, le Métal est fort et ses fidèles tenaces (en théorie). De plus il reste des organisateurs compétents et honnêtes ainsi que quelques salles susceptibles d’accueillir les groupes.

… Les groupes ?!? J’ai failli oublier ce nouvel empoisonneur en puissance susceptible d’aggraver l’annulationite hexagonale.

Premier pourrisseur de dates, le « Yes Band » : Ce groupe de Métal plein de bonne volonté répond systématiquement oui à toute sollicitation avant de se désister au dernier moment en utilisant des prétextes aussi impérieux que « on ne pourra pas parce que ce soir là on a piscine (barbeuq, foot … ) ».

Groupe empoisonneur plus stylé, le « Cult Band » a connu ses 15 minutes de gloire lors des mid 80’s avant de splitter par la faute à pas de chance. Soucieux de revenir au sommet et conscient qu’il faut faire des dates nos héros sont près a se tailler un chemin a coup de guitares affutées appuyés par une basse batterie digne de la plus puissante des artilleries lourdes … Tout cela sans se soucier de détails insignifiants bien qu’utiles comme l’achat de petites choses telles qu’un ampli basse, une batterie ou même une guitare (un des groupes de première partie pourra bien prêter son matos. Après avoir vilipendé l’organisation si peu professionnelle du bar (il est évident qu’il est inconcevable que des musiciens achètent leur propre matos ! quelle idée !) les légendes se doivent de décevoir leurs fans (tata jacote et la petite nièce du chanteur) en annulant la date du siècle.

Le « Gang des Escrocs » ou « l’Organisateur Requin » version groupe, celui-ci cherchera a ramasser un peu d’argent auprès des salles ou organisateurs naïfs en faisant miroiter l’affiche du siècle … Le jour d’un évènement qui ne manquera pas de vider le concert de tout public. Heureusement le naïf se ressaisi parfois et annule le « concert de l’année » que nos rémoras (on les voit souvent accompagner les requins) avaient promis.

Enfin l’équivalent de « l’Organisateur crétin » version Métal Band, que nous nommeront « Combo des simplets ». Groupe très sympathique, non dénué de talent et dont les prestations scéniques honorent plutôt notre musique … seule ombre au tableau, un manager au Q.I d’huitre (se décline en version dictateur en jupon persuadée de son génie mais inapte à la plus élémentaire communication). La plupart des dates du groupe se situeront donc à 10 ou 20 kilomètres d’un autre concert prévu depuis des lustres par un groupe ami ou à 50km d’une grand messe qui ne manquera pas de drainer le peu de public de la région. Inutile de raisonner super manager dont l’unique neurone n’envisage que le court terme, le concert se fera quoi qu’il advienne … devant 10 personnes … Le combo des simplets n’étant pas seul, toutes ces petites dates accumulées finissent par diviser un public déjà maigre et a provoquer l’annulation de certains des concerts de la journée, généralement les plus susceptibles de faire bouger les indécis et de faire sortir les groupes de la sphère départementale (pour ne pas dire cantonale).

A mon grand désarroi, cette enquête révèle donc, sinon une culpabilité, au moins une responsabilité des groupes.

Reste le public Métal, Fier, Fidèle, Risque tout … des guerriers défendant bec et ongles leur culture … Rien n’arrête la horde métallique … Rien ?? brusquement mon réveil sonne et je retourne a la réalité … Les heures passée sur le web ou a distribuer des flyers pour réunir 10 metalleux à un concert qui, si on se fie aux grandes gueules d’internet, devrait en attirer 10 fois plus … les raisons bidons invoquées systématiquement (il faisait beau j’étais en famille, il pleuvait la route était glissante, j’ai pas d’argent pour aller voir un concert gratuit … mais je claquerais 200 Euro pour METALLICA dans 2 mois ou bien plus pour le HELLFEST dans 4… ), tout ce qui fait le charme de notre belle Hexagonie, beaucoup de gueule mais peu de volonté, bref un grand nombre de rebelles en charentaise qui préfèrent vivre les concerts par procuration en restant chez eux pour lire les live reports d’évènements auxquels ils ne participent pratiquement jamais si ce n’est une ou deux fois par an lorsque leur instinct grégaire les amènent dans un de ces grands rassemblement ou le seul vrai lien avec le Métal, outre les groupes qui s’y produisent, est le culte de l’or et de l’argent. Face à une si faible réactivité du public le concert ayant réussi à survivre aux empoisonneurs précédemment cités n’a que peu de chance d’arriver à terme.

A l’instar de la victime du crime de l’Orient Express, la scène Metal fait donc face a de nombreux tueurs en puissance, qui ne se cachent pas dans les rangs de quelques intégristes affolés par le débarquement d’un troupeau de pseudo satanistes avinés dans leur village mais dans son propre entourage. Rassurons nous, quelques concerts ne sont jamais annulés, ceux des bars à fric qui se contentent d’une aumône au groupe « vedette » de la soirée et de succulents packs de bières LIDL dans les loges et où les désœuvrés du samedi soir peuvent s’offrir l’illusion d’être « Rock » … mais ceci n’est qu’un cancer pas un crime.